Le Signe du Diable de Thomas LAURENT

Le Signe du Diable
de Thomas LAURENT

Editions Zinedi,
2016, p. 246

Première Publication : 2016

 

Pour l’acheter : Le Signe du Diable

 

Dès son plus jeune âge, Thomas Laurent manifeste sa passion pour l’écriture. De la science-fiction au thriller moderne, en passant par le polar historique, il se crée un univers marqué par les ambiances sombres et les mystères insolubles. À 21 ans, il publie son premier roman, Le Signe du Diable, aux éditions Zinedi. On y retrouve ses thèmes de prédilection, parmi lesquels celui de la lutte entre raison et superstition. Un an après, les éditions Zinedi publient son deuxième roman, Code Victoria, un thriller psychologique. (Zinedi)

 

  

 

Après la mort violente du baron Raoul de Hurlebosque, son fils Philippe est atteint d’un mal étrange. Tous y voient la marque du diable. La jeune Morgane, avec sa tache de naissance au front, est un coupable tout désigné. 
Arrêtée par l’inquisiteur Henri Niger, torturée, Morgane avoue un crime qu’elle n’a pas commis. Tandis qu’elle attend la mort, un mystérieux sauveur la délivre. Mais elle va devoir honorer le pacte conclu ? 
L’auteur entraîne le lecteur dans une véritable enquête policière au cœur du XVe siècle où la recherche de vérité se heurte aux superstitions et à l’ignorance.


Les romans historiques – notamment ceux se déroulant au Moyen Age et à la Renaissance – ont occupé de nombreuses heures de mon adolescence, mais depuis quelques années, je les ai injustement délaissés. J’ai été ravie de m’y replonger grâce à Thomas Laurent que je remercie car il nous offre ici une enquête bien menée et évite fort heureusement la romance inutile… merci !

Le premier chapitre annonce la couleur : Morgane voit son père s’éteindre au coin du feu. Prêtre du village, il était le dernier rempart entre la haine des habitants superstitieux et elle. Dorénavant seule au monde, elle doit fuir et se cacher, surtout de l’Inquisiteur qui voit en elle – dans la tâche de naissance qu’elle porte sur le front – une adoratrice du Malin.
Capturée, torturée, sur le point d’être exécutée, Morgane s’en sort grâce à une aide inespérée mais ce n’est pas sans prix. Elle va devoir mener l’enquête pour sauver une riche famille d’une malédiction et ce n’est évidemment pas sans danger ! Le tout saupoudré d’urgence puisque la jeune femme continue à fuir l’Inquisiteur qui ne lâche pas sa traque.

Thomas LAURENT, portrait trouvé sur Babelio.

J’ai trouvé le fil rouge et tous les détours empruntés par l’héroïne intelligents et bien menés. Le dénouement apporte toutes les réponses à nos questions et chaque mystère se voit résolu en toute cohérence. Finalement, l’enquête n’est pas d’une très grande complexité, mais il fallait y penser. De mon côté, à part un point ou deux, je n’avais rien vu venir et ai donc été plus qu’agréablement surprise par le fin mot de l’histoire.
Ce n’est que mon avis, mais je suis très reconnaissante envers Thomas Laurent pour l’absence de considération romantique dans les pensées de notre héroïne (ou quasiment). J’aurais, je pense, été assez déçue si ce chemin avait été emprunté. Alors merci, vraiment.

Morgane est une jeune héroïne que j’ai aimé suivre au fil des pages. Persécutée dès son enfance à cause d’une marque physique visible de tous, elle a malgré tout su rester du côté du Bien et sait voir le bon en chacun (ou presque). C’est une figure réfléchie, forte mais pas surhumaine, parfois écrasée par le poids des difficultés mais animée d’une belle soif de vivre.
Elle est crédible, comme la grande majorité des personnages croisés dans ce roman. Les émotions éprouvées : intolérance, haine et peur de la différence, solitude, urgence de la fuite, peur pour sa vie… sont d’autant plus authentiques et perceptibles.

Merci également pour la richesse des détails dans les descriptions. On sent que derrière ce vocabulaire se cache un historien-archéologue, ce qui apporte un sérieux, une densité et une profondeur à l’ensemble. Et ce n’est, à mon goût, pas négligeable. Là où beaucoup d’auteurs de romans historiques survolent leur contexte et ne se départissent jamais d’un côté amateur, Thomas Laurent a su se hisser au rang des connaisseurs éclairés.

Le Signe du Diable est un premier roman très bien ficelé qui ne donne en aucun cas une impression d’amateurisme mais qui témoigne au contraire d’une bonne connaissance de l’époque (XVe siècle) et d’une belle maîtrise scénaristique. Bravo et merci !

Merci à Thomas Laurent pour cette découverte !



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