Le Monde de Narnia, Tome 4 : Le Prince Caspian de C. S. LEWIS

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Le Monde de Narnia, Tome 4 :

Le Prince Caspian
de C. S. LEWIS
Editions Gallimard Jeunesse,
2005, p. 126

Première Publication : 1951

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Clive Staples Lewis, plus connu sous le nom de C. S. Lewis, né le 29 novembre 1898 et mort le 22 novembre 1963, était un écrivain et universitaire irlandais. Il est connu pour ses travaux sur la littérature médiévale, ses ouvrages de critique littéraire et d’apologétique du christianisme, ainsi que pour la série des Chroniques de Narnia parues entre 1950 et 1957.
Il était un ami très proche de J. R. R. Tolkien, l’auteur du Seigneur des anneaux, aux côtés duquel il a enseigné à la faculté de littérature anglaise de l’université d’Oxford ; ils faisaient tous deux partie du cercle littéraire des Inklings.
Les œuvres de C. S. Lewis ont été traduites en plus de 40 langues et le recueil des Chroniques de Narnia s’est vendu à plus de 120 millions d’exemplaires dans le monde et continue à se vendre au rythme de plus d’un million d’exemplaires par an. Le Monde de Narnia a également été adapté à plusieurs reprises au théâtre et au cinéma.

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Peter, Susan, Edmund et Lucy sont sur le point de se séparer pour commencer une nouvelle année scolaire. Ils sont sagement assis sur un banc, attendant leur train, quand tout à coup la magie les happe et à nouveau les transporte dans le pays deNarnia où ils ont autrefois régné. Mais si, pour eux, une année seulement s’est écoulée, dans leur ancien royaume des siècles ont passé. Le palais royal est en ruines, le désordre et la violence font force de loi. Les quatre enfants vont s’employer à restaurer la paix et à rendre au prince Caspian le trône usurpé par son oncle.

J’ai mis pas mal de temps à lire ce quatrième tome. La motivation n’est pas vraiment en cause, car l’opus précédent m’ayant plu, j’étais assez confiante et même « heureuse » de poursuivre l’aventure. Non, ce qui a provoqué ce retard, ce sont les mois d’été dans ma famille, loin de mon appartement, et donc loin du gros pavé regroupant tous les tomes (trop lourd et encombrant pour pouvoir être accepté dans ma valise lorsque je voyage en train !). Bref, lorsque j’ai réintégré mes quartiers personnels et retrouvé mes précieux livres, j’ai entamé ce quatrième tome, confiante et pressée de découvrir les aventures du Prince Caspian sur papier, connaissant déjà (et appréciant), ses aventures sur grand écran (je possède l’adaptation en DVD).
J’aurais mieux fait de calmer mes ardeurs, car me voilà à nouveau déçue par les écrits de C.S Lewis. J’ai la vague impression que ses histoires sont inégales au niveau de la qualité, dommage. Rappelez-vous, j’ai bien peu apprécié le premier tome, un peu plus le second (mais ce n’était pas encore ça), et j’ai été agréablement surprise par le troisième… Peut-être que le cinquième opus sera le coup de cœur que j’attends depuis le début de cette longue lecture ? Il serait temps !

Alors que les quatre jeunes Pevensie (Peter, Susan, Edmund et Lucy) attendent le train – qui les mènera dans leur école respective – sur le quai de la gare, les voilà étrangement « aspirés » dans une autre « dimension ». Quelques secondes plus tard, ils ouvrent les yeux et se rendent compte qu’ils sont sur une île « déserte ». Ils explorent les lieux, se demandent où ils sont, comment ils vont se nourrir, où ils vont passer la nuit… et tombent sur les ruines d’un grand bâtiment. Après réflexion et découverte des lieux, ils comprennent qu’ils sont en fait sur ce qui était leur château de Cair Paravel lorsqu’ils étaient rois et reines de Narnia… Mais alors, combien d’années s’est-il écoulé depuis leur départ ? Et que s’est-il passé pour que les lieux soit aujourd’hui désert ?
Ils trouvent bientôt des réponses en écoutant le récit des aventures d’un nain – appelé Trompillon – qui raconte les aventures du Prince Caspian, jeune homme ayant fuit la tyrannie de son oncle Miraz – le faux Roi de Narnia. Les quatre enfants comprennent alors que s’ils sont à nouveau dans le pays, c’est parce que Caspian les a appelés (avec la trompe de Susan), ayant besoin d’aide pour combattre l’armée de Miraz et reconquérir le trône qui revient de droit au jeune garçon…

Ce quatrième opus, en fait rédigé en second par C.S. Lewis, est la suite directe du second (rédigé en premier) : Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique. Il s’est déroulé un an (dans le monde « normal ») entre les deux aventures, mais des milliers d’années se sont en fait écoulées dans le monde de Narnia, car le temps n’est pas le même dans les deux mondes. Voilà qui explique les ruines trouvées par les enfants, et le changement de « dirigeants » qui sont maintenant des Telmarins – des hommes ayant vaincus les anciens Narniens -.
Lorsque les enfants arrivent pour la seconde fois à Narnia, tout est changé : les animaux ne parlent plus et sont redevenus des animaux « normaux », les arbres sont endormis… la magie d’Aslan a disparu et seuls quelques « demi-nains » vivent encore parmi les hommes. C’est pour retrouver l’ancien Narnia et venger son père assassiné que le Prince Caspian veut monter sur le trône qui lui revient et c’est donc pour cette raison qu’il a fait appel aux anciens rois et reines de Narnia, ne pouvant appeler directement Aslan, qui est passé du côté du « mythe » pour la plupart des êtres vivants (même les rares animaux parlants encore en vie doutent de sa réalité)…

J’ai trouvé les dix premiers chapitres (les 2/3 du texte), très intéressants, avec un développement plutôt prenant, notamment lorsque le nain Trompillon raconte l’histoire du Prince Caspian. Ensuite, lorsque les enfants tentent de rejoindre le jeune homme pour l’aider, j’ai commencé à trouver moins d’intérêt à leurs déplacements dans les forêts hostiles… Mais bon, me disant qu’ils allaient bientôt rencontrer Caspian et que les choses « sérieuses » allaient bientôt commencer, j’ai continué, confiante. Malheureusement, je me suis rendue compte à ce moment-là qu’il ne restait plus que deux ou trois chapitres avant la fin de ce tome !!!
C’est déjà un défaut que j’avais relevé dans le deuxième tome (Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique) : une introduction et un développement intéressants jusqu’à l’évènement qu’on attend depuis le début (ici, la rencontre des quatre enfants avec Caspian et le début de la « guerre ») ; mais malheureusement, une fois arrivé là, alors que l’histoire mériterait bien au moins le même nombre de chapitres que ce qu’on vient de lire, C. S. Lewis décide d’abréger l’action, de faciliter le dénouement et de bâcler le tout en deux ou trois chapitres à peine ! Mais qu’est-ce que c’est que ces dénouements qui n’en sont pas ?! Où est l’action ? Où est-ce qu’on attend depuis le début ? L’auteur a décidément un mal de chien à terminer ses histoires convenablement… quant à la « vraisemblance » de la chose, on n’en parle même pas ! Aslan débarque d’on ne sait où (franchement, il n’aurait pas pu le faire avant, si c’est si facile ?), souffle sur les choses, réveille les anciens Narniens, hop, on fait peur aux méchants et voilà, tout est bien qui finit bien… Merci, l’enfant de 6 ans en moi est convaincue ; la femme de 23 beaucoup moins.

Au niveau des personnages, je dois aussi avouer que c’est une déception. Le Prince Caspian en premier. Bon, d’accord, je me basais essentiellement sur l’adaptation de Disney, alors oui, je m’attendais à trouver un Ben Barnes sous les traits de ce personnage… mouais. En fait c’est juste un jeune adolescent qui tente de devenir roi. Quant à la pseudo histoire d’amour entre Susan et lui, n’y pensez même pas, ils ne s’adressent même pas la parole dans le texte de Lewis (de toute façon, ils se rencontrent, et hop, c’est la fin du texte alors…). En parlant de Susan, bien que dans le film, elle soit un peu agaçante dans le rôle de la jeune fille bien comme il faut, là elle est carrément insupportable : peureuse, capricieuse… j’ai lu je ne sais plus où, qu’elle représentait en fait, le côté « adulte » de l’histoire… mouais… Ses deux frères (Peter et Edmund) sont assez effacés finalement, ils ne servent pas à grand-chose concrètement. Lucy est à nouveau celle qui a le plus « beau » rôle, celle qui voit Aslan alors que les autres ne le peuvent pas. C’est sans doute le rôle le plus « frais » du texte et je l’aime bien cette petite gamine.
N’oublions pas la découverte de nombreux autres protagonistes : Cornelius le précepteur de Caspian, Miraz le méchant roi, des nains plus ou moins cordiaux, des blaireaux intelligents,… et une souris bottée (peut-être l’ancêtre du Chat Potté ?) – Ripitchip – qui place l’honneur très haut dans la hiérarchie des valeurs ! Dans l’ensemble, et comme d’habitude avec Lewis, les méchants sont très méchants : fourbes, traîtres,… et les gentils très gentils… mais bon, à la longue, on s’y fait !

Je dois également me faire à la plume de l’auteur – à moins qu’une nouvelle fois, la traduction soit la réponse à tout – car j’ai trouvé cette lecture fluide et, sans être particulièrement agréable, plutôt supportable. Le texte est, une nouvelle fois, court (peut-être trop d’ailleurs, mais je ne reviens pas sur ce que j’ai dit plus haut) et séparé en quinze chapitres brefs. Je me rends compte que Lewis s’attarde à décrire les paysages et les Narniens, mais par contre, aucun mot sur les humains et leur physique. Sans l’adaptation de Disney, jamais je n’aurais pu me représenter les quatre enfants et le Prince Caspian ; ce n’est qu’un détail parmi d’autres, mais ça manque un peu car j’aime bien pouvoir « concrétiser » mes lectures en parvenant à m’imaginer l’ensemble. Les dialogues, quant à eux, ne sont toujours pas fameux et sont rarement très utiles. J’ai plusieurs fois « tiqué » lorsqu’Aslan surnomme Lucy « Cher Coeur »… c’est la traduction ou Lewis écrit vraiment quelque chose d’aussi « irréel » dans son texte ?

Je suis un peu dure, mais finalement, la lecture n’a pas été si désagréable que ça, et si l’on enlève ma déception face à la rapidité du dénouement, j’ai été agréablement surprise par le développement de l’histoire de Caspian, au début du texte ! Dommage que l’ensemble soit si inégal au niveau de la qualité !

 

4 pensées sur “Le Monde de Narnia, Tome 4 : Le Prince Caspian de C. S. LEWIS

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