Blackwater, Tome 1 : La Crue de Michael MCDOWELL

 

Blackwater,
Tome 1 : La Crue
de Michael MCDOWELL

Monsieur Toussaint Louverture,
2022, 260 p.

Première Publication (vo) : 1983


Pour l’acheter : Blackwater, T. 1


Michael McDowell est un écrivain et scénariste américain, né le et décédé le à Boston, Massachusetts. Stephen King le décrit comme « le meilleur auteur de livres de poche aux États-Unis à ce jour ». Il est notamment connu pour avoir écrit l’histoire et le scénario du film Beetlejuice de Tim Burton. (Wikipédia)


Alors que les flots sombres et menaçants de la rivière submergent Perdido, une petite ville du sud de l’Alabama, les Caskey, une riche famille de propriétaires, doivent faire face aux innombrables dégâts provoqués par la crue. Mené par Mary-Love, la puissante matriarcale, et par Oscar, son fils dévoué, le clan s’apprête à se relever. Maus c’est compter sans l’apparition, aussi soudaine que mystérieuse, d’Elinor Dammert, jeune femme séduisante au passé trouble, dont le seul dessein semble être de s’immiscer au cœur de la famille Caskey.


Blackwater c’est THE saga qui cartonne depuis quelques mois. A priori, les 6 tomes ont déjà été tirés à plus de 500.000 exemplaires par Monsieur Toussaint Louverture et les ruptures de stocks sont fréquentes !
Mais qu’est-ce qui explique un tel succès ? Et surtout, y ai-je succombé à mon tour ?…

Un best-seller sous forme de feuilleton

Blackwater est présentée comme une « épique saga familiale » initialement publiée sous forme de feuilleton en 1983 aux États-Unis.
L’éditeur français a souhaité garder ce format et pour sa première traduction chez nous, a choisi de publier un tome tous les 15 jours, d’avril à juin 2022. La mayonnaise a pris, les lecteurs étaient au taquet en librairie !

Bon, mais c’est quoi l’histoire ?

Tout commence en 1919 dans la petite ville américaine de Perdido située en Alabama. L’état a connu une très forte ségrégation raciale.
La rivière Blackwater est entrée en crue et a inondé toute la ville. Les habitants se sont réfugiés sur les hauteurs mais les dégâts sont considérables, notamment pour les riches propriétaires des scieries. Tout est noir de boue, l’odeur de vase a tout envahi, le bois commence déjà à pourrir.

Alors que deux hommes, en barque, font un tour de la ville, ils découvrent une jeune femme coincée dans une des chambres de l’hôtel inondé. Elle attend là sans boire ni manger depuis plusieurs jours. Elle dit être une enseignante à la recherche d’un emploi… Évidemment ses diplômes et documents ont disparu emportés par les eaux…
Tous les habitants de Perdido tombent sous le charme de cette Elinor, tous sauf Mary-Love, la matriarche du clan Caskey, qui se méfie de cette étrangère rouquine un peu trop mystérieuse et qui semble laisser quelques incidents malencontreux sur son passage (des enfants qui se noient, par exemple…).

La mystérieuse inconnue qui s’immisce en ville…

Qui est Elinor et que veut-elle ? Voilà évidemment l’un des fils rouges de la saga. Et si on assiste déjà à quelques scènes fantastiques explicites la concernant, on veut en savoir plus car la force de cette histoire ce sont évidemment les images fortes – presque cinématographiques – qu’elle déclenche dans l’esprit du lecteur. Le passage de la flaque d’eau m’a percutée (une référence à Ophelia ?). La scène de l’accident est également assez saisissante car comme tout le reste, plutôt très bien décrite !

Des personnages trop peu développés

Par contre, je demande à voir en ce qui concerne les personnages que j’ai trouvés très pauvres, pour le moment. Notamment les personnalités masculines qui sont d’une mollesse et d’une niaiserie… Mais on en parle d’Oscar ?!
Même la matriarche Mary-Love paraît pour le moment assez clichée et on ne comprend pas – car on ne nous montre pas ses capacités – comment elle a pu arriver au sommet ; à part tyranniser tout son entourage (surtout ses enfants), elle manque d’envergure. Bref, j’attends de voir quels traitements recevront les personnages dans les tomes suivants.

Malgré une relative simplicité de style et un manque de développement de la psychologie des personnages, ce premier tome pose des bases efficaces et surtout assez addictives ; je comprends le succès… Tant et si bien que je lirai la suite dans très peu de temps car moi aussi je suis curieuse de poursuivre l’aventure à Perdido !






2 réflexions sur “Blackwater, Tome 1 : La Crue de Michael MCDOWELL

  • 30 octobre 2022 à 16 h 59 min
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    Bon, tu es presque conquise ! La médiathèque a acheté cette série alors je tenterai aussi ! Bonne continuation à toi en espérant que les personnages seront plus développés.

    Répondre

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