Les Aventuriers de la mer, Tome 1 : Le Vaisseau magique de Robin HOBB

 

Les Aventuriers de la mer, Tome 1 :
Le Vaisseau magique
de Robin HOBB

J’ai lu,
2005, 317 p.

Première Publication (vo) : 1998

 

Pour l’acheter : Le Vaisseau magique

 

Robin Hobb, ou Megan Lindholm, de son vrai nom Margaret Astrid Lindholm Ogden, née le à Berkeley en Californie est une écrivaine américaine de fantasy. (Wikipédia)

Le Peuple des Rennes, Tome 1Tome 2
L’Assassin royal, Tome 1Tome 2 ♣ Tome 3Tome 4Tome 5Tome 6
L’Assassin Royal, Volume 1 (bd)


Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates… et font l’objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s’approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d’autres dangers se profiles à l’horizon : les serpents de mer qui infestent les océanes se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.


La question qui revient souvent concernant l’œuvre (immense) de Robin Hobb c’est : dans quel ordre doit-on lire les cycles ? Il semble que pour éviter tout risque de spoilers et pour suivre la chronologie de l’univers, il faille découvrir tous les tomes des Aventuriers de la mer entre les deux cycles de l’Assassin Royal. Le découpage français en petits tomes correspondant à des bouts d’intégrales originales, n’aide pas à s’y retrouver.
Si vous êtes comme moi et possédez la version « découpage intense en petits bouts », il faut d’abord lire les 6 premiers tomes des aventures de Fitz avant de faire connaissance avec les navigateurs et leurs bateaux magiques… Alors voilà, c’est parti pour quelques aventures maritimes avant de retrouver le bâtard royal !

Un roman chorale = on suit plusieurs personnages !

J’avais pris l’habitude de suivre l’introspection de Fitz et je m’étais énormément attachée à ce personnage terriblement humain. La différence qui saute rapidement aux yeux avec ce premier volume des Aventuriers de la mer : une forme chorale et donc un roman à plusieurs voix. Finie la relation privilégiée avec un héros-narrateur unique, il faut maintenant jongler entre les personnages au fil des chapitres, ce qui n’est pas inintéressant mais permet moins l’attachement à mon goût.
On découvre donc Kennit, un pirate assez antipathique qui tente de rallier tous ses pairs à sa cause mais malheureusement pour lui, difficile de régner sur des malfrats ; Ephron Vestrit, le capitaine mourant d’une vivenef ; Althéa, la fille cadette de celui-ci qui s’attend logiquement à hériter du vaisseau sur lequel elle a appris à naviguer depuis son enfance ; Hiémain, le petit-fils d’Ephron, fils de Keffria (fille aînée du capitaine) qui était destiné à une carrière religieuse mais qui, pour obéir aux ordres de son père Kyle, doit renoncer à sa vocation et apprendre à naviguer sur la vivenef

L’importance de la lignée et de l’héritage…

Comme souvent, Robin Hobb met en avant les liens familiaux, l’héritage, la lignée, la passation du pouvoir, les choix des enfants (pas toujours compris par les parents) et comme d’habitude, l’autrice excelle dans la description de ces relations. Ses personnages sont crédibles, bien campés, palpables. Ils possèdent une réelle épaisseur… et ce n’est que le début ! Je suis persuadée qu’ils nous réservent tous de nombreuses surprises par la suite.
Pour le moment, ma préférence va à Althéa, sans surprise. Mais Hiémain me semble également prometteur (beaucoup plus fort qu’on pourrait le croire) et même Kennit me rend curieuse.

Des serpents géants et des bateaux magiques

Des pirates, des familles de marins… ok, mais elle est où la fantasy là-dedans ? Dans la présence de serpents géants (des dragons ?) qui infestent les mers et ne facilitent pas la tâche des navigateurs mais aussi dans les vivenefs, ces vaisseaux très spéciaux qui prennent vie grâce aux liens qu’ils tissent avec leurs propriétaires humains. Le bois de ces bateaux est évidemment très convoité car possède des propriétés étonnantes…
C’est dans cet univers de fantasy médiévale que Robin Hobb aborde la thématique de l’esclavage d’êtres humains et ses personnages n’ont pas tous la même éthique à ce sujet ! L’occasion pour le lecteur de se questionner et je pense, de détester certains héros aux futurs choix plus que douteux. Kyle, je pense que je vais avoir envie d’entrer dans le bouquin pour t’étrangler… et Keffria avec !

Un premier tome très introductif…

Malgré toutes les qualités relevées, je dois tout de même avouer que j’ai eu un peu de mal à entrer dans cette histoire. La forme chorale m’a un peu déstabilisée et je n’accrochais pas tellement aux personnages pour lesquels je ne voyais pas forcément les enjeux et je trouvais les chapitres dédiés aux serpents particulièrement obscurs… mais j’avais oublié que mon tome correspond au premier tiers de la première intégrale en version originale et donc finalement, à l’introduction !
Alors oui, il faut laisser le temps aux personnages d’entrer en scène, de se dévoiler et le temps au fil rouge de se mettre en place… les derniers chapitres installent chacun des héros dans la voie qu’il va devoir suivre (ou pas !) et annoncent une suite beaucoup plus dynamique et haletante, je pense.

En tout cas, je suis assez convaincue pour avoir envie de tenter la lecture des tomes suivants… vont-ils détrôner l’Assassin royal dans mon cœur ? Rien n’est moins sûr…





2 réflexions sur “Les Aventuriers de la mer, Tome 1 : Le Vaisseau magique de Robin HOBB

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