Que passe l’hiver de David BRY

 

Que passe l’hiver
de David BRY

L’Homme Sans Nom,
2017, 395 p.

Première publication : 2017

 

Pour l’acheter : Que passe l’hiver

 

David Bry est un auteur de fantasy, d’anticipation et d’uchronie. Grand dévoreur de livres, il commence très tôt à écrire ses premières histoires, passe aux pièces de théâtre, aux scénarios de jeux de rôle, et enfin retourne à ses premières amours : les romans. Marié et père de deux enfants, il travaille à Paris et vit à la campagne, au fin fond de la Seine-et-Marne, bercé par le bruit de l’eau et du vent. (HSN)

La Princesse au visage de nuit
Les Héritiers de Brisaine, Tomes 1 et 2

 

♣ ♣ ♣

 

Stig vient d’avoir vingt ans, l’âge de porter une épée et de se rendre – enfin ! – sur le Wegg, l’étrange montagne où réside son souverain, le roi de la Clairière. Mais son premier solstice d’hiver ne se déroule pas comme il l’avait imaginé. À peine le jeune seigneur est-il arrivé que la mort répond aux augures néfastes et que les fils enchevêtrés du destin tissent un avenir que personne, ni homme ni dieu, semble pouvoir prédire. Menacé sans qu’il en comprenne la raison, Stig aura fort à faire pour découvrir ce qui se trame dans l’ombre des festivités, protéger ceux qu’il aime… et même survivre. Y parviendra-t-il ?


J’ai beaucoup avancé dans mon Cold Winter Challenge en janvier (11 livres lus de ma PAL d’origine, une grosse poignée d’autres ajoutés en cours de route) et un roman se détache clairement du lot : Que passe l’hiver de David Bry, idéal pour la saison et que je ne peux que vous conseiller pour l’hiver prochain !
Si vous aimez la fantasy qui se déguste en un seul tome et qui immerge son lecteur dans une ambiance feutrée celtico-nordique, vous serez servis.

La neige est omniprésente. On imagine une ambiance poudrée, douce ; elle semble figer le paysage et amoindrir le moindre son, le moindre geste… et pourtant ! Il s’en passe des choses dramatiques sur cette montagne du Wegg où les 4 clans sont réunis pour renouveler leurs serments au roi cornu à l’occasion du solstice d’hiver.
Chacun des clans possède un pouvoir particulier : se glisser dans les ombres, invoquer des esprits, rêver des fils du destin et se transformer en animal. C’est avec cette dernière capacité qu’est né notre jeune héros – Stig – et la famille de celui-ci.

Ce jeune homme né avec un pied bot, adoré par son frère aîné, délaissé par son père est la pierre angulaire à tout l’édifice et celui qui comprend petit à petit les manigances et rouages mis en place.
C’est un personnage attachant pour lequel j’ai eu beaucoup d’empathie. Il parvient à dépasser son handicap notamment grâce au pouvoir de sa famille qui lui permet de se transformer en corbeau (son père en ours, son frère en loup). Sous cette forme, c’est la liberté totale, pas de difficultés à se déplacer, juste la légèreté et la vitesse du vol. J’adorerais moi aussi pouvoir me transformer en oiseau (en petit rapace) pour prendre de la hauteur sur les choses (et les situations vécues) et ressentir l’absence de prise au sol, la liberté des airs.

Les personnages qui gravitent autour de Stig sont assez nombreux. Certains deviennent des amis malgré l’appartenance à d’autres clans et les conflits sous-jacents car dans cette histoire, il est aussi question d’amitiés. Des amitiés non évidentes mais que l’on choisit de poursuivre. Le choix versus la loi du sang.
Mon seul regret pendant cette lecture est peut-être lié à la relative superficialité de ces personnages secondaires qui auraient eu le potentiel d’être beaucoup plus étoffés, mais tout n’aurait peut-être pas tenu en un seul tome…

On découvre Stig alors qu’il va participer pour la première fois aux festivités du solstice d’hiver. Il est impatient car chaque année, son frère lui en fait des récits plus extraordinaires les uns que les autres. Cette année sera donc pour lui l’occasion de prouver sa force et ses capacités et de partager une « chasse » avec son aîné.
Mais le destin est en marche, les accidents se succèdent, les morts (suspectes) se multiplient… Un fil se brise et c’est l’effet boule de neige : tous les évènements s’enchaînent et Stig paraît impuissant.
Sur la montagne du Wegg, les fils se mêlent et se démêlent. Destin tout tracé ou libre-arbitre en jeu ? Plusieurs chemins possibles s’offrent aux personnages, à eux de choisir leur voie…

Quelle plongée à la fois poétique et violente (que de morts !) ! Quelle immersion ! Que de beaux messages plein d’humanité dans ce récit, plein de tendresse pour son jeune héros… Mais aussi quelle tristesse ! David Bry décrit Que passe l’hiver comme une tragédie, le mot est parfaitement choisi.
Vivement le prochain roman de fantasy de l’auteur (prévu en avril aux éditions HSN). Je pense que là encore, il y aura tous les ingrédients pour m’emporter !

Une réflexion sur “Que passe l’hiver de David BRY

  • 8 mars 2022 à 12 h 10 min
    Permalien

    Merci pour ce conseil !
    J’adore al cpuverture.
    Bonne semaine !

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