Hiver noir de Céline ROSENHEIM

Hiver noir
de Céline ROSENHEIM

Editions Flammèche,
2014, 117 p.

Première Publication : 2014


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Céline Rosenheim est née en 1988 à Nice. Elle a suivi des études de littérature anglaise où les vampires n’étaient jamais très loin et dédie tout naturellement son premier livre à ces créatures. Exilée à Dijon, elle poursuit son chemin dans les méandres du fantastique. Passionnée d’art sombre, elle s’essaye également à la photographie alternative et à la musique dans un groupe de black metal lorsqu’elle n’est pas plongée dans un livre d’histoire médiévale. (Éditions du Chat Noir)


♣ ♣ ♣


Voilà longtemps que Mélisande rêvait de découvrir les vastes paysages glacés d’Islande. Accompagnée de Liv, sa meilleure amie, l’étudiante espère que ce voyage lui permettra de panser les blessures laissées par ses récents échecs.
Mais le destin ne semble pas vouloir lui accorder de répit. Dehors, la terre tremble tandis que des cendres noires viennent couvrir la lande. Le caractère de Liv change brusquement, sans raison apparente, et Mélisande s’inquiète. Qui est cette jeune femme qu’elle seule semble voir ? Peuvent-elles vraiment faire confiance à Ármann, ce jeune homme qui leur offre l’hospitalité ?
Troublée, déboussolée, Mélisande cherche un bref soulagement dans les antidépresseurs. Elle ne sait plus ce qu’elle doit faire ni ce qu’elle doit croire. Car comment savoir où s’arrête la réalité et où commence la folie ?


Je crois que je n’avais pas encore lu Céline Rosenheim, pourtant déjà présente dans ma bibliothèque aux éditions du Chat Noir… ce court roman publié en 2014 est, à mon avis, une bonne incursion pour découvrir son univers et sa plume.
Avec Hiver noir, elle nous propose donc un voyage dans des terres nordiques enneigées et mystérieuses. Où ça exactement ?… en Islande !

Ni fantasy ni science-fiction ici mais du fantastique quasiment dans sa définition originelle : l’incursion d’éléments surnaturels dans notre monde réel… à moins qu’il s’agisse de troubles psychiques de l’héroïne ? Le doute s’installe, s’intensifie et persiste !

En effet, l’héroïne Mélisande, est une étudiante qui perd pied. Elle tente de soigner ses troubles psychologiques en avalant de plus en plus de médicaments, ce qui semble perturber ses perceptions… Et ça ne va pas s’arranger au fil des pages !
Une de ses amies, Liv, étudiante norvégienne en Erasmus, lui propose de l’aider à réaliser son rêve pour lui changer les idées : visiter l’Islande !
Rassurée par la présence de sa camarade, Mélisande accepte, ravie de vivre cette aventure qui lui offrira peut-être l’élan qui lui manque pour se remettre sur les rails.

Les deux étudiantes s’envolent donc pour l’Islande et louent une voiture sur place afin de pouvoir se déplacer facilement et visiter un maximum d’endroits stratégiques. Malheureusement, quelques jours à peine après leur arrivée, elles tombent en panne au milieu de grands espaces sauvages. Armann, un habitant isolé, leur offre l’hospitalité dans sa grande maison légèrement inquiétante. Anciennes chambres d’hôtes, les lieux sont désormais vides et semblent exhaler des souvenirs plutôt douteux.
Pour ne rien arranger à l’ambiance déjà fort tendue, une certaine rivalité (amoureuse ?) naît entre les deux étudiantes. Liv joue de ses charmes auprès d’Armann tandis que Mélisande, jalouse de la beauté de sa camarade, se renferme de plus en plus sur elle-même.
Les jours passent, les filles persistent auprès d’Armann. Le caractère de Liv est de plus en plus changeant alors que Mélisande multiplie les visions (hallucinations ?) et les prises de médicaments…

Les tensions s’accentuent, le drame couve. Une ombre inquiétante plane autour de la maison…
Est-ce la folie qui guette notre héroïne – aidée en cela par la prise excessive d’anti-dépresseurs qui lui font perdre petit à petit ses facultés – ou une véritable manifestation surnaturelle ?

J’ai aimé ce doute persistant qui est ce que je préfère quand je lis du fantastique.
J’ai également définitivement apprécié le voyage en Islande, très immersif. Les descriptions sont hyper efficaces, la tension monte petit à petit… c’est très réussi !
En revanche, j’ai eu un peu plus de mal avec la personnalité et l’instabilité de l’héroïne (même si elle sert évidemment le caractère fantastique du livre) qui prend forcément toujours les mauvaises décisions quand elle ne se laisse pas totalement aller à la passivité et l’indolence (ce que, personnellement, j’ai du mal à concevoir) ; et j’ai trouvé les dialogues assez maladroits car peu naturels et poussifs.
Malgré tout, c’est un roman qui fonctionne et emporte son lecteur jusqu’à la dernière ligne.

Avec Hiver noir, Céline Rosenheim nous propose finalement un court titre (117 pages) à l’intrigue très prometteuse mais qui manque un poil d’ajustement (de maturité ?) dans l’exécution. Le séjour islandais est plus qu’immersif mais pas totalement abouti !






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