Le Chaudron d’or de James STEPHENS

Le Chaudron d’or
de James STEPHENS

Terre de Brume,
2016, 256 p.

Première Publication (vo) : 1912


Pour l’acheter : Le Chaudron d’or


James Stephens est un écrivain irlandais, né à Dublin le et mort à Londres le . Ami intime de George William Russell qui l’encourage à écrire et facilite la publication de son premier livre de poèmes Insurrections (1909). Collaborateur du journal nationaliste Sinn Féin, cofondateur de Irish Review qui publie son premier roman en 1911 (The Charwoman’s Daughter). En 1912 parait Le Pot d’or, qui reste son œuvre la plus célèbre, suivi, en 1914, de The Demi-Gods. Il publie aussi plusieurs recueils de nouvelles (Here are Ladies, 1913 ; Etched in the Moonlight, 1928), des poèmes et, avec Deirdre (1923), donne après Georg Russel, Yeats, Synge, Lady Grégory, etc., sa version romanesque de l’une des plus célèbres légendes celtiques. De 1937 à 1950, il collabore régulièrement à la BBC. James Joyce a affirmé que, s’il ne parvenait pas à terminer Finnegans Wake, seul James Stephens pourrait prendre sa relève. (Wikipédia)


♣ ♣ ♣


« Au milieu du bois de pins dit Coilla Doraca, vivaient dernièrement deux Philosophes. Ils étaient plus sages que tout au monde, sauf le saumon que renferme l’étang de Glyn Cagny.
La Grise de Dun Gortin et la Maigre d’Inis Magrath leur posèrent les trois questions auxquelles personne n’avait jamais su répondre, et ils y répondirent. Dans leur rage d’avoir été devinées, la Grise et la Maigre épousèrent les deux philosophes afin de pouvoir les pincer lorsqu’ils seraient au lit… »


J’ai découvert ce titre voilà de nombreuses années sous le titre La Cruche d’or. J’avais alors très envie de le lire car il est considéré par René Barjavel comme un des meilleurs livres qu’il ait lu (” …c’est un monde où l’on voudrait vivre. J’ai aimé beaucoup de livres, certains avec passion ; celui-ci est le seul que je regrette de n’avoir pas écrit moi-même.”) et il avait été traduit en français aux Presses de la Cité par Olenka de Veer. Si vous connaissez mon amour infini pour le roman Les Dames à la licorne, vous comprenez mieux pourquoi cet ancien titre irlandais m’intriguait.

N’ayant jamais mis la main sur l’édition traduite par Olenka de Veer, j’avais complètement oublié cette histoire… jusqu’à ces derniers mois.
Le hasard l’a remis sur mon chemin puisqu’une adaptation a été créée par le Footsbarn Theatre et une représentation a eu lieu dans la ville où je vis. Je l’ai malheureusement loupée et je m’en mords encore les doigts car à la musique, les spectateurs ont pu apprécier l’immense talent de Glen Hansard (je m’en veux encore d’avoir loupé ça !). Bref, suite à cette date, la médiathèque a acheté Le Chaudron d’or de James Stephens publié aux éditions Terre de Brume et j’ai donc pu, enfin, m’y plonger.

Je dois avouer que la découverte écrite n’a finalement pas été totalement à la hauteur de mes espérances. Je pense que derrière ce conte philosophique humoristique se cachent de nombreuses références que je n’ai pas toujours su percevoir ; j’ai donc loupé, je pense, une bonne partie du cœur du texte. En cela, l’adaptation théâtrale devait certainement mettre le doigt et accentuer certains éléments clefs.

Difficile de résumer cette histoire qui se déroule donc en Irlande, dans une campagne un peu merveilleuse/mythique dans laquelle on croise et rencontre des créatures étranges et des dieux anciens.
Tout commence avec deux Vieilles un peu sorcières et deux Vieux un peu philosophes mais surtout un peu fainéants et ridicules. Leurs enfants respectifs sont habitués à courir les vertes prairies et tombent un jour sur un “nid” de Leprechauns, gardiens de trésors (au creux d’un arbre). En parallèle, une jeune fille s’évapore, séduite par un ancien Dieu… Plusieurs scènes se suivent au fil des chapitres, avec un fil rouge plus ou moins présent.

Certains paragraphes m’ont interpelée car mettent en avant des réflexions intéressantes sur des sujets divers et variés tels que la nécessité (ou pas ?) d’une police dans les sociétés, notre rapport à la nature et aux animaux que l’on côtoie, la vieillesse et le temps qui passe…
D’autres passages m’ont franchement amusée et fait sourire (la scène de l’arrestation est plus que cocasse !) mais d’autres m’ont davantage perdue et ennuyée car peut-être plus poétiques et oniriques.
Il y a un petit côté Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare mais l’aspect comédie au premier degré est un peu moins évidente dans le texte de James Stephens, à mon goût. On sent les métaphores et les messages cachés (au sujet de la domination britannique sur le peuple irlandais notamment) sans vraiment avoir toutes les clefs pour les comprendre. C’est donc un texte qui ne se laisse pas dompter si facilement.

Ce Chaudron d’or méritera, à mon avis, une relecture quand j’aurai plus de bouteille et encore plus de connaissances sur l’Histoire, la culture et le folklore irlandais. Je suis sûre que je savourai alors bien davantage tous les bons mots que j’y trouverai.

 

 




Une réflexion sur “Le Chaudron d’or de James STEPHENS

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