La Forêt des Mythagos, Tome 1 de Robert HOLDSTOCK

La Forêt des Mythagos,
Tome 1
de Robert HOLDSTOCK

Folio SF,
2006, 455 p.

Première Publication (vo) : 1984

 

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Robert Holdstock, né le à Hythe dans le Kent en Angleterre et mort le (à 61 ans), est un auteur britannique connu pour ses œuvres de fantasy mythique. Son œuvre a été couronnée par plusieurs prix littéraires au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France. Les romans de Holdstock sont généralement considérés comme relevant de la fantasy mythique, un sous-genre de la fantasy qui entretient des relations particulièrement étroites avec ses sources d’inspirations antiques ou médiévales telles que la mythologie grecque ou la légende arthurienne. (Wikipédia)

 

♣ ♣ ♣

 

Dans un coin perdu du Herefordshire s’étend le bois de Ryhope, vestige d’une ancienne forêt remontant à la dernière glaciation ; un bois tellement dense qu’il paraît impossible d’y pénétrer au-delà d’une certaine limite. George Huxley, qui s’est établi avec sa famille à l’orée de Ryhope, est pour d’obscures raisons obsédé par cette forêt, par l’idée d’en explorer les profondeurs ; une obsession qui le conduit à négliger sa femme et ses enfants. Après sa mort, en 1946, ses deux fils se retrouvent à Ryhope où, grâce aux carnets qu’il a laissés, l’étrange vérité leur est peu à peu révélée : dans ce coin de l’ancienne Angleterre, il semble que l’inconscient collectif humain soit capable de donner vie aux peuplades des mythes et des légendes. Et qu’au détour d’un sentier, ou bien derrière un arbre, se dissimulent Guiwenneth, la belle princesse celte, Jason et ses argonautes, le roi Arthur Pendragon et bien d’autres héros encore…


Ce qui m’attirait principalement dans ce titre – reconnu comme un classique de la fantasy – c’est la mention de certaines figures mythiques : le roi Arthur, Jason… Fantasy mythique, merveilleux, légendes arthuriennes, forêt celtique… cette saga semblait avoir tout pour me plaire !
Mais je vous arrête tout de suite, si les héros cités dans la quatrième de couverture apparaissent un jour, ce n’est pas dans ce premier tome (ou alors on les aperçoit très succinctement) et finalement, l’émotion n’a pas été au rendez-vous, la magie n’a pas opéré avec moi. Snif.

Un personnage principal qui est le narrateur (donc écrit à la première personne du singulier) et des figures principalement masculines dans ce premier tome. C’est assez typique de la littérature imaginaire des années 80 et on s’en contentait alors mais aujourd’hui, en 2021, on aimerait des héroïnes féminines un peu plus présentes (et intéressantes).
Il y a bien un personnage féminin dans ce premier tome : Guiwenneth, qualifiée de princesse celte ; mais on ne peut pas dire que sa personnalité soit particulièrement travaillée et bien mise en avant. Côté représentation, c’est pas hyper hyper féministe (c’est un euphémisme). Ok, elle apparaît dans la forêt car est créée de toutes pièces grâce à l’inconscient collectif donc est forcément bourrée de clichés (rouquine aux cheveux bouclés, avec une lance dans les mains) mais les descriptions la concernant l’érotisent constamment (son parfum, un mélange de forêt/de sueur, met le héros dans tous ses états), c’est un peu (beaucoup) lourd. La femme-objet dans toute sa splendeur.

Mis à part ce personnage féminin assez pauvre, je dirais que j’ai plutôt apprécié la première partie, quand le héros – Steve – débarque dans la maison d’enfance, retrouve son frère Christian et s’engouffre dans le mystère qui palpite au cœur de la forêt. Il y a du suspense, on a envie de comprendre en même temps que lui ce qui se passe (qu’est-il arrivé au père ? qu’y a-t-il dans cette satanée forêt ?) et on attend assez impatiemment les rencontres étranges qu’il va pouvoir faire.
Mais à vrai dire, quand il pénètre vraiment dans les bois et parvient à franchir la barrière, alors que l’action devrait être à son comble, c’est l’ennui qui domine. Et même si les Mythagos (les créatures mythiques créés par l’inconscient) sont de plus en plus nombreuses (et dangereuses), j’ai peiné à y trouver de l’intérêt.

Je crois que c’est un texte assez exigeant qui demande un bagage assez riche en terme de mythes et folklores anglo-saxons. Bagage que je n’ai qu’à moitié alors je pense que j’ai raté pas mal de références. Je pense aussi que c’est un titre qui a été initialement publié en 1984 et qu’il a, comme qui dirait, pris un coup de vieux.
Je découvrais le style de Robert Holdstock avec cette histoire et si je ne suis pas réfractaire aux descriptions – loin de là -, j’ai eu un peu de mal avec le rythme insufflé ici par l’auteur. Visuellement ça fonctionne, on imagine les scènes sans problème ; mais que c’est lent et pas toujours nécessaire
Du côté des titres imaginaires qui se déroulent en forêt (avec des atmosphères prenantes et de nombreuses descriptions), je vous conseille bien plus largement Faërie de R. E. Feist, Les Sentiers des Astres de Stefan Platteau ou la saga Rois du Monde de Jean-Philippe Jaworski.

Là tout de suite maintenant, je ne suis pas sûre d’avoir envie de me plonger dans les 3 tomes suivants, même si on me promet la rencontre avec Arthur, Merlin, Jason… si vous avez lu toute la série, vous me ferez peut-être changer d’avis ?

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