Elle est le vent furieux de COLLECTIF

Elle est le vent furieux
de Sophie ADRIANSEN, Marie ALHINHO
Marie PAVLENKO, Coline PIERRE
Cindy VAN WILDER et Flore VESCO

Flammarion,
2021, 318 p.

Première Publication : 2021


Pour l’acheter : Elle est le vent furieux


D’autres livres de…

Marie PAVLENKO : Et le désert disparaîtra
Cindy VAN WILDER : Memorex – Les Outrepasseurs, Tomes 1, 2, 3 et 4 – Terre de Brume, Tome 1
Flore VESCO : L’Estrange malaventure de Mirella


♣ ♣ ♣


Une vieille femme arpente les rues d’une mégapole où les hommes se goinfrent sans vergogne et maltraitent le vivant. Elle constate, s’alarme, et se fâche. Sa vengeance sera terrible…
Marie Pavlenko, Sophie Adriansen, Marie Alhinho, Coline Pierré, Cindy Van Wilder et Flore Vesco sont six autrices phares de la littérature jeunesse contemporaine. Chacune à tour de rôle explore la façon dont Dame Nature laissera libre cours à sa colère.
Jusqu’où ira sa fureur ?
Et saura-t-elle finalement pardonner les êtres humains ?


Quand la nature est personnifiée et se rebelle, les humains n’ont qu’à bien se tenir et surtout, apprendre de leurs erreurs. C’est ce que tentent de nous raconter les 6 autrices de ce recueil de nouvelles baptisé Elle est le vent furieux.
Je ne vais pas jouer le suspense… je suis sortie de cette lecture mitigée. J’ai trouvé les textes assez inégaux. Globalement, j’en ai aimé 3 – sans être subjuguée – et les 3 autres m’ont laissée un peu plus indifférente.

Je retiens donc principalement les histoires de :

  • Marie Pavlenko (Naître avec le printemps, mourir avec les roses) : le printemps n’arrive pas cette année, la terre est morte et ne se réveille pas. Plus rien ne pousse, plus d’insectes, plus de fleurs… plus de nourriture ! C’est la panique pour les humains, et l’on découvre des scènes d’apocalypse dans les villes ; le tout à travers les yeux d’une adolescente qui ouvre les yeux et prend conscience de l’impact des Hommes.
  • Sophie Adriansen (Monkey Palace, la revanche des singes) : on suit une famille dans une chaîne de vacances de luxe, tout est fait pour faire briller les yeux des riches touristes, peu importe les conséquences sur les locaux mais surtout sur les paysages et les animaux (un discours amené avec subtilité) ! Un beau jour, les singes se révoltent. La tension monte, certains passages sont très efficaces, jusqu’à la chute, très satisfaisante même si je m’y attendais, évidemment.
  • Marie Alhinho (Sauvée des eaux) : il y a eu une montée des eaux mondiale et donc une très importante migration humaine qui révèle le pire de l’être humain. Les (jeunes) femmes sont les premières à payer les pots cassés, victimes des puissants dans les pays “d’accueil” et, impuissantes, deviennent des objets d’échange et de revente. Ajoutez à cela la découverte de spécificités étranges chez les nouveaux-nés… C’est une thématique forte – et terriblement actuelle – traitée dans une forme atypique car à travers des vers libres.

Les autres textes m’ont plus ou moins laissée sur le bas-côté. Soit par manque d’originalité, de subtilités soit carrément par “complexité” :

  • Coline Pierré (Nos corps végétaux) : des excroissances commencent à pousser sur les corps humains et des “racines” semblent effleurer sous leur peau. On suit principalement deux jeunes femmes, deux amies, qui ne vivent pas du tout cette bizarrerie nouvelle de la même façon. J’ai aimé l’idée de replacer l’être humain dans un tout, faisant lui aussi partie de la nature et plus proche de la flore qu’on pourrait le croire… mais ce n’était pas forcément le texte le plus original, à mon goût.
  • Cindy Van Wilder (Extinction Games) : Gaïa (Mère Nature) passe à la vitesse supérieure aux quatre coins du monde et déclenchent des catastrophes naturelles dévastatrices pour mettre un coup de pied aux fesses des humains, pour qu’ils ouvrent ENFIN les yeux, pour qu’ils se bougent ! La thématique est évidemment bonne mais il y a à mon sens, un manque flagrant de subtilités, c’est beaucoup trop pré-mâché et là aussi, malheureusement sans grande originalité.
  • Flore Vesco (Le récit recyclé) : les arbres manquent, le papier avec eux alors la création littéraire est mise à mal. Mais est-ce que tous les écrits sont importants et méritent qu’on leur consacre du papier ? C’est le moment de réutiliser les textes déjà publiés et par un savant procédé de collage/couture et de recyclage, créer la nouveauté. C’est une mise en abyme intéressante puisque Flore Vesco elle-même, pour créer cette nouvelle, a utilisé des morceaux des autres textes du recueil ainsi que bien d’autres extraits plus ou moins littéraires (des classiques mais aussi des modes d’emploi lambdas). Alors là, je salue l’originalité de ce patchwork et de cette nouvelle étonnante sur bien des points, dont la démarche est plus que louable mais pour laquelle je suis restée complètement de marbre.

Comme vous pouvez le constater, les 6 nouvelles offrent des portes d’entrée différentes sur des thématiques brûlantes, chacune apportant le style et la sensibilité de son autrice. On y est plus ou moins réceptif selon son propre vécu.
De mon côté, disons que l’impact a été moyennement efficace. Finalement, sitôt lue et presque aussitôt oubliée alors que la thématique de cette anthologie avait tout pour me plaire. Dommage !


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