Agatha Raisin, Tome 1 : La Quiche fatale de M. C. BEATON

Agatha Raisin, Tome 1 :
La Quiche fatale
de M. C. BEATON

France Loisirs (Piment),
2017, 318 p.

Première Publication (vo) : 1992


Pour l’acheter : Agatha Raisin, Tome 1


Marion Chesney Gibbons, née Marion McChesney le à Glasgow et morte le , est une romancière écossaise. Auteur de nombreux romans policiers, romans d’amour et récits historiques sous son nom et sous de nombreux pseudonymes, elle est notamment connue pour ses romans d’amour et ses récits historiques publiés sous son propre nom et pour ses séries policières humoristiques Agatha Raisin et Hamish Macbeth publiés sous le pseudonyme de M. C. Beaton. (Wikipédia)


♣ ♣ ♣


Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.


Qui n’a pas entendu parler de la célèbre héroïne créée par M. C. Beaton, j’ai nommé Agatha Raisin ? L’enquêtrice a envahi les rayons français ces dernières années et ce ne sont pas moins d’une vingtaine de tomes qui ont – déjà ! – été traduits. Je l’avoue, dans ces cas-là, je meurs toujours de curiosité et j’ai envie de me faire mon propre avis sur la question.
Alors je n’ai clairement pas connu l’engouement des foules pour le premier tome des aventures de l’anglaise mais ai quand même passé un moment assez agréable pour envisager de lire le tome suivant, à l’occasion. Pas au point de lire toute la série donc, mais pourquoi pas de picorer une enquête de temps en temps.

Je ne sais pas vous mais quand je vois/entends/lis Agatha Raisin, je pense immédiatement à Agatha Christie, la reine du crime. La référence est évidente mais elle n’a finalement pas vraiment lieu d’être.
Alors si vous pensez trouver des enquêtes complexes et rondement menées à l’instar de Miss Marple ou Hercule Poirot, fuyez ! ; Miss Raisin est certes very british, mais plus dans la veine potache Quatre mariages et un enterrement plutôt que dans la sophistication à la Jessica Fletcher.
L’héroïne, celle qui donne son nom à cette série de romans, est peut-être le plus gros bémol que je pourrais apporter à ma lecture. C’est une femme particulièrement désagréable et antipathique. Au début, j’étais un peu mal à l’aise avec son côté sans-gêne et rentre-dedans. Ce n’est définitivement pas le genre de personnalités auxquelles j’aimerais me lier si elles prenaient vie. Malgré tout, au fil des pages et de ses aventures, Agatha Raisin m’est apparue un peu moins agaçante, légèrement plus attachante. Ses bourdes et bougonneries m’ont davantage faite sourire et j’ai terminé cette Quiche fatale avec un sentiment de légèreté.

Il faut dire que l’intrigue est plutôt prétexte à quelques scènes assez croquignolesques, l’enquête est alors reléguée au second plan et ne restent en tête que les gaffes de l’héroïne et ses sorties de scène (cul par dessus tête par la fenêtre d’une maison en flammes !). Il faut aimer l’humour légèrement potache sur fond de tapisseries fleuries et de napperons crochetés. Parce que oui, l’aspect british est bien présent et surtout dans l’environnement ! Jamais plus vous ne visiterez un petit village anglais sans penser à tous les secrets cachés derrière les cottages… Desperate Housewives version ménagère britannique de plus de 50 ans.

Je n’ai pas lu cette Quiche fatale en vo donc je ne peux m’appuyer que sur la traduction française pour me faire une idée du style de M. C. Beaton. Résultat : c’est sans prétention. Effectivement ce n’est pas une démonstration littéraire époustouflante mais ce n’est pas ce qu’on demande à ce genre de séries, me semble-t-il. C’est fluide, assez rythmé pour que les actions s’enchaînent sans ennui ; les descriptions sont assez efficaces pour que le lecteur n’ait pas de difficultés à imaginer les scènes… que demander de plus ?

Définitivement pas à la hauteur d’un Agatha Christie comme pourrait le laisser présager la proximité du patronyme, Agatha Raisin possède tout de même un certain charme. Pas au point que j’enchaîne avec les 29 tomes suivants mais au moins celui de m’avoir fait passer un moment léger pendant mon été.



Une réflexion sur “Agatha Raisin, Tome 1 : La Quiche fatale de M. C. BEATON

  • 10 septembre 2020 à 16 h 01 min
    Permalien

    Agatha Raisin… un personnage haut en couleur avec un caractère qu’on adore détester. Au début ça rebute, et puis au fil des tomes on finit par s’attacher à elle. Personnellement, elle m’a arraché quelques éclats de rire. Elle a le don de se retrouver dans des situations cocasses.
    Ce n’est pas de la grande littérature, on est d’accord. C’est plutôt un genre cocooning à lire quand on a envie de ne pas trop réfléchir 🙂

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

error

Vous avez aimé ? Dites-le !

RSS
Follow by Email
YouTube
Instagram