La Lyre et le Glaive, Tome 1 : Le Diseur de mots de Christian LEOURIER

La Lyre et le Glaive, Tome 1 :
Le Diseur de mots
de Christian LEOURIER

Editions Critic,
2019, 392 p.

Première Publication : 2019


Pour l’acheter : La Lyre et le Glaive, T. 1


Christian Léourier, né le à Paris, est un écrivain français de romans et de Littérature d’enfance et de jeunesse. Son domaine de prédilection est la science-fiction. (Wikipédia)


♣ ♣ ♣


Depuis l’accession au pouvoir du hartl Skilf Oluf’ar, la paix règne et la commanderie du Solkstrand prospère.
Lorsqu’on lui refuse le passage d’un pont parce qu’il ne peut s’acquitter du péage, Kelt prédit l’effondrement de la construction. Ainsi sont les diseurs de mots : ils possèdent de drôles de dons, jamais ils ne mentent et, affirme-t-on, leurs vérités ensorcellent.
Arrêté et livré aux geôles du seigneur local, Kelt doit démontrer son innocence lors d’une ordalie. Hòggni, un mercenaire en mal de contrats, accepte de le représenter puis remporte le duel. Toutefois, vexé de sa défaite, le seigneur les missionne alors au Heldmark, où le culte d’un dieu unique se répand plus vite que la peste…


Encore un titre vers lequel je ne me serais pas tournée s’il n’avait pas fait partie de la sélection pour le PIB (Prix Imaginales des Bibliothécaires). Sans avoir été un moment inoubliable, ce premier tome d’une duologie a été plutôt convaincant. Imparfait, mais objectivement avec de nombreuses qualités.

Un auteur reconnu mais un rythme un peu bancal

Je n’ai jamais lu Christian Léourier. C’est un auteur français dont je connais le nom mais je ne me suis jamais penchée sur son travail. Je n’avais donc aucune attente concernant sa maîtrise de la narration ou l’imaginaire développé ici. J’ai cru comprendre qu’il arpentait généralement les rives de la science-fiction et qu’il faisait ici une incursion dans la fantasy. Peut-être l’explication pour un rythme parfois un peu bancal.
Parce que si globalement, les intrigues m’ont plu, j’ai tout de même parfois ressenti un petit essoufflement. Heureusement, les chapitres alternés offrant un point de vue différent, permettent de passer d’un personnage (ou d’un groupe) à l’autre et de relancer parfois l’intérêt. Je dois avouer que j’ai préféré les moments en compagnie de Kelt, Horsto et Varka, qui, en duo ou parfois en trio, courent les routes. Le premier est à la recherche d’une forêt mystérieuse (et d’un amour perdu), le deuxième suit le premier lui servant essentiellement de bras forts en cas de combats et la dernière suit son destin, écrit auprès de Kelt.

Des personnages bien croqués mais un manque d’émotions

D’autres chapitres sont dédiés à d’autres figures : le Skilf (le régent), la nouvelle épouse de celui-ci, un soldat répudié, le fils aîné qui refuse de prendre les armes préférant une retraite intellectuelle, le régent d’à côté convertit à une nouvelle religion monothéiste… chacun d’entre eux évolue dans ce monde en transformation, chacun poursuivant ses aspirations personnelles : le pouvoir, la richesse, la vengeance, la foi… Des traits très humains même si aucun n’a réellement su me toucher.
L’émotion est aussi ce qui m’a parfois manqué dans ce texte. Je reconnais que les personnages sont bien croqués, complexes et avec du relief mais il m’a manqué la petite étincelle qui les aurait transformés en êtres palpables émouvants. Pourtant, il ne manquait pas grand chose et Christian Léourier en est capable. La preuve avec le dernier chapitre, assez poignant. Et qui me donnerait presque envie de découvrir le second et dernier tome !

Un monde immersif en pleine transformation

Malgré ces petits bémols, ce premier volume – baptisé Le Diseur de mots en l’honneur de Kelt – possède d’autres belles qualités, à commencer par sa facilité à nous transporter à travers tout un royaume d’un chapitre à l’autre. Les scènes apparaissent facilement dans notre esprit alors que nos yeux parcourent les mots sur la page ; les descriptions fonctionnent, c’est immersif.
J’ai aussi apprécié le choix d’un monde en pleine transformation. Finalement, pas de héros gentil qui combat le grand méchant mais plutôt l’ordre du monde bouleversé petit à petit par le temps qui passe, le progrès qui avance et l’arrivée d’une nouvelle religion monothéiste qui semble pousser l’ancien monde vers la sortie. Pas facile de trouver sa place là-dedans. Mais encore une fois Christian Léourier a su capter les intentions et objectifs de ses personnages, c’est assez criant de vérité – et d’humanité – ; tous les coups sont permis !

J’ai pu découvrir un grand nom de la littérature SFFF francophone, grâce au Prix Imaginales des Bibliothécaires et si ça n’a pas été une parfaite réussite, ça a été un moment assez intéressant pour me donner envie de lire autre chose de Christian Léourier, si l’occasion se présente.


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