Le Diable s’habille en tartan de Teresa MEDEIROS

Le Diable s’habille en tartan
de Teresa MEDEIROS

Milady,
2012, 429 p.

Première Publication (vo) : 2010


Pour l’acheter : Le Diable s’habille en tartan


Teresa Medeiros est une romancière primée aux États-Unis, avec plus de huit millions de livres imprimés. Elle a écrit son premier roman à 21 ans et a depuis publié 23 livres. Avant de devenir une auteure connue, elle était infirmière. Selon sa biographie officielle, elle vit au Kentucky avec son mari et son chat.


♣ ♣ ♣


Emmaline Marlowe est sur le point d’épouser le puissant chef du clan Hepburn afin de sauver sa famille de la ruine, quand Jamie Sinclair l’enlève. Ennemi juré de Hepburn, le ravisseur d’Emma est tout l’inverse de son fiancé : beau, viril, audacieux…
Jamie s’attend à tomber sur une Anglaise timorée, pas sur une beauté troublante au caractère bien trempé. Les deux jeunes gens ne peuvent se permettre d’oublier qu’ils sont ennemis, pourtant leur attirance va troubler les règles du jeu.


Après un petit séjour en Écosse, la lecture d’une romance historique au pays des Highlanders avec kilts et gros bras était évidemment un passage obligé. Merci à mes collègues qui ont dégoté ce titre dans nos rayons, l’illustration de couverture était plus que prometteuse…

Le cliché de l’héroïne naïve et soumise…

Les habitué.e.s de ce blog le savent, je ne suis pas une grande lectrice de romances, j’y trouve rarement mon compte mais plutôt l’occasion de lever les yeux au ciel d’agacement. Mais à chaque fois j’essaye de m’y plonger sans trop d’a priori, juste avec curiosité, l’esprit ouvert et avec l’envie de passer un moment léger et pourquoi pas émoustillant.
Soyons clairs, Teresa Medeiros ne révolutionne pas le genre. Les trente premières pages me semblaient même assez peu encourageantes du point de vue féminin. Parce que l’héroïne qui se sacrifie en acceptant d’épouser un vieux riche pour relever les finances familiales (dilapidées par un père joueur et alcoolique) et pour saisir la dernière chance qui lui est offerte de ne pas finir vieille fille (21 ans au XVIIIe siècle, c’est la fin de la fraîcheur pour ces demoiselles), c’est plutôt moyen niveau condition féminine. Si en plus vous ajoutez à cela l’enlèvement devant l’autel par un barbare écossais, et voilà le combo femme = objet de convoitise, d’échange et de menaces. Et c’est acceptable parce que ça se finit en romance trop mignonne. Super, j’adore.

… qui s’émancipe et surprend !
Teresa MEDEIROS, portrait trouvé sur Babelio.

Clairement, ça ne partait pas de la meilleure des façons. Mais contre toute attente, ça s’améliore. Alors ce n’est pas non plus un roman féministe avant-gardiste mais l’héroïne se révèle finalement moins cruche et soumise que ne le laissait présager les premières pages. Elle prend son destin en main, fait preuve de libre arbitre et fait valoir ses propres choix, pourtant assez controversés pour l’époque.

La romance est, en revanche, sans aucune surprise et sans réel moment fort. Le sauvage Highlander est évidemment un barbare civilisé et au cœur tendre qui lui fait vivre une histoire d’amour merveilleuse et des orgasmes parfaits dès la première caresse. On n’y croit pas du tout mais c’est rarement le cas dans ce genre de livres.
Par contre, parfois, on peut être émoustillé par les scènes un peu plus érotiques présentes dans ces romances… je vous arrête tout de suite, ce n’est pas le cas ici. Les scènes de sexe sont à peine présentes – peut-être 3 ou 4 maximum – et ne sont clairement pas bien tournées. C’est vite expédié et pas du tout sexy.

Divertissant mais sans style

D’ailleurs on ne peut pas dire que ce Diable s’habille en tartan soit particulièrement bien écrit. Teresa Medeiros ne s’embarrasse pas de beaucoup de descriptions alors le voyage en Écosse et au cœur des émotions n’est pas complètement réussi.
Les scènes fonctionnent mais on les suit à distance, sans prendre part aux événements décrits. C’est, à mon avis, la grande différence entre un texte qui touche et celui qui ne fait que passer dans nos vies sans laisser de traces.

Le Diable en tartan est une romance historique ni inoubliable ni foncièrement mauvaise. Elle ne révolutionne pas le style mais n’agace pas trop non plus. Léger mais sans grand intérêt donc.


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