Le Gardien de la Source de Vanessa TERRAL

Le Gardien de la Source
de Vanessa TERRAL

Pygmalion,
2016, 387 p.

Première Publication : 2016


Pour l’acheter : Le Gardien de la Source


Vanessa Terral, née le 23 octobre 1983, est une écrivain française d’urban fantasy et de fantastique. Ses textes, qui mettent en scène des héroïnes fortes, s’apparentent souvent à la bit-lit. Elle s’inspire de mythes et légendes issus de cultures diverses, à travers le monde. Cependant, elle situe la plupart de ses intrigues en France. Après des débuts dans le fanzinat (association MéluZine ; auteure dans les revues Borderline et Étreinte) sous le nom « Vanessa Lamazère », en 2009, elle crée un projet d’édition amateur et fonde pour cela l’association Transition. Son premier roman, L’Aube de la guerrière, est publié en 2012, puis Cinq pas sous terre en 2013, d’abord édité sous forme de feuilleton numérique avant la parution du livre. Conteuse, habituée des lectures publiques, elle donne aussi des conférences, en particulier sur le chamanisme. (Wikipédia)

♣  L’Aube de la guerrière  ♣  Dames de lune, Fées des brumes  ♣  Saisons païennes  


♣ ♣ ♣


« Puis elle le vit. L’individu qui l’observait se tenait en retrait, à l’opposé de la pièce. Il ne cherchait pas à se fondre dans l’assemblée des gens bien nés. D’ailleurs, ceux-ci l’évitaient. C’était presque imperceptible, mais le flot des civilités s’écartait de lui dans une valse consommée. »
En cet été 1814, Marie-Constance de Varages, marquise du bourg d’Allemagne, et son héritière, Anne-Hélène, sont conviées au bal du comte de Forcalquier. Si une telle invitation ne se refuse pas, la marquise est inquiète. Quelques mois auparavant, sa fille a souffert d’un mal funeste et été sauvée in extremis. Depuis, elle n’est plus tout à fait la même…
Quelle est donc cette ombre qui plane sur Anne-Hélène ? Et pourquoi le mystérieux Lazare, baron d’Oppedette, semble-t-il soudain subjugué par la jeune débutante ?


J’ai l’impression d’être passée complètement à côté de cette histoire. Certainement pas le bon moment pour la découvrir car je l’ai lue en parallèle de Wild qui a été un tel coup de cœur qu’il était difficile de tenir la comparaison. A part l’aspect fantastique qui m’a convaincue, je n’ai aimé ni l’intrigue, ni les personnages et j’ai eu du mal avec la plume. Et j’en suis la première désolée et déçue.

Je crois que ce qui a principalement bloqué ma lecture, c’est la plume. Pourtant, j’ai déjà lu un roman et plusieurs nouvelles de Vanessa Terral et j’en garde d’excellents souvenirs. Ici, sans doute pour coller au contexte historique et à l’ambiance générale, l’autrice a souhaité ampouler un peu son style. Ce qui donne des phrases certes poétiques et jolies à la lecture… mais qui m’ont complètement perdue. Je pense que je décrochais très souvent car je ne comprenais absolument rien à ce qui se passait. Alors oui, je n’ai pas fait cette lecture avec une concentration extrême, concentration qu’elle aurait sans aucun doute méritée ; mais je pense aussi que parfois, il n’est pas nécessaire d’opter pour une plume aussi poussive et artificielle. Le trop est clairement l’ennemi du bien.

Vanessa TERRAL à Paris le 19 mars 2016, portrait trouvé sur son site.

Il est clair qu’avoir du mal à entrer dans l’intrigue à cause du style, c’est déjà un handicap mais quand en plus, l’histoire en elle-même ne séduit pas plus que ça… Je me suis ennuyée. Et encore une fois, comme j’ai eu des problèmes de compréhension, je crois que j’ai loupé plein d’informations et d’éléments décisifs dans l’avancée de l’action. Le devenir d’Anne-Hélène m’a donc laissé plus ou moins de marbre.
Je tempère un peu mon propos en précisant que quand même, le dernier quart du texte m’a beaucoup plus accrochée. Ma lecture était sans doute moins fractionnée, j’étais plus concentrée, je m’étais un peu habituée au style, le rythme m’a semblé plus dynamique… je ne sais pas mais ces dernières dizaines de pages sauvent l’ensemble.

Quant aux personnages, malheureusement, eux non plus n’ont pas su me séduire. J’ai trouvé l’héroïne bien immature. Pourrie gâtée et capricieuse. Certes, elle évolue en changeant d’environnement et de situation mais pour devenir l’extrême inverse (ou presque). Je ne l’ai pas trouvée sympathique et ne me suis donc pas attachée à elle.
Pas plus qu’à Lazare, le personnage masculin mystérieux de l’histoire. A priori fort séduisant, sa description m’a plutôt donné envie de fuir (mais les goûts et les couleurs…) et je l’ai trouvé bien moins charismatique et émouvant que le comte Dracula dans l’adaptation de Coppola, par exemple. Je retiens surtout sa propension à se poser en victime et sa froideur – voire son irrévérence – quand il est en société. Oui, ces traits de caractère peuvent un peu faire penser au Darcy d’Austen mais ce dernier a un côté solaire (si si, je vous assure !) que ne possède pas Lazare. C’est le moins qu’on puisse dire. Oui, Vanessa Terral s’inspire d’Hadès et Perséphone alors oui, on se doute que ça va pas être un univers ultra coloré et que les personnages ne vont pas sourire dans des costumes à paillettes… mais il m’a même pas touchée le Lazare. Pourtant il y avait de quoi. Mais non, raté.

Finalement, ce que j’ai préféré dans cette lecture et ce n’est pas une surprise car c’est assez lié à Vanessa Terral (ou en tout cas je l’imagine), c’est l’aspect fantastique qui prend la forme d’une magie un peu folklorique. Celle que l’on peut facilement envisager dans les campagnes françaises du XIXe siècle. C’est là, quelque part dehors dans le décor et parfois, ça percute les personnages et a des conséquences… Et puis ça a aussi un caractère inéluctable. J’ai cru apercevoir des interventions des Moires, mais peut-être que je l’ai imaginé…

J’ai vu de nombreux commentaires convaincus sur internet et beaucoup de lecteurs m’ont dit avoir adoré Le Gardien de la Source. C’était certainement le mauvais moment pour moi et je n’ai donc pas pu apprécier cette histoire à sa juste valeur, dommage. Je vous invite donc à vous faire votre propre avis si le résumé vous interpelle !

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