Les Autodafeurs, Tome 3 : Nous sommes tous des propagateurs de Marine CARTERON

Les Autodafeurs, Tome 3 :
Nous sommes tous des propagateurs
de Marine CARTERON

Editions du Rouergue,
2015, p. 361

Première Publication : 2015


Pour l’acheter : Les Autodafeurs, Tome 3


Née en 1972Marine Carteron passe son enfance et son adolescence entre la Bretagne, la Sarthe, la Corse et les Antilles avant de faire des études d’histoire de l’Art et d’archéologie à l’université de Tours. Vivant actuellement en Rhône- Alpes, elle enseigne, tout en profitant de sa petite famille et en noircissant du papier pour les Éditions du Rouergue.

 Les Autodafeurs, Tome 1 Tome 2 


♣ ♣ ♣


« A cause de moi, le Trésor de la Confrérie a disparu dans les flammes et, avec lui, notre seule espoir de gagner la guerre… Maintenant, plus rien ne peut arrêter les Autodafeurs.
Pour nous protéger, on nous a envoyés sur une île pourrie au fin fond de l’Atlantique.
Là-bas, tout le monde bosse mais, moi, je n’ai pas du tout envie de me bouger, surtout pour aller voir le monde s’écrouler et devenir complètement fou. 
Si on en est là, c’est de ma faute, alors je préfère rester au lit. »
Auguste Mars

P.-S. : Ce que mon frère oublie de vous dire (mais comme il ne le sait pas, c’est un peu normal), c’est que TOUT le Trésor de la Confrérie n’a pas été détruit. Il reste deux petits carnets écrits en espagnol que j’avais « empruntés » à Maître Akitori avant qu’il referme son container. Alors, c’est sûr, je n’avais pas vraiment le droit… Mais plus j’avance dans ma traduction, plus je me dis que j’ai bien fait de les garder.


/!\ Spoilers sur les tomes précédents /!\

Les Autodafeurs, voilà une série dont j’avais un peu entendu parler sur la toile mais vers laquelle je ne me serais pas forcément tournée si je ne l’avais pas empruntée en médiathèque… quelle erreur ça aurait été si j’étais passée à côté !
Voilà un troisième tome qui apporte la résolution de l’affaire, des réponses à nos questions, son lot d’actions et… une sacrée surprise dans les dernières pages !

Alors que le deuxième tome servait de transition, un peu plus centré sur les réflexions et l’évolution des personnages, ce troisième et dernier opus dépote. Après les quelques premières dizaines de pages dans lesquelles on retrouve un Auguste apathique, l’action se met rapidement en place et difficile ensuite de l’arrêter.
Si vous n’êtes pas friands des histoires où les jeunes héros sauvent le monde alors que les adultes ne savent pas prendre une seule décision sensée, cette conclusion vous paraîtra peut-être un peu exagérée… mais si vous laissez ressortir votre âme d’aventurier, nul doute que cette chasse au trésor semée d’embûches saura vous convaincre et vous divertir !

J’avoue m’être très facilement prise au jeu du mystère entourant le décryptage des pages du journal sauvegardé par Césarine dans le tome précédent. Une fois le texte découvert, les héros vont se lancer dans la recherche du “livre que l’on ne peut pas lire”, ce qui les entraîne dans des situations périlleuses, notamment sous l’eau. Les scènes sont dignes de films d’aventures avec son lot d’affrontements, de rebondissements et d’émotions… jusqu’à la révélation concernant ce fameux “livre que l’on ne peut pas lire”, révélation qui m’a laissée assez pantoise.
Je n’ai RIEN vu venir et je n’aurais jamais imaginé que Marine Carteron puisse prendre ce chemin-là. Waouh ! Quel virage, quel retournement de situation ! C’est exactement ce que j’ai ressenti lors de ma lecture de la trilogie NéaChronical de Jean Vigne, que je vous conseille, au passage !

Inutile de revenir une troisième fois sur les héros charismatiques offerts par Marine Carteron.
Auguste continue son bonhomme de chemin, adolescent vivant des situations difficiles, parfois très maladroit, parfois à côté de la plaque mais souvent très drôle (malgré lui) et émouvant.
Césarine est une nouvelle fois celle qui sert de lien et d’impulsion à tous les autres. Mais si elle a gardé son pragmatisme et son premier degré, elle a aussi su évoluer énormément, notamment au niveau émotionnel. C’est une gamine marquante, un personnage que je n’oublierai pas de sitôt !
Les adultes que l’on avait pu rencontrer précédemment ne sont pratiquement pas présents dans ce troisième et dernier tome (comme je vous le disais, il faut accepter que l’avenir du monde soit entre les mains d’enfants et adolescents) mais l’auteure nous présente de nouveaux personnages… que je me suis surprise à apprécier en quelques pages à peine ! Eux aussi se révèlent charismatiques et indispensables à la bonne marche de l’intrigue.

Les Autodafeurs fait partie de ces rares trilogies que j’ai lues en moins d’un an et qui a su me tenir en haleine d’un bout à l’autre. Une intrigue et des héros tournés vers la jeunesse mais pas du tout simplistes ou niais, loin de là ! Marine Carteron nous propose une histoire intelligente, bien menée, des personnages charismatiques, une écriture résolument dynamique et dans l’ère du temps… bref, c’est du tout bon ! Auguste et Césarine forment un duo qui marque et qui va me manquer ; j’ai même très envie d’avoir de leurs nouvelles dans d’autres aventures…


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