Le Charme discret de l’intestin, tout sur un organe mal aimé de Giulia ENDERS

Le Charme discret de l’intestin,
tout sur un organe mal aimé
de Giulia ENDERS


Actes Sud,
2015, p. 351

Première Publication (vo) : 2014


Pour l’acheter : Le Charme discret de l’intestin


Giulia Enders est une étudiante en médecine allemande, née en 1990 à Mannheim, et l’auteur du livre à succès Darm mit Charme traduit en français par Le charme discret de l’intestin. (Wikipedia)


♣ ♣ ♣


Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre deuxième cerveau et son microbiote (l’ensemble des organismes l’habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies…
Illustré avec beaucoup d’humour par la soeur de l’auteur, cet essai fait l’éloge d’un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience.
Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre.


Je fais partie de ces gens qui sont rarement malades. Les rhumes sont l’affaire d’une journée (merci les diffusions d’huiles essentielles) et je peux compter sur les doigts d’une main mes visites chez un médecin depuis mon enfance pour les grippes/angines et autres joyeusetés. En revanche, je fais partie de ces gens qui ont quasi-quotidiennement mal à la tête (enfin, mal de tête est un euphémisme, c’est plutôt céphalées de tension et migraines avec aura pour moi) et qui ont quasi-quotidiennement mal au ventre. La nervosité, le stress ou que sais-je, je suis sensible à mon environnement et je fais partie de ces gens très chiants qui aiment bien leur cadre de vie avec horaires réguliers, qui préfèrent dîner à 18 plutôt qu’à 22h et qui font globalement (très) attention à leur alimentation. Pas de végétarisme ou d’intolérance au gluten/lactose mais j’essaye de manger assez équilibré/sain, j’aime bien savoir ce qu’il y a dans mon assiette et je préfère avaler un radis avec un morceau de beurre qu’une énorme pâtisserie bien sucrée. (Ce qui ne m’empêche pas d’aller régulièrement au resto avec les copains, parce que j’aime bien manger quand même !)

Tout ce blabla pour vous poser le contexte de lecture, le pourquoi du comment j’en suis arrivée là. J’étais vraiment très curieuse de lire enfin ce texte devenu un best-seller ces dernières années. Allais-je donc y trouver des solutions miracles, des explications à mes maux ?

Sans avoir rien appris d’absolument miraculeux, j’ai tout de même relevé quelques informations intéressantes. Dans l’ensemble, je trouve l’approche assez passionnante et bien menée. La vulgarisation scientifique est assez amusante pour interpeller et garder le lecteur concentrer sans non plus tomber dans le discours simpliste.
Excepté peut-être lorsque l’on aborde la dernière partie consacrée à la microbiologie. Là, ça devient un peu plus pointu et même si c’est toujours intéressant, j’avoue que j’ai été moins attentive et ai retenu moins de choses.

Giulia ENDERS, portrait trouvé sur Babelio.

Giulia Enders – étudiante en médecine (peut-être diplômée aujourd’hui ?) – revient sur cet intestin un peu trop délaissé et surtout sur la place importante qu’il tient dans notre organisme. Selon elle, l’intestin est aussi important – voire plus – que notre cerveau et s’il n’est pas en forme, il peut être à l’origine de maux que l’on n’imaginerait pas du tout en rapport. Donc en gros, si votre intestin (et l’ensemble de votre système digestif par la même occasion) va bien, il y a de grandes chances pour que tout le reste suive.
Sa démonstration part de cette idée et pendant plus de 350 pages, elle nous prouve sa thèse, grâce à des arguments solides aujourd’hui de plus en plus admis par la médecine moderne. C’est sa sœur aînée qui illustre ses propos. Ces dessins au côté enfantin, plus parlants que des tableaux et graphiques ultra-scientifiques, sont le petit plus indispensable.

De la meilleure façon d’aller (de s’asseoir) aux toilettes en passant par des astuces pour réduire les nausées et améliorer notre “flore” intestinale, Giulia Enders ne lésine pas sur les détails, le tout amené avec beaucoup d’humour. Histoire de désacraliser un peu tout ça.
Elle revient sur l’importance des bactéries (probiotiques/prébiotiques) – qui ne sont pas toutes mauvaises, bien loin de là ! – et sur nos trop mauvaises habitudes aussi bien alimentaires qu’hygiéniques.

Vraiment, on apprend beaucoup dans ce Charme discret de l’intestin qui se lit de façon très fluide et dans lequel, je pense, on a intérêt à revenir de temps en temps pour retrouver quelques trucs et astuces indispensables à un quotidien plus serein. Du moins du côté de notre système digestif.

 

2 commentaires sur “Le Charme discret de l’intestin, tout sur un organe mal aimé de Giulia ENDERS”

  1. Je tout à fait d’accord avec ce que tu dis de ce livre. Je l’ai lu l’été dernier et il est très intéressant pour comprendre certaines choses qui se passent dans nos entrailles. Comme toi, j’ai moins accroché sur la dernière partie, un peu trop pointue à mon goût alors que le reste était de la bonne vulgarisation, sympa et pleine d’humour.

  2. J’ai trouvé aussi que ce bouquin était intéressant en mettant des mots sur mes maux de ventre justement! Même s’il ne révolutionne pas tout, j’ai compris et appris quelques petits trucs que j’applique quotidiennement notamment avec les fibres alimentaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *