Le Coin des Images [4]

En 2016, je ne vous ai quasiment pas parlé de mes lectures graphiques et pourtant, il y en a eu un bon paquet ! Cette année, je vais essayer de le faire un peu plus souvent et un peu plus régulièrement. Mais je ne promets rien parce qu’avec les tentations de la médiathèque, je risque d’en lire un bon paquet par mois !
En attendant les prochaines fois, voilà un long article pour vous présenter mes dernières découvertes en matière d’albums pour enfants, de mangas et de romans graphiques. Enjoy !

 

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Les Filles et les garçons de France QUATROMME & Elise CATROS. Le Chat-Minou, 2016, 24 pages. Pour l’acheter : sur le site de l’éditeur !

Les clichés sexistes s’enracinent dès le plus jeune âge, c’est pourquoi il ne faut pas attendre pour les démonter. C’est ce que s’attachent à faire avec fraîcheur et humour France Quatromme et Elise Catros avec « Les filles et les garçons ». Indispensable !

Niko dort de Kouam TAWA & Tiphaine BOILET. Le Chat-minou, 2016, 24 pages. Pour l’acheter : sur le site de l’éditeur !

Pourquoi Niko, le petit singe, passe-t-il son temps à dormir ? Kouam Tawa nous livre une réflexion touchante sur la captivité, qu’accompagnent avec justesse les peintures de Tiphaine Boilet.

Les Filles et les garçons et Niko dort sont deux albums publiés par les éditions du Chat-Minou. Petit éditeur clermontois, le Chat-Minou lançait un financement participatif en décembre ; j’en ai profité pour prendre ces deux titres-là. Qu’il soit question du genre ou de la captivité des animaux, les deux titres s’adressent aux jeunes lecteurs.
Rien de vraiment extraordinaire dans le texte proposé par Les Filles et les garçons mais de jolies couleurs pastelles. C’est clair et lumineux. Niko dort me semble davantage intéressant dans le fond (peut-être plus original) et la forme n’est pas en reste. J’ai aimé l’aventure de ce petit singe enfermé qui dort toute la journée. L’histoire est développée juste comme il faut. Ce n’est ni trop bavard ni trop minimaliste, et aborde un sujet que je vois traité pour la première fois dans un album pour la jeunesse. Niveau illustrations, c’est plus sombre mais dans un style plus réaliste… ce qui m’a beaucoup plu.
A noter que les deux albums sont dans un format carré, les pages sont épaisses et cartonnées ; c’est pensé pour les plus petits lecteurs !

 

 


La Colère de Banshee de Jean-François CHABAS & David SALA. Casterman, 2010, 24 pages. Pour l’acheter : La Colère de Banshee

Banshee veut du vent. Pas une brise fraîche qui glisse à la manière d’une caresse, non. Des bourrasques, des rafales, une vraie tempête. Elle ordonne à l’ouragan de se présenter à elle, et il obéit, comment s’opposer à la puissance de Banshee ?

La Colère de Banshee est un album que j’ai repéré grâce à son illustrateur, David Sala, qui a un style très reconnaissable (j’avais déjà pu l’apprécier avec l’album Folles saisons). Sans doute inspirées de Klimt, les illustrations sont rehaussées de touches dorées absolument magnifiques. C’est chaud, vif, brillant. Et bien sincèrement, je préfère Sala à Klimt !
Ajoutez à l’émerveillement visuel une histoire qui met en scène une légende irlandaise avec une petite fille coléreuse qui s’appelle Banshee. C’est à la fois très actuel (la gestion des sentiments pour les petits et notamment la colère) mais aussi un poil mythologique et même un peu poétique. Le mélange est PARFAIT ! J’ai tellement aimé que je l’achèterai dès que possible pour l’ajouter à ma collection !

 


Le Mot qui arrêta la guerre de Audrey ALWETT & Ein LEE. Nobi nobi !, 2015, 56 pages. Pour l’acheter : Le Mot qui arrêta la guerre

Au petit matin, quand le soleil étend ses rayons, que les grues s’envolent vers le ciel et que les carpes se réveillent, le lac Yamagata est le plus bel endroit de la Terre. C’est là que Seï y trace ses plus jolies calligraphies, c’est là que son frère Shigeru y fait ses plus vivants origamis. Mais voilà que le daimyô déclare la guerre à son voisin. Tout homme âgé d’au moins seize ans sera contraint de se battre sous sa bannière. Shigeru devra partir et peut-être mourir. Le jeune Seï va alors tout tenter pour convaincre le daimyô de renoncer à cette guerre. En trois jours, il peindra trois calligraphies. Trois mots pour arrêter la guerre, trois mots pour sauver son frère.

Publié par les éditions Nobi nobi !, Le Mot qui arrêta la guerre est clairement connoté « manga ». Les illustrations paraissent donc un peu plus artificielles (créées sur ordinateur) mais la couleur est superbe.
Je ne sais pas si l’histoire est un conte traditionnel chinois/japonais mais elle reprend les grands thèmes chers au Japon (Chine) : le départ pour la guerre, la valeur et l’importance du travail, la création (par l’origami et la calligraphie), la fraternité… Le cadet, ingénieux et déterminé tente tout pour sauver son aîné en âge d’aller faire la guerre, guerre jugée inutile. L’histoire est jolie, son développement bien mené et sa chute bien sentie. Ce n’est pas désagréable !

 


Ondine de Benjamin LACOMBE. Albin Michel Jeunesse, 2012, 36 pages. Pour l’acheter : Ondine

Benjamin Lacombe revient avec le mythe d’Ondine à ses amours romantiques et pré-raphaélites. Inspiré par les textes de Friedrich de La Motte-Fouqué et la pièce de Jean Giraudoux, il propose sa version du conte, où prédominent des images très picturales faisant écho aux peintures de Millais ou Waterhouse. Par un savant jeu de calques imprimés, il fait émerger toute la sensualité et la transparence de cet univers aquatique. Vibrant pour le beau chevalier Huldebrande, Ondine se noie dans les tumultes de l’amour, ses marivaudages et ses trahisons. Un grand conte, une épopée romantique dont les thématiques résonnent de manière étonnamment moderne.

Benjamin Lacombe, voilà un grand nom de l’illustration qu’il n’est plus nécessaire de présenter je pense. Si on aime le style inspiré des préraphaélites (entre autres), on ne peut qu’être émerveillé par la beauté des œuvres proposées parce que oui, plus que de simples images dans un livre, Benjamin Lacombe nous offre de véritables œuvres d’art ! Le format est grand donc on en prend pleine les yeux et c’est un régal.
Par contre, je suis déçue par le texte. Véritable conte inspiré d’histoires telle que La Petite Sirène, Ondine met en scène une belle jeune fille sortie des eaux, qui tombe amoureuse d’un homme… mais évidemment, tout se termine mal. Je ne sais pas si Benjamin Lacombe est l’auteur du texte ou s’il a simplement repris une version existante, mais je l’ai trouvé assez brouillon, parfois un peu décousu et pas toujours très clair. Oui, le visuel se suffit à lui-même mais j’aurais préféré que l’ensemble soit à sa hauteur !

 


Deux drôles de bêtes dans la forêt de Fiona ROBERTON. Editions Circonflexe, 2015, 40 pages. Pour l’acheter : Deux drôles de bêtes dans la forêt

Mais qui dit vrai dans cette histoire ?
Une petite fille trouve une étrange bête dans les bois et la ramène chez elle. Elle est persuadée de faire ainsi son bonheur. Mais ce n’est pas exactement l’opinion du petit animal, qui donne à son tour sa version des faits.

Deux drôles de bêtes dans la forêt met en scène deux personnages, une petite fille et un petit animal, qui vont se rencontrer et tenter de s’apprivoiser (ou presque). Deux personnages donc deux points de vue différents sur une même situation. C’est drôle mais surtout attendrissant et remet en cause nos convictions et notre perception : finalement, qui est le « monstre » entre les deux ?
Visuellement, c’est coloré et expressif. Les illustrations occupent tout l’espace, le texte discret mais pas trop n’est ni trop court ni trop long. Un très joli album !

 


Maman Ours de Ryan HIGGINS. Albin Michel Jeunesse, 2016, 36 pages. Pour l’acheter : Maman Ours

C’est l’histoire de Maman Ours, euh non, pardon, Maman Oie qui est en fait Papa Ours qui préférerait franchement être Ours Michel tout court…. vous suivez?! Si vous avez un peu de mal les charmants petits oisons qui ont adopté notre Ours grincheux du premier coup d’œil, eux n’ont pas de mal à suivre celui qu’il considère comme leur maman. Michel a beau tenter tout ce qu’il peut pour s’en débarrasser: rien à faire, il doit se rendre à l’évidence et essayer de faire au mieux pour éduquer ses oisons qui en plus n’y mettent pas vraiment du leur….

Maman Ours mêle lui aussi l’émotion et l’humour en mettant en scène un ours un peu bourru, grand amateur d’œufs qui par en quête de son futur repas et qui se retrouve bien malgré lui, le protecteur de quatre oisons fraîchement éclos. Impossible de s’en débarrasser, ils suivent leur nouvelle « Maman Ours » partout ! L’auteur glisse quelques références actuelles très amusantes sur l’écologie et les petites producteurs notamment, c’est particulièrement bien trouvé. L’album adopte un format paysage, ce que, personnellement, j’apprécie bien car la prise en main est agréable (c’est plus facile de tourner les pages qu’un grand livre en portrait).

 


Gruffalo de Julia DONALDSON & Axel SCHEFFLER. Gallimard, 2013, 30 pages. Pour l’acheter : Gruffalo

Une petite souris se promène dans la grande forêt. Sur son chemin, elle croise le renard, le hibou et le serpent qui la trouvent bien appétissante et l’invitent à déjeuner chez eux. Mais la petite souris, très maligne, refuse leur invitation car elle a rendez-vous avec un… gruffalo !

Dernière découverte en matière d’album pour enfants avec Gruffalo qui a pourtant été publié voilà plusieurs années. A travers cette histoire en randonnée, le lecteur rencontre de nombreux personnages. La souris croise plusieurs de ses ennemis naturels (renard, serpent, chouette…) mais à chaque fois, elle parvient à s’en sortir en leur décrivant une créature monstrueuse avec laquelle elle a rendez-vous pour dîner et devinez ce dont raffole le Gruffalo ? De renard, serpent, chouette, évidemment… Finalement, prise à son propre piège, la petite souris devra à nouveau ruser pour s’en sortir. Drôle et intelligent, Gruffalo ravit petits et grands !

 

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Orgueil & préjugés d’après Jane AUSTEN, adapté par Stacy KING et Po TSE. Soleil Manga, 2016, 367 pages. Pour l’acheter : Orgueil et Préjugés

Lorsque Monsieur Bingley, jeune homme riche et célibataire vient s’installer à Netherfield accompagné de son ami Monsieur Darcy, c’est Madame Bennet et ses cinq filles à marier les premières averties ! Car chacun sait qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier ! Découvrez cette superbe adaptation en manga du mondialement connu chef-d’oeuvre de Jane Austen. Tout l’humour et le romantisme de l’original y sont parfaitement éclairés par un dessin riche et somptueux.

Orgueil & préjugés est un roman que j’ai lu à plusieurs reprises en français et en anglais et pour lequel j’ai vu les différentes adaptations (cinéma et télé) de nombreuses fois. Autant dire que je connais l’histoire et que j’attends toujours les réécritures/modernisations au tournant. Bien qu’il possède quelques défauts qui m’ont fait lever les yeux au ciel à quelques reprises, ce manga n’est pas désagréable et est une bonne façon de découvrir l’histoire pour ceux qui seraient réfractaires à la lecture du roman de Jane Austen. C’est une version qui prend quelques libertés, notamment dans le traitement du caractère des personnages (Elizabeth est peut-être un poil trop futile et glousseuse, Mr Bennett peut-être pas assez fin) mais finalement pas plus que la version au cinéma de Joe Wright.
Niveau dessin, c’est typiquement manga : de grands yeux hallucinés, des chevelures dignes des coupes des années 80 (malgré les codes et règles assez stricts de la régence anglaise du tout début du XIXe siècle)… ce n’est pas très raccord avec la mode et la réalité de l’époque, mais pourquoi pas ! Je crois qu’il faut parfois accepter la modernisation (si elle ne dénature pas le discours d’origine) pour permettre aux nouvelles générations de s’approprier plus facilement ces histoires d’un autre temps. Ce n’est pas une adaptation parfaite, mais c’est toujours un plaisir de se (re)plonger dans les aventures d’Elizabeth Bennet et de Mr Darcy.

 

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California dreamin’ de Pénélope BAGIEU. Gallimard, 2015, 272 pages. Pour l’acheter : California Dreamin’

Ellen naît en 1941 dans une famille juive de Baltimore et, petite déjà, rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, mais sa personnalité aussi excentrique qu’attachante cache une faille de taille : Ellen est boulimique. Et grosse. Trop grosse pour espérer un jour devenir une star. Pourtant quand, à 19 ans, elle devient Cass Elliot, c’est pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York ! C’est là que, happée par la folk de l’époque, Cass tombe amoureuse de Denny, le chanteur des Journeymen…

J’ai entendu parler de California Dreamin’ à de nombreuses reprises, j’avais donc de fortes attentes concernant ce roman graphique. Si j’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de Mama Cass et de la formation de son groupe, The Mamas and The Papas ; je suis en revanche beaucoup moins séduite par le coup de crayon de Pénélope Bagieu.
Ce style « croquis » n’est pas sans intérêt mais je préfère les illustrations plus abouties. Les expressions des figures et les émotions passent assez bien malgré la simplicité des traits, rien à redire là dessus. Si je n’y suis pas sensible, ça m’est vraiment personnel.

 


Virginia Woolf de Michèle GAZIER & Bernard CICCOLINI. Editions Naïve (Grands destins de femmes), 2011, 88 pages. Pour l’acheter : Virginia Woolf

Virginia Woolf est, comme chacun sait, un écrivain essentiel du XXe siècle qui, par son oeuvre et le flux de voix intérieure qui caractérise son écriture, a été déterminante dans l’évolution du roman moderne. Dans ses romans comme dans ses journaux et correspondances, il est clair que les impressions et sensations d’enfance, qu’elles soient conscientes ou affleurant par réminiscences, ont été le socle et la matière de son travail d’écriture.

Virginia Woolf est également une biographie illustrée. Cette fois point de chanteuse américaine des années 60 mais une auteure célèbre du XXe siècle que je n’ai pas encore lue (honte à moi !) mais ça ne saurait tarder. Je ne connaissais pas du tout l’histoire de sa vie, j’ai donc été ravie d’en apprendre plus sur son quotidien, son processus de création… Rien de bien gai là-dedans encore une fois (le roman graphique précédent ne respirait pas non plus la joie de vivre), une grande mélancolie semble se dégager de sa vie. Virginia Woolf s’est penchée sur plusieurs thèmes qui me sont chers, à commencer par la place des femmes dans la société. C’est une personnalité qui m’interpelle et ce roman graphique l’a confirmé.
Par contre, là encore, je ne suis pas particulièrement fan des illustrations. Plus abouties que celles de Pénélope Bagieu et en couleurs, elles restent tout de même assez ternes, froides et donc assez dures à mon goût. Difficile d’allier intérêt pour le fond et beauté de la forme !

 


The Woods, T. 1 de James TYNION IV & Michael DIALYNAS. Ankama, 2016, 224 pages. Pour l’acheter : The Woods, Tome 1

Une balade dans les bois à quelques années-lumière de la Terre. Le 13 octobre 2013, 437 étudiants, 52 professeurs et 24 membres du personnel de l’école de Bay Point à Milwaukee disparaissent sans laisser de traces. A des années lumières, bien au-delà des frontières de notre système solaire, ces 513 personnes se retrouvent au milieu d’une étrange forêt primaire. Où sont-ils ? Pour quelle raison ont-ils été amenés ici ? Les réponses seront difficiles à trouver et surtout, à croire…

Avec le premier volume de The Woods, j’ai complètement changé de genre. Plus de biographie ici mais de la science-fiction plutôt sanglante. Tout un lycée (la structure, les centaines d’élèves et tous leurs enseignants) est propulsé sur une planète inconnue et franchement hostile, peuplée de nombreux monstres pas très amicaux. Je me demandais vraiment où l’auteur et l’illustrateur allaient me mener et à vrai dire, cette histoire d’entité extraterrestre ne m’a pas forcément passionnée. En revanche, j’ai été convaincue par le traitement des personnages. Nombreux, ils ont tous une histoire propre qu’on découvre grâce aux flash-back. Homosexualité et conflits familiaux sont par exemple le genre de thèmes très actuels abordés ici.
Côté visuel, je pense qu’on se rapproche du comics. C’est très marqué, très vif dans les couleurs avec un trait affirmé. On aime ou non. Quand elle sortira, je pense que j’emprunterai la suite, parce que je suis curieuse !

 

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Avec tout ça, vous trouverez peut-être votre bonheur ?


Et si vous n’avez pas le courage de lire tout mon blabla au sujet de tous ces titres graphiques, vous pouvez aussi l’écouter…

4 pensées sur “Le Coin des Images [4]

  • 20 février 2017 à 20 h 55 min
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    WAOUH *_* Quel beau billet !
    Comme j’avais déjà commenté ta vidéo, je n’en dis pas plus ^^

    Répondre
  • 26 janvier 2017 à 12 h 52 min
    Permalink

    Je note les albums pour enfants, ma mère étant assistante maternelle, ça risque de plaire aux petit(e)s qu’elle garde (et à elle aussi, puisqu’il n’y a pas d’âge pour les lire et les apprécier 😉 ).
    Les illustrations que tu nous montre de Banshee sont magnifiques ! Celles d’Ondine aussi, mais si le texte ne suit pas c’est dommage. Et je pense que je découvrirai The Woods, ne serait-ce que par curiosité.

    Pour l’Update Lecture, il faut décidément que je me procure ce Féérie.
    En tout cas c’est un très bon Update, tu reviens à un format plus long, c’était un peu ta marque de fabrique, tant mieux. Et ça coule tout seul, on ne s’en lasse pas, à croire qu’on pourrait en écouter des heures 🙂

    Prends soin de toi.

    Répondre
  • 26 janvier 2017 à 3 h 56 min
    Permalink

    J’ai aussitôt vu Klimt dans Banshe et  »Ophelia » dans Ondine! Je n’ai pas lu Pride & Prejudice, mais j’ai entendu parlé d’une version qui reprend le livre du point de vue des serviteurs et celui-là me tente vraiment!

    Répondre

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