Le Voyageur de Noël de Anne PERRY

Le Voyageur de Noël
de Anne PERRY

Editions 10/18 (Grands détectives)
2006, p. 150

Première Publication (vo) : 2004

 

Pour l’acheter : Le Voyageur de Noël

 

Anne Perry (née Juliet Marion Hulme le 28 octobre 1938 à Blackheath près de Londres) est un auteur britannique de romans policiers victoriens. La jeunesse d’Anne Perry fut mouvementée, puisqu’elle fut poursuivie et condamnée, à l’âge de 15 ans, pour le meurtre de la mère d’une « amie très proche », accompli avec celle-ci. Cet épisode tourmenté de sa vie, ayant eu comme théâtre la Nouvelle-Zélande où elle vivait alors, est directement à l’origine du film Créatures célestes de Peter Jackson (1994). Son propre rôle est interprété avec brio par Kate Winslet, dont c’est alors la première apparition au cinéma.

 Charlotte & Thomas Pitt, Tome 1 ♣
Le Secret de Noël 

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En ce Noël 1850, les frères Dreghorn se réunissent chez le plus âgé d’entre eux, Judah, dans son grand domaine de la région des lacs, en Angleterre.
Mais l’heure n’est pas à la joie des retrouvailles. Judah vient de mourir dans des circonstances troubles, et sa veuve, Antonia, doit faire face à de terribles accusations portées contre son mari, un juge pourtant respecté. Pour l’épauler dans ces moments difficiles, elle fait appel à un vieil ami de la famille, Henry Rathbone. Avec l’aide de ses frères, Henry va tenter de faire la lumière sur cette affaire.
Judah a-t-il été assassiné ? Et ces malheureuses insinuations, qui blessent l’honneur de toute une famille, pourraient-elles être fondées ? Dans ce nouveau conte de Noël inédit signé Anne Perry, Henry aura besoin de tout son sang-froid pour découvrir la vérité…


C’est la deuxième année consécutive que je profite de la période hivernale pour me plonger dans une des courtes enquêtes de Noël proposées par Anne Perry et malheureusement, je suis une nouvelle fois déçue par ma lecture.
Ni l’énigme, ni les personnages, ni même le contexte n’ont réussi à me séduire ici et quelques semaines après avoir tourné la dernière page, je n’ai absolument aucun souvenir.
Si j’avais beaucoup apprécié le premier tome de sa longue série Charlotte & Thomas Pitt – baptisé L’Etrangleur de Cater Street – dans un format de roman classique ; je crois que les courtes enquêtes d’Anne Perry ne sont définitivement pas faites pour moi. Dommage !

C’est dans la campagne anglaise du milieu du XIXe siècle que l’on fait la connaissance de la fratrie Dreghorn. En ce Noël 1850, la famille est endeuillée par la mort – dans des circonstances un peu étranges – de Judah, l’un des frères. Sa veuve, en plus du chagrin, doit faire face aux rumeurs accusant son ancien mari, juge de son état, de corruption. A l’aide d’Henry Rathbone, un ami de longue date, toute la famille mène l’enquête pour trouver la vérité et tente, par la même occasion, de laver le nom de Judah.
Les secrets et zones d’ombre dans les anciennes familles bourgeoises anglaises c’est loin d’être inintéressant. En tout cas, c’est le genre de contexte qui, habituellement, me plait assez. Malheureusement, ici, je n’y ai pas trouvé grand intérêt. L’intrigue de base ne m’a pas vraiment embarquée, je n’ai pas senti un grand suspens au fil de ma lecture et, pire que tout, la chute est plus que passable. J’aurais aimé une enquête à la Agatha Christie avec la découverte de nombreuses indices qui, mis bout à bout, montre la voie vers le coupable… ici, peu d’indices, peu de réflexion et finalement, peu d’investigation. Bref, je me suis ennuyée la plupart du temps.

Anne PERRY.

Et si je n’ai pas réussi à entrer dans cette histoire et à y prendre goût, c’est aussi et surtout à cause des personnages que j’ai trouvés très froids, très distants. Bien sûr, on parle de la bourgeoisie anglaise du milieu du XIXe siècle mais si des héroïnes comme Elizabeth Bennett ou Jane Eyre m’émeuvent, je n’ai créé aucune attache et aucun lien avec les personnages du Voyageur de Noël. De ce fait, leur destin n’avait pas grande importance pour moi, j’ai donc parcouru les 150 pages de cette histoire avec une grande distance, sans aucune implication.

L’année dernière, Le Secret de Noël ne m’avait pas non plus beaucoup convaincue dans son ensemble, mais au moins, j’avais trouvé un contexte hivernal assez marqué car assez présent. Le Voyageur de Noël n’offre même pas cette compensation.
Oui, l’intrigue prend place quelques jours avant Noël mais à part cette indication, je n’ai pas vu beaucoup de neige ni même ressenti le froid. L’histoire aurait pu se dérouler en plein printemps, je n’y aurais pas vu une grande différence. Bien dommage !

Finalement, ce qui sauve un peu l’ensemble à mon goût, c’est la plume d’Anne Perry (ou au moins sa traduction française proposée par les éditions 10/18) car c’est assez bien écrit et décrit tout en restant fluide. Les relations entre les membres de cette société anglaise du milieu du XIXe siècle sont bien dépeintes, les dialogues sont crédibles et pertinents au regard de l’époque… On ne peut pas nier que l’auteure connaît son sujet et qu’elle le maîtrise. Dommage que le reste n’ait pas suivi.

Ma lecture du Voyageur de Noël m’a laissée de glace (au moins un rapport avec la saison) et quelques semaines après l’avoir faite, je n’en ai quasiment aucun souvenir. Si j’ai aimé L’Etrangleur de Cater Street de la même auteure, les courtes enquêtes proposées par Anne Perry ne me semblent ni abouties ni même franchement intéressantes. Je ne suis pas sûre de retenter l’expérience l’année prochaine !

 

 

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