Contes des Royaumes, Tome 2 : Charme de Sarah PINBOROUGH

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Contes des Royaumes,
Tome 2 : Charme
de Sarah PINBOROUGH
Milady,
2014, p. 255

 

Première Publication : 2013

Pour l’acheter : Contes des Royaumes, Tome 2

 

Sarah Pinborough est la nouvelle étoile du fantastique et de la terreur en Grande-Bretagne. Elle a également écrit de la fantasy pour la jeunesse, sous le nom de Sarah Silverwood, et travaille actuellement à plusieurs projets de séries télévisées.

Contes des Royaumes, Tome 1 Tome 3 

 

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Rappelez-vous les horribles belles-sœurs, le carrosse magique, le bal enchanté, la pantoufle de verre et l’éternel amour né au premier regard… et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Cendrillon, telle qu’elle n’a jamais été révélée… Cendrillon, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction.

 

Parmi une petite liste de suites de séries, vous avez choisi ce deuxième tome des Contes des royaumes pour mon challenge Wild PAL. J’ai donc suivi vos recommandations et me suis lancée dans Charme, assez enthousiaste puisque le premier volet de la trilogie de Sarah Pinborough m’avait plu.
A part un petit bémol que je détaillerai plus loin, je suis à nouveau convaincue par cette réécriture de contes de fées… et cette fois on s’attarde sur la célèbre histoire de Cendrillon.

Ce que j’ai bien aimé dans les deux tomes des Contes des Royaumes, c’est que Sarah Pinborough a trouvé le juste milieu. Elle utilise assez d’éléments des contes d’origine pour qu’on n’ait aucun mal à les reconnaître mais ne fait pas non plus un bête copier/coller qui n’apporterait rien. Elle parvient à modifier les bases de ces histoires ce qui nous permet de redécouvrir celles-ci avec un oeil neuf, d’après un angle légèrement différent.
On apprend ainsi à connaître les personnages secondaires qui n’ont pas forcément beaucoup la parole dans les autres versions (je pense notamment aux adaptations en dessins animés de Disney) et certains éléments-objets sont détournés pour notre plus grand plaisir. Le prince charmant n’est finalement plus si charmant, la fée marraine n’est plus si bienveillante et l’enchantement qu’elle met en place comporte son lot d’effets secondaires indésirables. Sarah Pinborough n’oublie pas de faire un petit clin d’oeil au dessin animé que l’on connaît quasiment tous en ajoutant un petit rat qui a son importance et une place de choix. Le conte de fées révèle ainsi son véritable visage : manipulation, cruauté, désillusion… et c’est bien fichu.
Le seul point un peu en deçà, à mon goût, c’est l’ajout des scènes à tendance érotique qui n’apportent pas grand chose. Bien sûr, elles participent à démontrer que les contes de fées ne sont pas tout beaux, tout roses, virginaux et naïfs… et c’est plutôt positif. Mais, même si ces passages ne sont pas mal écrits, ils ne sont pas forcément amenés de façon pertinente et ils en deviennent ainsi assez inutiles.

sarah pinboroughL’autre point positif, en tout cas qui me plaît et qui me paraît bien amené, c’est le fait que différents contes soient entremêlés. Alors bien sûr, chaque tome revient sur une histoire en particulier : Blanche-Neige pour le premier, Cendrillon pour celui-ci et La Belle au bois dormant pour le dernier, me semble-t-il… mais on sent qu’il y a une toile de fond. Le lecteur est transporté dans un univers dans lequel tous les contes de notre enfance se côtoient, un peu comme les excellentes séries Le Dixième royaume et plus récemment Once upon a time.
On se rend compte, avec surprise et ravissement, que les personnages sont plus ou moins liés les uns aux autres et que les intrigues sont plus complexes qu’il n’y paraît. Je vous conseille donc, même si les ouvrages ne le signalent pas clairement, de lire les trois tomes de cette trilogie dans l’ordre et de ne pas en oublier un en route puisque certains éléments du premier tome se retrouvent dans Charme et j’imagine que ce sera la même chose dans le troisième et dernier. Il y a un fil conducteur et même si on ne peut pas vraiment parler de “suite” à part entière, il y a une certaine logique. Pour ceux qui ont lu le premier tome, vous saurez ce qu’il advient de Blanche-Neige avec ce deuxième volet, même s’il ne s’agit que d’un élément furtif de la narration de ce dernier.

Alors ce n’est pas une saga extraordinaire mais elle a le mérite de fonctionner. Contrairement à la série Il était une fois de Eloisa James qui part du côté historique et qui ne me convainc que peu, Sarah Pinborough se tourne davantage vers les contes d’origine avec des éléments merveilleux (pomme empoisonnée, pantoufles et carrosse magiques…) et j’y crois bien davantage. J’accroche beaucoup plus à cet univers qui me fait beaucoup pensé à celui mis en place par la série Once upon a time et qui lui aussi entrelace tous les contes et leurs personnages. Les romans sont courts et l’auteure a trouvé un bon équilibre entre descriptions pour décrire les scènes et dialogues qui rythment un peu le tout ; c’est agréable, fluide et divertissant !

 

Challenge Wild PAL : 1/6 !

wild pal episode 1 miniature

 

4 commentaires sur “Contes des Royaumes, Tome 2 : Charme de Sarah PINBOROUGH”

  1. Hello! J’ai moi aussi lu cette série ainsi que celle d’Eloisa James. Je dois dire qu’à mon humble avis, des trois livres Beauté est largement au dessus des autres et Charme m’a un peu décue. Après c’est vrai que ça n’a absolument rien à voir avec Il était une fois mais en même temps, le but et le genre ne sont pas les mêmes. Eloisa James a essayé de faire des contes des histoires réalistes dans un contexte historique, alors que Sarah Pinborough est plus dans le côté fantastique… Mais les deux restes sympathiques ^^

    1. C’est vrai que les deux n’ont absolument rien à voir mais pour le coup, je trouve l’aspect merveilleux suivi par Pinborough plus “crédible” que l’historique de James, qui ne respecte pas le genre. Elle a choisi un “juste milieu” qui n’est pas juste, justement, à mon sens. Elle aurait dû, soit carrément partir du côté du conte (donc là on s’en fout clairement des dates et du contexte géographique), soit carrément faire un truc historique plus poussée (et là, attention aux “détails”). C’est maladroit à mon avis et c’est dommage.

      1. Oui c’est vrai, je viens de finir le dernier La jeune fille à la tour et j’ai été vraiment déçu, je n’ai absolument pas reconnu le conte de Raiponce. Après comme je ne suis pas experte, le côté historique ne m’a pas dérangé. Mais c’est vrai qu’au niveau conte, Charme est bien meilleur.

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