Il était une fois, Tome 1 : Au douzième coup de minuit de Eloisa JAMES

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Il était une fois, Tome 1 :
Au douzième coup de minuit
de Eloisa JAMES
J’ai lu (Pour Elle, Aventures & Passions)
2012, p. 344

 

Première Publication : 2010

Pour l’acheter : Il était une fois, Tome 1

 

Diplômée de Harvard, spécialiste de Shakespeare, Eloisa James est professeur à l’Université de New York. En parallèle elle écrit des romances historiques à succès.

Il était une fois, Tome 5 

 

 

Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate vit sous le joug de sa belle-mère Mariana. L’odieuse femme va bientôt marier sa fille, Victoria, à un éminent parti, mais avant tout , la future épouse doit être présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au château. C’est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu’arrogant. Un prince pour qui son coeur vacille, mais que le destin s’acharne à lui dérober. Et si un baiser avait le pouvoir de tout changer ?

 

L’été, j’ai envie de légèreté. Alors entre deux lectures un peu plus denses et conséquentes, j’aime beaucoup me plonger dans des histoires qui ne demandent pas grande réflexion, juste pour me changer les idées. Malgré tout, je reste un minimum exigeante alors même si j’essaye de laisser de côté ma propension à trouver la petite bête dans les romances historiques, je continue à avoir du mal à y trouver du rêve ou même de l’intérêt.
Le cinquième tome (on peut les lire parfaitement indépendamment) ne m’avait pas vraiment embarquée et j’avais surtout été déçue par la soi-disant réécriture de conte de fées, que je cherche encore. J’avais tout de même envie de laisser une seconde chance à cette série tant appréciée et me suis donc lancée dans le premier tome, soi-disant basé sur l’histoire de Cendrillon. Encore une fois, du conte de fées originel, je n’ai pas vu grand chose ; quant à la romance, si elle ne m’a pas fait lever les yeux au ciel d’exaspération, elle ne m’a pas non plus fait rêver. Vite lu, vite oublié.

La situation de base est sans doute ce qui ressemble le plus au conte de fées qui l’inspire. Depuis la mort de son père, la jeune Kate subit les caprices de sa belle-mère Mariana et de sa demi-soeur (par alliance) Victoria, plus bête que méchante. Devant s’occuper du domaine familial et mettant la main à la pâte pour éviter que celui-ci ne tombe en ruine, la jeune femme est bien loin des considérations sur la dernière robe ou coiffure à la mode et son physique peu voluptueux en pâtit de plus en plus. Cela dit, nous sommes bien loin d’une Cendrillon maltraitée par une belle-mère tyrannique, le visage plein de cendres et vivant dans le dénuement le plus complet. Malgré une situation peu enviable, Kate est ici loin de la figure du conte que l’on connait.
L’élément déclencheur survient à cause de trois minuscules roquets insupportables qui défigurent Victoria, la privant du plaisir de faire la rencontre de l’oncle (richissime) de son fiancé. Ne pouvant annuler ou repousser l’évènement, Mariana insiste pour que Kate prenne la place de sa demi-soeur dans l’assemblée, se faisant passer pour elle à l’aide de déguisements plus ou moins crédibles. Les deux jeunes femmes sont aussi différentes qu’un hippopotame et une gazelle, sans compter que la plupart des membres de la bonne société présents lors de la rencontre, ont déjà pu admirer la grande beauté de Victoria. Croire qu’une perruque de mauvais goût et qu’une ou deux robes réussiront à sauver les meubles, c’est quand même un peu gros… mais apparemment, tout le monde (ou presque) tombe dans le panneau. Ridicule.

Evidemment, alors qu’elle se fait passer pour Victoria au bras de son fiancé, Kate va tomber sous le charme du prince Gabriel (l’oncle du fiancé en question) et la situation va devenir un peu embrouillée. Pour ma part, je dois avouer que cette romance m’a laissée de glace.
Alors je ne l’ai pas trouvée improbable ni même mal amenée (contrairement à beaucoup d’autres romances historiques), elle ne m’a simplement fait ni chaud ni froid. Je n’ai ressenti aucune passion, aucune magie dans cette rencontre et dans cet amour naissant. On essaye bien de nous vendre un peu d’exotisme en la personne du prince, grand brun ténébreux qui s’en revient de je ne sais plus quelle fouille archéologique (sa passion) et qui élève en son domaine un éléphant, un lion mal en point et d’autres animaux de la savane africaine… mais franchement, il ne m’a pas fait rêvée. Je n’ai absolument rien ressenti, pas même un petit frisson, pas même un petit émoi. Ce qui est quand même le but premier d’une romance. Eloisa James tente bien de nous émoustiller – l’héroïne et le lecteur – lors de la scène du bal en mettant en place une sorte de jeu pour nous faire languir, mais rien à faire, j’étais complètement hermétique. J’ai donc suivi la progression de cette romance sans déplaisir mais sans grande conviction non plus.

Heureusement, l’héroïne ne tombe pas dans le cliché de l’ingénue idiote qui tombe en pâmoison devant le macho bestial. Merci à l’auteure d’avoir évité ces traits de caractère qui m’insupportent au possible. Alors je n’ai pas vibré avec les personnages mais je n’ai pas non plus levé les yeux au ciel à cause d’eux, et c’est déjà pas mal connaissant mes exigeances.
Le prince Gabriel est fade, je ne reviendrai pas là dessus. De son côté, Kate ne brille pas non plus par son charisme. Déterminée et plutôt courageuse, elle garde la tête haute malgré sa situation familiale ; cela dit, elle accepte la mascarade organisée par sa belle-mère, sans trop se rebeller. Pas stupide mais pas non plus avec une répartie qui ferait pâlir Elizabeth Bennet, c’est une jeune femme assez banale. Au moins, elle a le mérite de ne pas posséder des caractéristiques de super-héroïne et reste crédible. Je suis sûre que l’on peut trouver à s’identifier à elle assez facilement.

Quant au côté « historique » de la romance, il vaut mieux l’oublier. Eloisa James fait un apparté à ce sujet au début (ou à la fin ?) du roman, précisant que comme il s’agit d’un conte de fées, on ne peut pas vraiment l’ancrer dans une époque et une situation géographique. Pour le coup, je suis assez d’accord avec elle et il vaut mieux en rester là, sans chercher coûte que coûte à placer cette histoire sur une ligne du temps et dans un pays précis. Parce que sinon, si vous êtes un minimum historien, vous allez vous arracher les cheveux.
eloisa jamesL’auteure fait malgré tout la « bêtise » de nous dire qu’elle voit bien son premier tome se dérouler à l’époque Régence. Horreur, malheur. Personnellement, la première chose qui me vient en tête quand je pense à la Régence (anglaise) c’est les robes à taille empire (à la Jane Austen). Rien que cet élément est évincé en quelques pages. Les personnages féminins portent des robes à taille basse avec corsets et la mode est à l’horrible perruque de couleur variée (et criarde). Excusez-moi, mais imaginer Jane Austen avec une coiffure à la Marie-Antoinette, ça me fait mal.
Donc on oublie les indications historiques et on reste dans l’esprit conte de fées, sans âge et sans lien géographique.

Malgré tout, et pour revenir sur le sujet du conte de fées, j’ai beau chercher, je peine à trouver des éléments appartement à l’histoire de Cendrillon. A part la situation familiale de départ et l’apparition d’une sorte de marraine un peu loufoque (mais qui ne possède pas de baguette et ne transforme pas une citrouille en carrosse), pas grand chose à se mettre sous la dent. C’est donc une nouvelle fois une déception et si le tome suivant (a priori dédié à l’histoire de la Belle et la Bête) est tout aussi éloigné de l’histoire dont il s’inspire soi-disant, j’arrêterai définitivement cette saga.

Finalement, ce qui sauve cette lecture selon moi, c’est l’écriture d’Eloisa James qui, sans être d’un quelconque intérêt littéraire (surtout que je me base sur la traduction), a au moins le mérite de tenir la route, d’être fluide, assez descriptive pour permettre au lecteur de se créer quelques images pendant la lecture et assez rythmée pour ne pas nous endormir. L’ensemble reste simple mais un minimum soigné et c’est au moins ce que j’attends de mes lectures, même s’il s’agit d’une simple romance historique.

Le cinquième tome de la saga ne m’avait pas vraiment convaincue sans non plus m’horrifier, ce premier opus prend le même chemin. Ce n’est pas mauvais, c’est juste décevant sur l’aspect réécriture de conte de fées et ça manque vraiment de passion pour devenir une romance inoubliable. Pas vraiment de charisme dans cette histoire que j’ai parcourue sans grand intérêt et que j’ai déjà totalement oubliée trois semaines plus tard !

challenge XIXe

 

6 pensées sur “Il était une fois, Tome 1 : Au douzième coup de minuit de Eloisa JAMES

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  • 14 août 2015 à 22 h 49 min
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    J’ai souvenir d’avoir lu le second tome, et d’avoir trouvé le lien avec le conte de fée encore plus tiré par les cheveux :p
    J’en retiens pas grand chose de cette sage de mon coté non plus 🙂

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    • 16 août 2015 à 17 h 17 min
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      Ah zut ! ça ne me rassure pas des masses ! Je lui donnerai quand même sa chance, une dernière fois. Mais si ça ne prend toujours pas, j’arrêterai définitivement avec cette saga et revendrai les bouquins. -_-

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  • 13 août 2015 à 21 h 17 min
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    Bon ben, j’ai l’intégrale dans ma PAL, je vais peut-être la laisser mariner encore un peu ^^

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    • 16 août 2015 à 17 h 14 min
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      Beaucoup ont été passionnés par cette saga et ont adoré le côté réécriture de contes alors peut-être que ce sera pareil pour toi… ^^

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