Le Cycle des âmes déchues, Tome 2 : Le Sacrifice des Damnés de Stéphane SOUTOUL

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Le Cycle des âmes déchues, Tome 2 :
Le Sacrifice des Damnés
de Stéphane SOUTOUL
Editions du Petit Caveau,
2011, p. 186

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : Sur le site de l’éditeur !

Né en 1977, Stéphane Soutoul se passionne très tôt pour les récits où s’entremêlent l’interdit, le frisson et l’aventure. De cette addiction pour la littérature fantastique, émerge un style partagé entre lumière et ténèbres. Son écriture cristallise sa prédilection pour les univers à l’imaginaire sombre dans lesquels tout peut arriver. Il est auteur notamment d’une série vampirique aux éditions du petit caveau (Le Cycle des âmes déchues) ainsi que d’une série bit-lit (Anges d’apocalypse). Plusieurs de ses textes figurent au sommaire de diverses publications, recueils et anthologies.

Tome 1 : Le Mal en la demeure

  

Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidents du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.
Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?
Paul de Lacarme va tenter l’impossible pour retrouver l’unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d’un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d’un piège sans retour…

Stéphane Soutoul fait partie de ces auteurs français connus pour leur extrême gentillesse mais également et surtout pour la qualité de leurs textes et l’originalité de ceux-ci. Le premier tome de ce cycle m’avait marquée par son atmosphère et son style désuet extrêmement bien maîtrisés. J’attendais aussi bien de cette deuxième intrigue, sinon mieux, et je ne suis pas déçue. L’effet de « surprise » lié à l’aspect fantastique n’est plus de mise mais j’ai retrouvé, avec plaisir, le romantisme exacerbé de cette fin de XIXe siècle.
Un deuxième tome qui peut se découvrir séparément mais qui prend toute son ampleur après la découverte du premier… et qui, à mon goût, le surpasse !

Après avoir découvert l’aventure de Gérald de Larcame, aîné de la famille, dans le premier tome, c’est au tour des deux autres membres de la fratrie, notamment Léonore, la sœur adoptive. Isolée dans la demeure familiale, la jeune femme s’éprend de Norman, l’un des anciens apprentis chasseurs de vampires du père Lacarme. Leur histoire d’amour s’annonce sous les meilleurs auspices mais c’est sans compter sur la malchance et la malédiction qui semblent peser sur le couple. Les jours heureux s’éteignent bien vite, les deux amants doivent fuir les projets d’un groupe de fanatiques qui tentent d’invoquer une présence démoniaque au moyen de rituels et sacrifices magiques. La famille Lacarme semble maudite, rien est épargné à ses membres.
Les personnages principaux souffrent à nouveau et la mort n’est jamais loin ; amours contrariées et destins tragiques sont de la partie. Alors bien sûr, si le genre vous rebute, il vaut peut-être mieux éviter de vous lancer. Cela dit, Stéphane Soutoul maîtrise parfaitement cet aspect du récit, il vous fera peut-être changer d’avis.

Encore une fois, on ne peut pas dire que je me sois beaucoup attachée aux figures principales, une certaine distance demeure entre elles et le lecteur. Malgré tout, j’ai pris plaisir à suivre Léonore et son compagnon Norman, et je souhaitais connaître leur avenir. En revanche, la mini intrigue dévolue à Paul, le frère Lacarme toujours en vie, m’a moins intéressée. Même si son aventure personnelle enrichit un peu le contexte général, elle n’est pas indispensable et ne m’a que moyennement marquée.
Les ennemis de la famille sont quant à eux assez bien croqués et plutôt crédibles : la brute épaisse au comportement vraiment inquiétant, l’érudit borné, l’ennemi générationnel… Pas mal de figures différentes pour contenter le maximum de lecteurs.

Si le premier tome amenait doucement le vampirisme, le concept est ici bien admis et laisse plutôt la place à la magie. Le rythme plus lent et descriptif du premier tome est partiellement remplacé par une intrigue un peu plus dynamique… après l’ambiance huis clos, voilà la course-poursuite. J’ai vraiment beaucoup apprécié ce changement d’atmosphère qui offre un nouveau souffle à la série et renouvelle l’intrigue. On ne s’ennuie pas !
Et même si l’on peut regretter un schéma narratif général un peu linéaire, on parcoure avec plaisir les derniers chapitres, surpris par l’une des révélations. Je n’ai, pour ma part, rien vu venir, la surprise a donc été totale et efficace. Je l’avais déjà noté précédemment, mais j’apprécie les dernières pages proposées par l’auteur, dédiées à un nouveau personnage, celui qu’on suivra dans le tome suivant (en l’occurrence le troisième et dernier). La transition est plus douce et la curiosité est forcément réveillée… surtout que l’héroïne mise en avant semble très prometteuse, encore plus spéciale et donc intéressante que les autres !

Beaucoup de bonnes choses dans ce deuxième tome donc, et c’est sans compter sur la forme. Stéphane Soutoul a vraiment un don pour conter ses histoires : il parvient avec une très grande facilité à transporter son lecteur dans une époque, un contexte particulier. Un voile sombre semble s’être glissé sous nos yeux, chaque scène gagne une ambiance gothique romantique et raffinée.
Le côté un peu désuet du vocabulaire et des tournures de phrases choisis accentue l’immersion du lecteur. Mais n’ayez crainte, l’auteur maîtrise son style et n’en fait jamais ni trop peu ni pas assez ; l’ensemble est fluide et très abordable, aucune difficulté particulière à relever. Quelques coquilles persistent dans l’édition, mais rien de grave.
En revanche, j’avoue que je ne suis définitivement pas fan des illustrations de cette trilogie signées Cécile Guillot. J’aime généralement ce qu’elle propose mais là… je n’accroche pas trop. Ne vous arrêtez pas à ce visuel car si vous êtes sceptiques, le contenu vous fera vite changer d’avis, j’en suis sûre !

Stéphane Soutoul s’est fait un nom chez les lecteurs français grâce à son style très particulier et l’ambiance très sombre et romantique qui se dégagent de ses écrits. Les deux premiers opus de ce cycle sont de petites pépites dans leur genre et je ne doute pas que le troisième et dernier tome suit ses prédécesseurs. Je le saurai vite car je compte bien l’acheter aux Imaginales… dès demain !

5 pensées sur “Le Cycle des âmes déchues, Tome 2 : Le Sacrifice des Damnés de Stéphane SOUTOUL

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