Balades irlandaises de COLLECTIF

balades irlandaises

Balades irlandaises
de COLLECTIF
France Loisirs (Histoires d’Ailleurs),
2004, p. 144

Première publication : 2002

Pour l’acheter : Balades Irlandaises

 

 

 

C’est bien connu, les filles d’Irlande ont une sainte horreur qu’on leur marche sur les pieds ! Elles n’hésitent pas à parcourir la moitié du monde pour tomber amoureuses, à faire retapisser leur maison en rose sans en parler à leur mari, ou à le planter là pour partir en week-end entre copines !
Laissez-vous entraîner par ces quatre nouvelles fraîches et enlevées dans une sympathique escapade chez nos voisines les Irlandaises.

J’ai acheté ce minuscule recueil de nouvelles la dernière fois que je suis allée faire un tour du côté du Bric à Brac de Vaise (me semble-t-il). Je n’en avais jamais entendu parler et la chick-lit, ce n’est vraiment pas un genre que j’affectionne. Mais mettez-moi une allusion à l’Irlande et c’est bon, j’achète ! Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’avais vraiment besoin de quelques choses de léger et de joyeux. Si les quatre nouvelles proposées ici ne sont pas d’une très grande qualité littéraire, elles m’ont au moins rendu un peu le sourire. Et je n’en demande pas plus.

Quatre nouvelles offertes par quatre auteures-femmes différentes, mettant en scène quatre héroïnes irlandaises, annoncées comme de fortes têtes par la quatrième de couverture. Ces quatre héroïnes ont réussi à me séduire, une fois sur deux. Si deux d’entre elles m’ont beaucoup plu, les deux autres m’ont laissée un peu de marbre ou m’ont carrément énervée.
Dans Thelma, Louise… et les Apollons, Suzanne (dite Suzy) essaye d’oublier sa rupture avec Paul en partant en virée américaine avec son amie Becky. Si celle-ci attire tous les regards avec sa taille mannequin, Suzy passe plutôt inaperçue avec son bon 40 et sa mélancolie. Alors, lorsque les deux filles doivent partager la voiture louée pour le périple, avec deux jeunes irlandais eux aussi inscrits pour le voyage, les sourires ne sont pas sur toutes les lèvres… Mal dans sa peau et mal à l’aise, notre héroïne vit un calvaire alors que sa meilleure amie prend du bon temps avec Tony, l’un des deux voyageurs. L’autre, Liam (avec un prénom pareil, je ne pouvais que l’aimer !), semble aussi peu expansif que Suzy et pourtant… J’ai bien aimé le caractère de la jeune femme, discrète mais pourtant déterminée et j’ai été heureuse de son aventure même si, il faut bien l’avouer, le dénouement est sans surprise.
Betty, épouse et mère dévouée, se transforme en vraie chieuse le 28ème jour (titre de la nouvelle) de chaque mois. Un texte sur le dysfonctionnement hormonal des femmes que notre héroïne appelle SPM (Syndrome Prémenstruel), je trouve ça assez osé et pas forcément de très bon goût. Comme si toutes les nanas pétaient les plombs pendant cette période (je me refuse de croire une telle chose !). Alors oui, j’imagine qu’il faut prendre ces quelques pages au second degré mais… bof. Betty est juste une tête à claques.
Photographer © Wayne WaltonÊ/ Lonely Planet ImagesEmma est folle amoureuse de son Martin qui lui, préfère passer ses week end avec ses amis plutôt que de prendre du temps pour la femme qui partage sa vie. Soumise et malheureuse, la jeune femme finit par céder à la proposition de son amie Annette. C’est décidé, quand Martin reviendra, Emma sera partie en virée dans les pubs de Galway pour un Week end entre filles ; ça lui fera les pieds. Entre deux pintes, les deux amies s’en donnent à cœur joie… peut-être l’occasion pour l’héroïne de se rapprocher du bonheur… Emma m’a touchée. Parce que je me suis reconnue en elle, parce que j’ai vécu la même chose il y a quelques années. Elle parvient à sortir la tête de l’eau et à se reconstruire et ça m’a mis du baume au cœur !
Enfin, dans Un Homme de terrain, Laura est confrontée à la réalité de son mariage. Peter, son époux, remet toujours tout au lendemain et est surtout incapable de se passer de sa mère. La jeune femme va ruser pour faire bouger Peter… et va se faire prendre à son propre jeu ! Si j’ai moins apprécié l’intrigue de cette nouvelle, j’ai été très agréablement surprise par son dénouement.

Cathy Kelly, Catherine Barry, Marisa Mackle et Tina Reilly nous propose quatre nouvelles sans grande surprise pour la plupart (à part la dernière) mais agréables à parcourir. Ce n’est pas de la grande littérature, c’est évident, mais c’est plutôt bon pour le moral.
La seule chose que je peux reprocher à ce recueil, c’est l’absence de l’Irlande. Oui, certaines nouvelles se déroulent sur l’île d’Emeraude mais si le titre n’était pas si explicite, et si les mentions de Dublin/Galway n’étaient pas faites de temps en temps, rien ne pourrait le laisser penser. C’est dommage. J’avais de me plonger dans l’atmosphère si particulière de ce pays que je vénère et je n’ai retrouvé ni verts pâturages ni musique entrainante… oui, les héroïnes ne se laissent pas marcher sur les pieds, caractéristique apparemment typiquement irlandaise mais sincèrement, Suzanne, Betty, Emma et Laura auraient pu être australiennes ou suédoises, je ne suis pas sûre que j’aurais vu une différence (à part pour la couleur de cheveux !).

 

Voilà 150 pages sinon originales au moins distrayantes qui auraient pu mettre l’Irlande davantage en avant. Malgré tout, j’ai passé un bon moment et ai retrouvé le moral grâce à certaines des héroïnes présentées dans ce recueil. Et c’est déjà pas mal !

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7 pensées sur “Balades irlandaises de COLLECTIF

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