Saisons païennes des ENFANTS DE WALPURGIS

saisons paiennes

Saisons païennes
des ENFANTS DE WALPURGIS
Le Chat Noir,
2012, p. 174

Première publication : 2012

Pour l’acheter : Saisons païennes

Le Quinze Littéraire dédié au Chat Noir

 

 

Les fêtes païennes se succèdent au rythme lent de la roue de l’année. Les rites se suivent, de l’éclosion de la Nature à la saison sombre, en passant par la maturité et l’abondance – puis la venue de ce miracle sans cesse répété : le renouveau. Aujourd’hui encore, ces agapes nous parlent des ravages des tempêtes et des frimas, de la peur de la Nuit, de l’émerveillement face à la Vie, de la passion charnelle qui réchauffe les âmes aussi bien que les corps.
Dans ces Saisons païennes, huit auteurs vous invitent à découvrir autant de célébrations, ainsi que les couleurs, les émotions et les enseignements qui les définissent. Chacune de leurs histoires, illustrées avec poésie et tendresse par Serafina, joue des symboles et de l’atmosphère appartenant à la fête qui l’a inspirée.
Liens familiaux et liens d’amour, mais aussi quête d’identité et soif d’acceptation par soi-même comme par les siens sont autant de questions qui se font écho d’un récit à l’autre. L’individu se transforme dans une alchimie sauvage et naturelle qui se réalise depuis l’enfance de l’humanité. Il évolue et se « dépasse », pourrait-on dire. Mais il n’est pas tant question d’aller au-dehors de soi que de chercher sa vérité en son âme et son esprit.
La Roue des Saisons résonne, au final, comme un voyage vers soi-même.

Depuis ma découverte des éditions du Chat Noir, je mourrais d’envie de lire une des anthologies de leur collectif baptisé Les Enfants de Walpurgis. Le Lamento des ombres me tentait mais c’est vers Saisons païennes que je me suis tout naturellement tournée.
J’avais hâte de me plonger dans ce recueil, curieuse de découvrir ce que pouvaient nous proposer tous ces auteurs autour d’un thème qui me plait beaucoup : les fêtes païennes. Si certaines nouvelles m’ont moins plu que d’autres, dans l’ensemble, je suis ressortie de ma lecture conquise et très largement convaincue. Lors du prochain salon, je me procure Le Lamento des ombres, sans aucun doute !

Huit auteurs différents, huit fêtes païennes couvrant toute l’année, huit nouvelles variées aussi bien dans le fond que dans la forme. Certaines prennent place en France, d’autres en Scandinavie, certaines se déroulent au Moyen Age, d’autres de nos jours ; la plupart mettent en avant des héroïnes féminines, généralement sur une vingtaine de pages, parfois sur dix ou quarante. Malgré toutes ces différences, toutes possèdent ce brin de mysticisme lié aux anciennes traditions et plus particulièrement aux fêtes importantes du calendrier païen, de Samain (le 31 octobre) à Mabon (le 21 septembre).
Sur ces huit textes, quatre m’ont vraiment énormément plu et les quatre autres, même si ce ne fut pas un coup de foudre, m’ont tout de même beaucoup apporté et beaucoup intéressée. Aucune de ces huit nouvelles ne m’a déplu ou déçue !

Samhain-dans-Saisons-Paiennes-des-Enfants-de-Walpurgis-par-SerafinaJe retiendrai surtout les petites histoires de Marianne Stern (pour Yule, le 21 décembre), celle d’Angélique Ferreira (pour Ostara, le 21 mars), celle de Bettina Nordet (pour Litha, le 21 juin) et enfin celle de Ambre Dubois (pour Mabon, le 21 septembre).
La première, Noces sanguines au cœur des ténèbres, se déroule en Scandinavie et met en avant le seul héros masculin du recueil (me semble-t-il). Qui aurait cru que cette nouvelle venue du froid et mettant en scène des chevelus à la limite du Viking m’aurait plu ? Il faut croire que mon adolescence n’est pas si loin… J’ai aimé l’ambiance très fraiche, le caractère du héros et l’intrigue tout simplement. Je m’y suis cru et ça m’a plu.
La deuxième, Eclosion, a su me charmer par son thème que je ne peux vous dévoiler sans vous gâcher la surprise. La nature, bien qu’également importante dans les autres textes, est sublimée ici. Tout à fait le type de courts textes que j’apprécie.
Solstice fatal de Bettina Nordet, troisième nouvelle qui m’a beaucoup marquée, est sans doute celle que j’ai préférée. Proche du conte dans sa construction, la jeune héroïne m’a touchée et j’ai été très heureuse de ce que lui réserve le destin (même si les épreuves à passer ne sont pas de tout repos) ! La barrière entre les deux mondes est mince et j’ai adoré l’apparition de l’autre dans le nôtre.
Enfin, la quatrième nouvelle à avoir retenu mon attention est la toute dernière du recueil, L’Offrande de l’été, que j’ai trouvé très poétique et très féérique. Entre mythologie et textes comme La Fille du roi des elfes de Lord Dunsany, j’ai retrouvé beaucoup d’ingrédients qui me font rêver. Si tous les textes d’Ambre Dubois sont de cet acabit, je vais vite me lancer dans la lecture du premier tome des Damnés de Dana qui traîne dans ma PAL depuis quelques mois !

Les quatre autres : Les danses de Samain de Céline Guillaume, L’étincelle en moi de Vanessa Terral, Pour que l’histoire s’achève de Stéphane Soutoul et Ce qui nous lie de Cécile Guillot m’ont également charmée, mais dans une moindre mesure.
J’ai apprécié le décor planté par Céline Guillaume et le dénouement de son court texte (les Erinyes ne sont pas loin !).
J’ai adoré la richesse des quelques pages offertes par Vanessa Terral qui parvient à faire passer énormément de choses en si peu de temps. J’ai cependant trouvé qu’on était un peu loin du thème du recueil… Cela dit, j’ai été tellement intriguée par ma lecture que je suis ravie d’avoir L’Aube de la guerrière dans ma PAL, roman dont sont tirés les personnages de la nouvelle ici présente ! Je sens que cette histoire va me plaire !
Le texte de Stéphane Soutoul est parfaitement ancré dans les traditions païennes. Belenos mis en scène au moment de Beltane… c’est sans grande surprise pour ceux qui connaissent un minimum les fêtes païennes mais c’est agréable de se reposer sur des choses connues. L’auteur a, qui plus est, parfaitement retranscrit l’essence de Beltane.
Enfin, la nouvelle de Cécile Guillot, la plus courte du recueil, me semble-t-il, n’est pas sans intérêt et m’a apporté un moment de douceur. J’ai trouvé le thème très beau et très bien traité.

Saisons païennes m’a apporté exactement ce que je cherchais d’un recueil de nouvelles sur le thème des fêtes païennes : les rituels, les atmosphères propres aux anciennes traditions, les idées et enseignements soulevés… tous les textes offrent leur pierre à l’édifice et sont, qui plus est, tous d’une belle qualité littéraire. Je n’ai pas appris grand-chose de nouveau mais ai été confortée sur plusieurs sujets. C’est un livre que j’aurai plaisir à relire de temps en temps, aux moments propices, je pense.
Séduite par les auteures que je n’avais pas encore lues et heureuse de retrouver les plumes connues, je m’en vais découvrir leurs autres œuvres plus conséquentes ! Quant à ceux qui se demandent à quoi correspondent ces fameuses fêtes païennes, Les Enfants de Walpurgis vous proposent des démonstrations intéressantes ! N’hésitez pas à vous lancer !

A noter que chaque nouvelle est précédée d’une petite biographie de l’auteur et d’une illustration signée Seraphina !

CHALLENGEABCIMAGINAIRE2013Challenge ABC – Imaginaire : 1/26

6 pensées sur “Saisons païennes des ENFANTS DE WALPURGIS

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