Nos étoiles contraires de John GREEN

nosetoilescontrairesNos étoiles contraires
de John GREEN

Nathan,
2013, p. 327

Première Publication : 2012

 

Pour l’acheter : Nos étoiles contraires

SORTIE LE 21 FEVRIER 2013 !

John Michael Green (né le 24 août 1977 à Indianapolis, Indiana) est un auteur Américain de fiction pour jeunes adultes et un vidéo blogger sur Youtube avec son frère Hank Green. Il est aussi numéro 1 de la liste des meilleures ventes du New York Times.
Wikipédia.

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Annoncé comme une bombe, encensé par la blogosphère qui a, apparemment, pris une claque à sa lecture, Nos étoiles contraires semble être la sortie du premier trimestre 2013 à ne pas manquer. Curieuse et confiante, j’avais hâte de découvrir ce fameux John Green et je l’avoue, je souhaitais, à mon tour, recevoir une claque littéraire. Eh bien, claque il n’y a pas eu.
Certes, j’ai apprécié ma lecture, certes j’ai été émue mais je n’ai pas non plus trouvé ça transcendant. Zoom sur mes impressions…

Hazel est atteinte d’un cancer. Même si le mal est contrôlé, jamais elle ne guérira, jamais elle ne pourra vivre sans sa bouteille d’oxygène. Le ton est donné dès la première page.
Je ne suis habituellement pas du tout friande de cette littérature qui aborde des sujets contemporains terriblement graves et déprimants. J’aime rêver et m’évader dans des mondes imaginaires et magiques pour justement oublier la tristesse de notre quotidien. Mais, se confronter à la réalité de notre existence de temps en temps, pourquoi pas. Et côté « réalisme », on est servis. John Green n’hésite pas à raconter les choses comme elles sont, détails compris. Alors, lorsque les derniers chapitres pointent le bout de leur nez, accrochez-vous. J’ai aimé qu’on ne soit pas menés en bateau et que l’auteur ne nous présente pas une situation enjolivée, idéalisée de la maladie, pour ménager le lecteur.

En revanche, si la maladie n’est pas idéalisée, l’histoire entre les deux adolescents l’est. Ce n’est pas désagréable mais je n’y ai pas vraiment cru. Bien sûr j’imagine qu’une épreuve telle que le cancer créé forcément des liens entre deux jeunes personnes qui en sont atteintes, mais est-ce si… romantique ? Je ne sais pas.
La relation qui les lie au fil des jours est émouvante même si, je me répète, je n’y ai pas vraiment cru. Je l’ai, qui plus est, trouvée sans véritable surprise et avais deviné le dénouement assez rapidement. Je n’ai donc pas été surprise par celui-ci, ce qui explique peut-être le fait que je n’ai pas été aussi chamboulée que beaucoup d’autres lecteurs-rices.
Hazel et Augustus – dit Gus – sont des héros forts, dans le sens où ils ne se laissent pas aller et ne s’apitoient pas sur leur triste sort. Ils possèdent un sens de l’humour assez développé, pour faire plus facilement face au quotidien et aux situations difficiles mais, comme tout être humain, possèdent aussi leurs moments de faiblesse, ce qui les rend plus « accessibles ». Malgré tout, malgré l’empathie évidente qu’ils entrainent, je ne me suis pas énormément attachée à eux. Bien sûr, j’avais envie de connaître le dénouement de leurs aventures et bien sûr, j’espérais un dénouement heureux pour tous les deux ; mais je suis tout de même restée assez distante et ne suis pas complètement entrée dans leur vie. J’ai d’ailleurs eu du mal à comprendre leurs délires parfois un peu hauts perchés (ils ont un sens de l’humour assez particulier, comme je le disais un peu plus haut). Peut-être me serais-je sentie plus impliquée si j’avais vécue d’assez prêt une situation similaire ? Sans doute. Mais ce n’est pas le cas (et tant mieux, en même temps !).

johngreenJohn Green insère dans la vie de ces deux adolescents malades, un amour pour la littérature et notamment pour un livre très particulier qui compte énormément pour Hazel. Complètement obsédée par le dénouement de cette intrigue qui apporte trop peu de réponses à ses questions, la jeune fille tente, depuis des années, de contacter l’auteur qui vit aux Pays-Bas. Grâce à l’intervention d’Augustus, une correspondance étrange s’installe entre l’écrivain retraité et les deux adolescents.
L’idée est plutôt bonne même si la métaphore ne va finalement pas très loin. En revanche, je n’ai pas apprécié plus que ça toute l’intrigue qui se met en place avec le fameux auteur qui se révèle carrément désagréable. C’est un élément intéressant, un plus pour Nos étoiles contraires, mais pas forcément quelque chose auquel j’ai particulièrement accroché. Malgré tout, j’aime assez le fait que John Green souligne l’importance de la littérature et de la lecture dans la vie d’Hazel et Augustus, ce qui leur fait vivre quelques moments assez magiques et extraordinaires.

Avec Nos étoiles contraires, je découvre la plume de John Green (enfin, plutôt une traduction, comme d’habitude !) et je reconnais que j’ai apprécié. Comme je le soulignais au début de cette chronique, le réalisme est assez présent, sans non plus tomber dans des descriptions scientifiques lourdes et qui ne conviendraient pas ici au vu du public visé et du message délivré.
L’auteur a choisi d’utiliser le « je » permettant ainsi aux lecteurs de découvrir les moindres pensées de son héroïne, Hazel. J’ai apprécié la vision du monde de cette jeune fille. On sent une certaine gravité dans ses discours (étant donné ce qu’elle vit au quotidien, ce n’est pas étonnant) mais aussi une certaine légèreté que l’auteur fait passer par des traits d’humour.
Et finalement, malgré la dureté des évènements, malgré la tristesse de certaines annonces et situations, je ne suis pas ressortie déprimée de cette lecture. Je trouve qu’il se dégage un message plutôt positif et optimiste de ce livre, une sorte d’espoir. Certes, la vie est difficile et faite d’évènements graves mais il ne faut jamais baisser les bras, toujours aller de l’avant et se souvenir du meilleur. C’est ce que je retire de ma lecture.

Contrairement à la majorité des lecteurs, Nos étoiles contraires n’a pas été un coup de cœur littéraire et ne m’a pas émue plus que ça. Je ne me suis pas particulièrement attachée aux deux héros malgré leur capital empathique élevé et n’ai pas été surprise par le dénouement. En revanche, je remercie John Green pour l’aspect réaliste qu’il n’hésite pas à offrir ici et pour le message assez optimiste qui ressort, selon moi, de cette lecture.

« – Je ne sors pas avec un garçon et je n’en ai aucune envie d’ailleurs. C’est une idée effroyable et une gigantesque perte de temps et…
– Ma chérie, m’a interrompue ma mère. Qu’est-ce qui ne va pas ?
– J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerais autant limiter le nombre de victimes !
Mon père a penché la tête de côté, comme un chiot qu’on vient de gronder.
– Je suis une grenade, ai-je répété. Je ne veux pas voir de gens. Je veux lire des livres, réfléchir et être avec vous, parce que vous, je ne peux pas faire autrement que de vous faire du mal, vous êtes déjà dedans jusqu’au cou. Alors laissez-moi faire ce que je veux. Je ne fais pas une dépression. Je n’ai pas besoin de sortir. Et je ne peux pas être une ado normale parce que je suis une grenade. »

Merci à Lire en Live pour cette découverte…

6 pensées sur “Nos étoiles contraires de John GREEN

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