Eclipse Lunaire, Tome 1 : Phenix & Lukaina de Agnès K. MONGILI

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Eclipse Lunaire, Tome 1 :
Phenix & Lukaina
de Agnès K. MONGILI

Editions Nergäl,
2012, p. 274

Première Publication : 2012

Pour l’acheter : Eclipse lunaire, T. 1

Pour lire un extrait

La vie d’Agnès K. Mongili a basculé le jour où elle a découvert un livre des Chevaliers de la Table Ronde. Dès ce moment précis, elle a dévoré chacune des pages qui se présentaient à elle. Dragons, loups-garous, fées et super héros ont bercé son imagination et peuplé ses rêves.
Animée par une profonde envie de créer ses propres récits, elle a su trouver son véritable univers et laisser son imagination courir sur le papier. Elle vit en Suisse, où elle continue d’alterner lecture et écriture.

 

♣ ♣ ♣

 

Mon nom est Ashandia Parker et je suis un Phénix. Selon la légende, le Phénix est un oiseau fabuleux qui s’immole par le feu et renaît de ses cendres. « Fabuleuse », tout dépend de mon humeur et de ma bonne volonté. « Oiseau », le jour où j’ai de vraies plumes sur le dos, je me prends en photo et je vous en offre avec dédicace ! Pour le reste, y’a de l’idée…
Jusqu’à maintenant, ma vie se résumait à survivre dans une ville où tout un tas de types pas très recommandables aurait eu grand plaisir à faire la peau à une Inaltère en voie de disparition comme moi ou, à défaut, à tenter de coucher avec moi. Enfin, ça, ça concernait surtout cet abruti de Seigneur Dragon d’Homayoon…
Aujourd’hui, mes préoccupations précédentes ont pris du plomb dans l’aile, tout comme la paix qui régnait jusque-là au sein de la communauté Inaltère de la région. La rébellion gronde, les trahisons s’élèvent et, avec elles, les têtes tombent. Les loups sont sur le pied de guerre et la chasse au traître a été ouverte.
De mon côté, je pourrais me contenter de pleurer les morts et de m’immoler de rage ou de tristesse, mais ma rencontre avec une certaine Eilidh Walden va chambouler mes plans. Bien plus, en fait, que tout ce que j’aurais pu m’imaginer…

En ce qui concerne la bit-lit, j’ai un avis mitigé. Depuis ma découverte du genre il y a deux ou trois ans, j’ai lu du bon (Mercy Thompson) comme du mauvais (Riley Jenson, Anita blake et d’autres…). Je suis toujours curieuse de d’autres sagas mais je me méfie.
J’ai donc ouvert ce premier tome de la saga Eclipse Lunaire de Agnès K. Mongili avec des exigences… et je dois avouer que j’ai été très agréablement surprise ! Aussi bien par l’univers que les personnages. Le livre en tant qu’objet est, qui plus est, soigné (la mise en page est agréable) et travaillé (quasi aucune coquille, j’ai seulement vu une faute de frappe il me semble). Bref, si toutes les publications des éditions Nergäl sont de cette qualité, la maison n’a absolument rien à envier à Milady, reine du genre !

Ce qui peut me gêner lorsque je lis de la bit-lit, c’est l’héroïne (il me semble ne pas en avoir lu avec un héros) souvent trop masculine ou pire encore, trop vulgaire (c’est d’ailleurs essentiellement à cause de cet aspect que je n’aime pas Anita Blake).
Je redoutais donc de rencontrer Ashandia. Alors certes, elle a un côté un peu rentre-dedans mais j’ai eu plaisir à découvrir, au fil des pages, un côté fragile qui la rend très attachante. Recueillie quelques années plus tôt par un groupe « d’hommes » qui ont promis de la protéger, elle n’est pas vraiment libre de ses mouvements et se sent redevable envers ses « sauveurs » qu’elle déteste. C’est une combattante qui garde une grande part d’innocence malgré tout. Ashandia est une héroïne qui m’a surprise et a su me convaincre.
Mais ce n’est pas tout ! Figurez-vous qu’après 80 pages en compagnie de la jeune femme, on change d’horizons et nous voilà en compagnie d’Eilidh… une deuxième héroïne ! Plus forte, plus dominante que la précédente, elle est une des dirigeantes de son clan, essentiellement masculin lui aussi… Avec son caractère bien affirmé (mais pas trop non plus), elle sait s’imposer et a su me convaincre, à son tour.
Ces deux héroïnes sont différentes et pourtant plus identiques qu’elles le pensent… complémentaires.

AgnesKMongiliCôté personnages secondaires, essentiellement masculins donc, j’avoue que j’ai été surprise de découvrir leur personnalité développée et complexe malgré leur grand nombre. Je pense notamment à Jaym, protecteur officiel d’Ashandia, qui a euh… deux faces. C’est bien trouvé, bien pensé et bien mené. Homayoon est également un personnage important dans le quotidien de la demoiselle et autant dire que l’auteure parvient à nous le faire détester sans problème. Cependant, j’espère qu’il se cache plus de choses derrière son comportement haïssable…
On peut retenir également deux noms autour d’Eilidh : Alberic et Duncan. Le premier ne parle pas beaucoup mais il en impose. C’est l’alpha. Je le sens protecteur et déterminé. J’espère en apprendre davantage sur lui dans le tome suivant parce qu’il m’intrigue drôlement ! Le deuxième, seul ami humain de la jeune femme, ne le reste pas longtemps et rejoint les rangs… et il a un sacré potentiel de dominant ! J’ai également hâte de savoir ce qu’il va devenir. Il y a un troisième homme dans la vie d’Eilidh : Piotr. Il est très présent, très important, mais contrairement aux deux précédents qui sont beaucoup plus discrets, il m’a moins marquée…
Je n’oublie pas de citer Calixa, seule autre créature féminine de l’histoire… [ATTENTION SPOILER : dès le début je ne la sentais pas… la révélation n’a donc pas été une énorme surprise dans le principe, mais l’histoire qui va derrière si, par contre !]
Vous l’aurez compris, Agnès K. Mongili nous offre des personnages travaillés et complexes (et je ne vous ai pas parlé de tout le monde !), qu’ils soient principaux ou secondaires ; ce n’est que du positif !

En découvrant les personnages, on découvre également leur nature surnaturelle. Même si j’aurais aimé en savoir plus sur chaque race – ce qui arrivera sans doute par la suite -, j’ai été charmée par l’originalité dont l’auteure fait preuve. En bit-lit, on est habitué aux indémodables vampires et loups-garous et là… alors oui, on a des vampires et des loups, Eilidh est d’ailleurs une louve avec une place importante dans sa meute (deuxième lieutenant), mais on rencontre également des dragons, un phénix et une licorne ! Ces deux derniers sont des Inaltères (créatures surnaturelles) en voie de disparition, d’où la surveillance rapprochée que leur offrent les dragons. Ces derniers sont les big-boss pas commodes de l’histoire. Leur passé est plein de zones d’ombre et leur comportement correspond parfaitement à ce que j’aurais pu m’imaginer en donnant vie à de telles créatures. En un mot comme en cent, j’ai apprécié l’univers et la mythologie mis en place par Agnès K. Mongili. On est loin de tout savoir mais on se doute que l’auteure a pensé à tout. Il me tarde d’en apprendre plus… surtout sur Jaym, j’avoue !

Si j’avais découvert le nom du « traitre » sans trop de problème (c’est sans doute l’élément le moins surprenant et le plus convenu de ce premier tome), j’ai en revanche été convaincue par l’histoire qui va avec. Avant d’en arriver là, toute l’intrigue se met en place. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la construction du texte : on passe une première partie à faire la connaissance d’Ashandia jusqu’à l’annonce d’un meurtre dans les ranges des dragons puis, dans une deuxième partie, on découvre Eilidh qui doit faire face à une attaque et un massacre chez les loups. Toutes les créatures se trouvent donc réunies pour découvrir le coupable et lui faire payer ses crimes…
Ce qui est surtout très sympa dans cette construction, c’est que l’auteure a choisi de suivre ses deux héroïnes d’un point de vue interne (avec le « je »). Là où l’exercice peut être périlleux c’est que, les deux jeunes femmes étant différentes, il faut réussir à distinguer leurs deux voix… et c’est plutôt réussi ! Le lecteur suit donc l’intrigue tour à tour dans la tête d’Ashadia et d’Eilidh sans être perdu. Bravo à Agnès K. Mongili.

J’ai également apprécié la plume de l’auteure. Ce n’est certes pas de la grande littérature à la Zola, mais c’est plutôt bien écrit, fluide et assez convaincant puisque je n’ai pas eu de mal à m’imaginer les scènes. Les dialogues n’envahissent pas tout le texte et les descriptions sont plutôt bien menées. Il y a peut-être une ou deux réactions et répliques qui m’ont semblé bizarre et pas très « naturelles », mais dans l’ensemble ça glisse tout seul et ça se dévore !

Je partais méfiante, inquiète à l’idée de rencontrer une héroïne vulgaire et insupportable dans un univers lu et relu. Finalement, j’ai découvert deux héroïnes pour le prix d’une, plus attachante l’une que l’autre (avec tout de même une préférence pour la fragilité d’Ashandia) dans un monde où les dragons règnent sur les autres créatures que sont les vampires, les loups-garous évidemment… mais également les phénix et les licornes, en voie de disparition !

Merci à Marina des Editions Nergäl pour cette très bonne surprise !

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