Carnet intime d'un vampire timide, Tome 1 de Tim COLLINS

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Carnet intime d’un vampire timide, Tome 1

de Tim COLLINS
Hugo et Compagnie,
2011, p. 234

Première Publication : 2010

Pour l’acheter : Carnet intime d’un vampire timide

Tim Collins, né en 1975 à Manchester, vit aujourd’hui à Londres. Il a déjà publié onze livres, vendus à plus de 100 000 exemplaires en Grande Bretagne, et traduit en 20 langues.

♣ Tome 2 ♣

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Ce n’est vraiment pas facile d’être un ado de 15 ans (mais qui en a 100 en réalité), confronté à tous les problèmes d’ado, l’école, les autres, les filles, sa sœur, ses parents… quand, en plus, on est un vampire qui ne dort jamais, ne mange pas et a besoin de sa ration régulière de sang frais. 
Avec tendresse, émotion et beaucoup d’humour, Tim Collins nous fait partager, grâce à son journal intime, le quotidien difficile d’un jeune mal dans sa peau et qui cherche sa place dans une société franchement pas prête à l’accueillir…

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de tomber sur l’annonce faite par Newsbook au sujet d’un partenariat avec les éditions Hugo & Compagnie. Ayant eu des retours plutôt positifs sur ce Carnet intime d’un vampire timide et étant assez attirée par le côté humoristique de cette histoire, j’ai tenté ma chance. Je remercie donc Newsbook pour ce premier partenariat et Hugo & Cie’ – maison que je découvre par la même occasion – pour l’envoi très rapide de ce titre !
Comme les choses sont bien faites, j’ai trouvé le livre dans ma boîte aux lettres le jour du dernier Read-A-Thon, le samedi 10 décembre ; c’était exactement le titre qu’il me fallait après ma pause déjeuner : léger, fluide et amusant. Une lecture rafraîchissante, parfaite pour décompresser et passer un bon moment !

L’histoire est simple : Nigel a 15 ans et connait tous les problèmes liés à l’adolescence. Des parents qui ne le comprennent pas, une petite sœur insupportable, des cours ennuyeux, des camarades de classe plus ou moins intéressants et… une jolie jeune fille inaccessible ! Tout pourrait être d’un banal affligeant si Nigel n’avait pas 15 ans depuis… bientôt 100 ans ! Et c’est là l’originalité de ce journal intime car, qu’avons-nous à faire des tourments d’un adolescent lambda ? Mais les pensées d’un vampire presque centenaire qui connait les affres de l’âge ingrat indéfiniment et qui n’a même pas l’avantage de posséder les supers pouvoirs vampiriques que l’on connaît (mise à part l’immortalité), voilà qui devient fort intéressant ! On suit donc, pendant sept mois (de début janvier à fin juillet), les péripéties et états d’âme de ce vieillard au physique (et à la mentalité) d’adolescent qui se livre, avec beaucoup d’humour et de second degré. 

Conscient de l’effet flagrant qu’ont les vampires sur la gent féminine dans la littérature et le cinéma, il se maudit de n’avoir hérité aucun des avantages liés à sa nature : exit beauté et charisme surnaturels, bonjour acné persistante et aura inexistante… Et pire que tout, alors que sa petite sœur vampire est haute comme trois pommes, elle le couvre de ridicule à chaque fois qu’ils se chamaillent, utilisant sa force prodigieuse, alors que lui n’a que ses bras maigrichons d’ancien humain. Aussi démuni, comment pourrait-il réussir à séduire la belle Chloé ? Et qui sont donc ses rivales, les auteurs de toutes les cartes qu’a reçues la jeune fille à la Saint-Valentin ? Nigel enchaîne les tentatives plus ou moins heureuses pour conquérir cette fille qui l’empêche de trouver le sommeil car il faut absolument qu’il trouve le moyen de l’embrasser avant ses 100 ans (ce serait quand même la honte de ne jamais avoir eu de petite amie avant sa centième année, non ?!).

A côté de cette intrigue principale s’en dessine une autre, plus secondaire, questionnant davantage le côté « vampire » de l’histoire et amenant un semblant d’enquête à l’intrigue générale. En effet, des habitants du coin semblent avoir servi de plats de résistance à des vampires, mais les parents de notre héros lui assurent qu’ils n’y sont pour rien. Qui est donc le coupable ? La famille de Nigel ne rassemble-t-elle pas les quatre derniers représentants de l’espèce dans le monde, ce que lui a toujours répété son père ? Pour connaître les réponses à ses questions, il vous faudra lire ce carnet jusqu’à la dernière partie !

Découvrir l’évolution des pensées du jeune homme au fil des jours est parfois très drôle et j’ai beaucoup apprécié l’humour de ce narrateur pas comme les autres. En revanche, je ne sais pas si le choix était délibéré pour calquer à la personnalité du « jeune » narrateur, mais j’ai relevé quelques coquilles. Je ne suis généralement pas une maniaque des fautes lorsque je lis… sauf lorsqu’elles sautent aux yeux, ce qui est parfois le cas ici. 
Du côté des illustrations – nombreuses et régulières – qui habillent le texte, elles ont réussi à me convaincre. C’est assez naïf dans le style mais colle parfaitement, une nouvelle fois, avec la personnalité de Nigel et l’ensemble possède un je ne sais quoi d’humoristique qui a fini de me convaincre. J’approuve !

Pour résumer, voilà un petit roman jeunesse plutôt original, qui change les idées et fait passer un agréable moment. Derrière l’aspect vampirique de l’histoire, on retrouve les vrais questionnements liés à l’adolescence (d’ailleurs, je suppute que le « j’espère qu’elle me laissera la mordre et boire son sang » peut aisément être remplacé par un souhait beaucoup plus… humain !), ce qui ravira les lecteurs les plus jeunes. L’humour et les références nombreuses (le titre même du livre rappelle le Journal d’un vampire de L.J. Smith, les parents fous amoureux l’un de l’autre et complètement décalés m’ont fait beaucoup rire et ne sont pas sans faire penser aux célèbres Morticia et Gomez Adams…) sauront convaincre les lecteurs plus aguerris. 

4 pensées sur “Carnet intime d'un vampire timide, Tome 1 de Tim COLLINS

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