Le Parfum de Kaori YUKI

parfum
Le Parfum

de Kaori YUKI
Tonkam,

2008, p. 180

Première Publication : 2006

Pour l’acheter : Le Parfum

Kaori Yuki est une dessinatrice de manga née un 18 décembre. Elle n’a jamais divulgué l’année de sa naissance mais on peut estimer qu’elle est née au début des années 1970, car elle fait remarquer dans une interview que le manga Arabesque de Ryōko Yamagishi a commencé avant sa naissance. Elle utilise un nom de plume dont le nom de famille est repris du prénom de l’actrice Yuki Saitō.

Kanadé est un jeune homme à l’odorat extrêmement développé. Si cette capacité l’handicape parfois dans la vie quotidienne, elle lui vaut également d’être un créateur de parfum de génie. Avec sa cousine Anaïs, ils se retrouvent bientôt mêlés à plusieurs enquêtes liées à des crimes odieux. Son odorat sera un atout majeur pour découvrir les coupables…

Il y a quelques mois, Matilda me surprenait (une nouvelle fois) en m’offrant ce petit manga. Elle l’a choisi car il s’agit d’un titre de Kaori Yuki – mangaka que j’ai découverte et appréciée il y a plusieurs mois avec les premiers tomes d’Angel Sanctuary et de Fairy Cube – et également parce que c’est un one-shot (ce qui veut dire qu’il n’y aura pas à chercher et se ruiner pour la suite !). Alors, une nouvelle fois : merci Matilda !

J’ai profité du Read-A-Thon d’il y a deux semaines pour glisser Le Parfum entre deux lectures plus consistantes. Après avoir lu L’Eau des Anges (premier tome d’Un Parfum d’histoire de Béatrice Egémar) il y a quelques jours, je me suis replongée avec plaisir dans cette histoire de parfum qui, comme le célèbre titre de Patrick Suskind, relie l’odorat au côté « policier ». Un peu difficile de s’attacher aux personnages dans un one-shot mais les idées sont originales, les intrigues m’ont plu et les dessins sont très plaisants. J’ai bien envie de continuer ma découverte de Kaori Yuki !

Ce tome unique propose en fait trois mini-épisodes autour du jeune Kanadé – parfumeur de génie – et de sa cousine Anaïs, qui se retrouvent impliqués dans des intrigues mystérieuses. Heureusement, à chaque fois, le flair imbattable du jeune homme vient à bout de toutes les « enquêtes ». Où est la jeune Tsubomi, disparue depuis plusieurs jours ? Quel est ce parfum mortel et qui l’utilise ? Pourquoi Lilas – l’amie d’Anaïs – est-elle traumatisée par les parfums ?
Je n’arrive pas à me décider et ne sais quelle petite histoire m’a le plus séduite. Chacune m’a surprise par son originalité et même si le dénouement est parfois attendu (dans la troisième historiette notamment), elles n’en sont pas moins intéressantes.

kanadeetanais180 pages pour trois petits épisodes : cela laisse 60 pages environ pour chacun. Cela peut paraître court, mais je n’ai pas éprouvé un sentiment de manque ni de trop grande rapidité, du moins en ce qui concerne les intrigues. En revanche, et c’est toujours le problème des one-shot et des histoires courtes, j’ai l’impression de ne pas avoir le temps de m’attacher aux personnages. On les a à peine rencontrés et on a à peine fait leur connaissance qu’il faut déjà les quitter.
Kanadé est le héros donc le personnage le plus présent durant ces 180 pages, ce qui permet de passer un peu de temps en sa compagnie et m’a permis de l’apprécier légèrement. En revanche, même si Anaïs semble être une figure intéressante, elle est vraiment trop peu développée pour qu’on puisse l’apprécier à sa juste valeur. De ce point de vue, un tome ou deux de plus n’auraient pas été superflus…

Côté dessins, j’avoue que j’aime de plus en plus le travail de Kaori Yuki. Ceux d’Angel Sanctuary ne m’ont pas laissé grand souvenir ; mais ceux de Fairy Cube et maintenant ceux du Parfum, m’ont fait belle impression. A commencer ici par la jaquette que je trouve vraiment très jolie (même du côté de la quatrième de couverture avec les « volutes » et autres formes arrondies entourant le résumé).
La mangaka réussit particulièrement les visages masculins et Kanadé ne fait pas exception à la règle (miam !) ! La figure d’Anaïs m’a moins marquée mais je retiens l’apparence générale des personnages féminins secondaires, travaillés, avec un coup de crayon que j’apprécie particulièrement.
Je note une nouvelle fois le sens du détail dont fait preuve Kaori Yuki, notamment dans les tenues de ses personnages ; mais également, ici, dans le dessin des différents flacons de parfum. C’est précis, raffiné… vraiment très beau.

Contrairement à ma lecture d’Angel Sanctuary (et même de Fairy Cube, dans certains passages), je n’ai éprouvé aucune difficulté à celle du Parfum. Pas ambiguïté dans le sens de lecture (traditionnel) d’une case à l’autre, ou dans la mise en place des intrigues ; ça a vraiment été comme sur des roulettes !

Une pensée sur “Le Parfum de Kaori YUKI

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