Riley Jenson, Tome 1 : Pleine lune de Keri ARTHUR

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Riley Jenson, Tome 1 :

Pleine lune
de Keri ARTHUR
Milady, 
2009, p. 415

Première Publication : 2006

Pour l’acheter : Riley Jenson, Tome 1

Keri Arthur est née à Melbourne et vit toujours en Australie. Elle s’est mise à l’écriture quand elle avait douze ans pour réécrire un roman qu’elle venait de lire et dont la fin lui avait déplu. Elle n’a pas cessé depuis et a été publiée pour la première fois en 2000. Elle est l’auteur de nombreuses séries de bit-lit et celle consacrée à Riley Jenson remporte un succès mondial.

♣ ♣ 

Riley Jenson est une belle rouquine au sang-mêlé, mi louve mi vampire, ayant plus hérité du côté poilu que du sang froid tout de même. Employée au Directoire, elle s’occupe du secrétariat pendant que les Gardiens – les agents de terrain – se chargent de réguler les dérapages des créatures non-humaines. D’ailleurs son jumeau, Rhoan, Gardien de son état, a disparu alors qu’il était en mission secrète. Décidée à le retrouver coûte que coûte, Riley reçoit l’aide inattendue d’un vampire ancien qu’elle découvre amnésique et nu comme un vers sur le seuil de son appartement… 
Des organisation privées semblent faire des expériences génétiques plus que dérangeantes et comme si ça ne suffisait pas, la jeune femme doit faire face à l’attitude un peu trop empressée d’un de ses amants…

C’est chez un petit bouquiniste lyonnais spécialisé dans l’Imaginaire, le polar et la BD que j’ai fait cette trouvaille. Autant dire que s’il n’avait pas été à 2€, je ne l’aurais jamais acheté parce que niveau couverture et résumé, je trouve qu’on atteint des sommets ! D’ailleurs, j’avais presque « honte » de passer en caisse avec ce truc dans les mains, heureusement que j’ai acheté quelques valeurs « sûres » de SF et de fantasy en même temps…
J’ai entamé cette lecture pour une lecture commune avec d’autres Livraddictiens, prévenue par le résumé et par les membres du forum : l’héroïne est en chaleur du début à la fin ! Perplexe, je me suis lancée et bien vite, j’ai constaté par moi-même que oui, effectivement, Riley est une nymphomane de première et ne s’en cache pas ! Si je ne suis pas spécialement prude, supporter une héroïne du genre pendant plus de 400 pages, ce n’est pas tellement ce que je cherche… Dommage, parce que pour le reste, c’était plutôt pas mal !

Autant le dire tout de suite, j’ai beau suivre True Blood depuis le début de la série, les scènes de sexe juste pour le sexe, ça me gonfle. Je veux bien concevoir qu’ici, Keri Arthur insiste sur ce côté pour bien illustrer le côté animal de l’héroïne (c’est avant tout une louve-garou) mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue. Que les orgies sexuelles soient le lot commun des loups-garous chaque mois à l’approche de la pleine lune et qu’ils passent cette semaine-là à se grimper dessus n’importe où, n’importe comment et avec n’importe qui, ok ; mais est-ce une raison pour nous le rappeler à chaque chapitre, que dis-je, à chaque paragraphe ?! Riley a envie de sauter sur tous les mâles qu’elle croise et comme elle est la seule (ou presque) figure féminine du roman, ça se résume à la description de sa « fièvre lunaire » toutes les dix lignes. Encore une fois, je n’ai rien contre une scène de jambes en l’air de temps en temps mais quand ça a un intérêt quelconque. Avec ce premier tome, j’ai plus eu l’impression de lire les fantasmes inassouvies de l’auteure qui inventent des prétextes juste pour que ses personnages se sautent dessus…

Si encore il ne s’agissait que d’un banal Harlequin je m’en contenterais, mais ce qui est dommage avec cette histoire, c’est que l’intrigue, le contexte et même les personnages sont sympathiques et bien trouvés, mais noyés sous les scènes déjà citées, ils perdent beaucoup de leur intérêt…
Pour commencer, le contexte. L’action se déroule sur quelques jours à Melbourne (en Australie) à une période qui m’a semblé être légèrement « futuriste », sans que je sache réellement expliquer pourquoi. Les vampires et loups-garous sont connus de tous et font même partie des grands de ce monde. Le Directoire est là pour s’occuper des créatures commettant un peu trop de crimes du côté des humains et chacun vit à peu près en harmonie. Il y a même des boîtes (bordels) créées spécialement pour les loups-garous et pour accueillir ceux-ci lors des semaines lunaires. Je ne vous explique pas les scènes dans ce genre d’endroits : tout le monde est nu (ou quasi) et copule dans tous les coins (sur la piste de danse, sur les tables)… Arrêtons-là avec le sexe. On apprend que les scientifiques travaillent sur des expériences assez avancées en génétique et que la recherche en connaît un paquet sur les gênes des vampires et des loups-garous. Assez en tout cas pour implanter une puce contraceptive dans les bras des loups pour éviter qu’ils ne conçoivent lors des semaines lunaires avant d’avoir trouvé leur moitié avec laquelle ils s’uniront à vie. Keri Arthur pose pas mal de bases intéressantes et laisse des questions en suspend…

keriarthurJe ne veux pas trop en dire pour éviter de spoiler mais l’intrigue est grandement liée à ce côté « génétique ». L’enquête en elle-même n’est pas bourrée de surprises mais elle entraîne l’héroïne à se poser des questions sur sa nature et sur les recherches scientifiques, plutôt sympa. J’ai trouvé les explications un peu compliquées parfois mais je devais être déconcentrée par les parties de jambes en l’air de Riley… 
Riley, parlons-en tiens ! Même si je serais curieuse d’en apprendre un peu plus sur sa meute de loups roux ayant des problèmes de stérilité, je ne continuerai pas la lecture de cette série grâce à elle. A part le sexe, je n’ai pas eu l’impression qu’elle ait beaucoup d’autres préoccupations dans la vie… A part son jumeau et un côté un peu plus « posé » à la fin lorsqu’elle se rend compte que Quinnserait peut-être plus qu’un partenaire sexuel… Ben oui, y a pas que ça dans la vie, Cocotte !
Quinn quant à lui, m’a plu dès le début. Vampire millénaire dont on ne sait pas grand-chose, on se méfie de lui la plupart du temps. Avec son accent irlandais (oui, on ne l’entend pas, mais on imagine !), il a un sacré charisme ! Rhoan, le frère, même si on le côtoie assez peu, a l’air d’être une figure intéressante, à la fois protecteur et désinvolte. J’ai beaucoup aimé Liander, son compagnon, effacé mais paradoxalement assez présent. Jack le patron de Riley et Rhoan est un vampire qui ne manque pas d’arguments et qui n’hésite pas à faire du chantage (avec le sourire !) pour obtenir ce qu’il veut. Une figure bizarrement paternelle qui m’a convaincue. Si Talon est un imbécile imbu de lui-même, il a au moins le mérite d’être une figure marquante ; mais je lui ai préféré le deuxième amant de Riley, Misha, dont on ne sait quasiment rien mais qui semble lui, en savoir beaucoup !

Du côté du style, je vous ai dit qu’il y avait beaucoup de scènes de sexe, non ? J’ai trouvé ça parfois très vulgaire (la traduction seulement ?) et je vous mets le premier extrait qui m’a « interpellée », page 30 : « Son corps aussi était recouvert de boue, mais sous la couche de terre on voyait bien qu’il était puissant et élancé. Et, pour couronner le tout, il était bien monté. Ce n’était pas le plus gros que j’aie jamais vu, mais c’était très honorable. » Je crois que ce petit paragraphe parle de lui-même…
Si on oublie le nombre impressionnant de fois où l’auteure emploie les termes « sexe », « désir » et « baiser » (et toutes les conjugaisons, c’est très raffiné…), ce n’est pas trop mal écrit. Bon, l’héroïne est parfois un peu crue, mais vu qu’elle passe son temps à nous dire qu’elle a envie de sauter sur tout ce qui bouge, on est habitué…
Malheureusement, le texte est à la première personne du singulier alors impossible d’échapper aux désirs insoutenables de Riley. L’histoire aurait peut-être gagné un peu en « pudeur » avec un point de vue externe… quoique, j’imagine qu’on aurait quand même eu droit aux scènes hot…
Si on passe les moments de vulgarités, ce n’est pas franchement mal écrit, ça se lit même plutôt bien… c’est juste que l’héroïne est assez vulgaire elle-même (pas parce qu’elle aime le sexe, mais dans sa façon de faire) et comme on suit exclusivement son point de vue… Bref.

Si j’en ai l’occasion et malgré le sexe omniprésent, je pense continuer avec le second tome. Parce qu’on n’a pas toutes les réponses à nos questions à la fin de ce premier tome [MINI-SPOILER] (qui est « la taupe » ? Où est passé Quinn ?) et que je suis curieuse. En revanche, j’espère qu’on ne suivra pas à nouveau Riley alors qu’elle subit la fièvre lunaire et que la demoiselle sera un peu moins naïve (le coup du champagne, franchement, une allergie… c’était évident !), parce que sinon, ça va être dur !

 

2 pensées sur “Riley Jenson, Tome 1 : Pleine lune de Keri ARTHUR

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  • 14 juillet 2014 à 13 h 26 min
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    Ton avis m’a beaucoup fait rire mais pas donné envie de le lire par contre !^^ Je ne suis pas vraiment une adepte de la bit-lit en même temps donc je ne vais pas m’y aventurer je pense que je m’ennuierai trop dans cette série !

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