Nana, Tome 8 de Ai YAZAWA

nana8
Nana,
Tome 8

de Ai YAZAWA
Editions Delcourt,

2008, p. 199

Première Publication : 2004

Pour l’acheter : Nana, Tome 8

Ai Yazawa (née le 7 mars 1967) est une dessinatrice de manga. Son nom de plume provient de celui du chanteur Eikichi Yazawa dont elle est fan. Publié en français aux éditions Akata/Delcourt, Nana comporte 21 volumes en date en France et au Japon. La série est prépubliée dans le magazine Cookie de l’éditeur Shūeisha. Il existe également un fanbook, intitulé Nana 7.8, qui s’insère entre les volumes 7 et 8 du manga, ainsi qu’un artbook intitulé Nana 1st illustrations, tous deux traduits et publiés par Delcourt. La série animée NANA a été produite au Japon par les studios Madhouse et est édité en France en DVD par Kaze. La série a été diffusée sur Filles TV et sur Virgin 17 et exclusivement sur MCM Belgique. Elle est également diffusé depuis septembre 2009 sur MCM France.

Nana Osaki et son groupe Blast consacrent le plus clair de leur temps à leurs répétitions, pour préparer leur début de carrière de musiciens professionnels. De son côté, Nana Komatsu coule des jours heureux, filant le parfait amour avec Nobu… Mais très vite, les errances de son passé la rattrapent…

Trouvé sous le sapin le jour de Noël, je continue ma découverte de l’histoire créée par Ai Yazawa grâce à ce huitième tome qui se révèle être un tournant majeur dans les aventures des deux héroïnes.
Premier changement notable : pour la première fois depuis le début l’histoire est racontée par Nana Osaki (la chanteuse) et non par Nana Komatsu (surnommée affectueusement Hachi par les autres personnages). Cette dernière se relève doucement de ses peines de coeur grâce à la présence de Nobu, jeune musicien du groupe Blast, particulièrement attentionné avec la jeune fille. Mais bien vite, elle tombe « malade » et, après quelques hésitations, finit par aller voir un médecin qui lui confirme ce que le test de grossesse lui avait déjà appris : elle est enceinte. Mais qui est le père de l’enfant ? Sans doute l’orgueilleux Takumi, musicien du groupe Trapnest. Alors qu’elle n’a que 20 ans, quelle voie Nana peut-elle choisir ?

Au fil des sept tomes précédents, je m’étais déjà attachés aux différents personnages, ayant une petite préférence pour Nana Osaki ; mais, avec ce huitième opus, c’est l’autre Nana qui se révèle particulièrement touchante. Ai Yazawa nous offre une histoire basée sur des faits de société actuels, dans laquelle les jeunes gens évoluent entre amour, amitié, études, travail,… La situation dans laquelle se retrouve la jeune Hachi est poignante et j’ai ressenti sa détresse. Dans une atmosphère particulière (très rock’n’roll), Ai Yazawa parvient à nous émouvoir avec brio !

aiyazawaOutre la nature de l’intrigue, je ne me répèterai jamais assez en ce qui concerne cette série ; mais les dessins sont juste sublimes ! Les personnages sont, pour commencer, particulièrement beaux (j’ai un petit faible pour le physique de Takumi, et oui, un brun chevelu, on ne se refait pas… ^^), et leur aspect est très travaillé. J’aime beaucoup les différentes expressions de leur visage (la joie, la tristesse, l’étonnement,…) ; et c’est, à mon goût, la vraie force de Ai Yazawa. Les traits sont calqués sur la réalité et le rendu est superbe ! On peut également noter le travail au niveau du look des personnages, notamment pour les deux héroïnes. Nana Osaki, la chanteuse dark, a une garde-robe moins « changeante », car toujours dans la même « optique » (un peu punk/gothique si je puis dire). Quant à Nana Komatsu, fashion-victime dans l’âme, ses changements de tenue et de coiffures sont réguliers et plus « remarquables ». Dit comme ça, ça semble futile, mais, croyez-moi, c’est très appréciable de voir évoluer des personnages stylés ! Pour une fois, j’aime assez l’illustration de la couverture (la seule en couleurs) dans laquelle les deux Nana, toujours « lookées », semblent heureuses.

Enfin, comme pour la série complète, on retrouve ce petit format agréable et pratique et cette couleur bleue. Entre nous, je trouve celle-ci plutôt affreuse, mais elle a l’avantage de se distinguer des autres et donc d’être particulièrement « repérable » dans le rayon, de plus en plus chargé, des mangas. N’oubliez pas, il s’agit d’une série japonaise, donc, la lecture (plutôt aisée), se fait dans le sens traditionnel, de la droite vers la gauche, tout au long des quatre chapitres du tome !

Comme dans les autres volumes, vous trouverez à la fin, un court lexique pour l’explication des termes japonais spécifiques rencontrés au cours des 190 pages de l’histoire ; ainsi qu’un très court passage dans les « coulisses » de Nana. Enfin, et cette fois l’éditeur n’a pas été radin, vous pourrez feuilleter plusieurs pages consacrées aux autres mangas sortis chez Akata/Delcourt, avec en plus d’une image (toujours en noir et blanc), un petit résumé et les indications principales (nombre de volumes actuellement sortis, nombre de pages,…). Tout pour nous faire craquer et acheter !

Il me tarde maintenant de découvrir les tomes suivants !

 

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