A Series of Unfortunate Events, Book 1 : The Bad Beginning de Lemony SNICKET

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A Series of Unfortunate Events,

Book 1 : The Bad Beginning
de Lemony SNICKET
Harper Collins Publishers,
1999, p. 167

Première Publication : 1999

Pour l’acheter : A Series of Unfortunate Events #1

Lemony Snicket est le pseudonyme utilisé par l’écrivain Daniel Handler pour rédiger sa série de livres Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. Lemony Snicket est également l’un des personnages principaux de l’intrigue de la série, en tant que narrateur omniscient et intégré au récit. Son passé et son implication dans l’histoire sont révélés progressivement au fil des treize tomes.

A Series of Unfortunate Events, Book 2  Book 3 
Les Fausses bonnes questions, Tome 1 

♣ ♣ ♣

Dear Reader,
I’m sorry to say that the book you are holding in your hands is extremely unpleasant. It tells an unhappy tale about three very unlucky children. Even though they are charming and clever, the Baudelaire siblings lead lives filled with misery and woe. From the very first page of this book when the children are at the beach and receive terrible news, continuing on through the entire story, disaster lurks at their heels. One might say they are magnets for misfortune.
In this short book alone, the three youngsters encounter a greedy and repulsive villain, itchy clothing, a disastrous fire, a plot to steal their fortune, and cold porridge for breakfast.
It is my sad duty to write down these unpleasant tales, but there is nothing stopping you from putting this book down at once and reading something happy, if you prefer that sort of thing.
With all due respect.

Lemony Snicket

Ce premier tome fait partie d’un joli coffret (qui rassemble les trois premiers opus en anglais) que j’ai trouvé d’occasion et en excellent état à 10€. J’ai déjà lu ce premier tome, en français, quand j’étais une toute jeune adolescente, mais j’avais très envie de redécouvrir l’histoire dans sa langue d’origine ; et c’est, par la même occasion, un bon moyen de faire travailler mon anglais !

L’histoire se révèle encore plus enfantine que dans mon souvenir (c’est pas beau de vieillir…). Le schéma général est relativement simpliste et, à la manière d’un conte, résolument manichéen : trois enfants sont adoptés – suite à la mort tragique de leurs deux parents – par un oncle éloigné cruel, qui n’a qu’une idée, mettre la main sur leur gigantesque fortune. Finalement, je trouve que les évènement majeurs sont assez rares (d’un côté, le texte ne fait qu’un peu plus de 160 pages…). L’action se déroule principalement du côté de la maison délabrée du conte ; de l’installation des trois orphelins jusqu’au dénouement. Ce premier tome est plus à prendre comme une introduction à un long cycle (13 tomes au total), qu’à un roman véritablement isolé.

On sent qu’il y a anguille sous roche, qu’un complot beaucoup plus grand est derrière tout ça, mais pour le moment, on découvre surtout une présentation des personnages principaux ; et là encore, à la manière d’un conte, c’est très manichéen : les bons d’un côté, les méchants de l’autre. Les bons sont évidemment beaux, intelligents et vivants dans une belle maison (les enfants, la voisine), et les méchants sont évidemment laids, sales, malformés et ivrognes (le Comte et sa troupe). Seul Mr Poe – l’homme de loi, ancien ami des parents Baudelaire – n’a pas une place bien définie. Il semble être du bon côté, mais n’est pas mis en scène avec des termes très appréciateurs…
Pour en revenir un peu plus longuement aux personnages, commençons par les gentils. La plus âgée des enfants Baudelaire est Violet (Violette en français), elle a 14 ans et aime inventer et construire des mécanismes, toujours en attachant ses cheveux avec un ruban (pour ne pas qu’ils la gènent). Après elle vient Klaus, jeune garçon de 12 ans qui adorent lire et qui portent des lunettes. Enfin, la petite dernière qui n’est encore qu’un bébé, s’appelle Sunny (Prunille en français) et adore mordre tout ce qui l’entoure (si vous lui plaisez, elle vous mordra gentiment !). Les trois orphelins trouvent un soutien en la personne de Justice Strauss (qui a un nom différent en français), voisine du Comte qui porte bien son nom, puisqu’elle est juge. Malgré sa grande naïveté, sa gentillesse et surtout sa grande bibliothèque viennent en aide aux orphelins.
Du côté des ennemis des trois enfants, il y a évidemment l’infâme Comte Olaf, homme grand et hideux, vivant dans une maison délabrée sale et remplie d’yeux (il a d’ailleurs un œil tatoué sur la cheville !) ; et buvant du vin dès le petit-déjeuner (ouh le méchant !). Il a bien évidemment des complices du côté de sa troupe de théâtre, dont un homme qui a des crochets à la place des mains, ou un gros chauve ! Les trois héros rencontrent quelques autres personnages dans ce premier tome, mais ceux-ci sont secondaires, donc peu traités !

violet le comte olaf klaus film orphelins baudelaireLemony Snicket offre ainsi, avec ce tome d’introduction, une histoire « simpliste » dans laquelle évoluent des personnages manichéens. Cependant, il fait preuve d’un réel talent grâce à sa plume, à son style. En effet, à l’image d’un conteur oral, l’auteur inter-agit régulièrement avec le lecteur, lui conseillant de ne pas lire cette histoire s’il n’aime pas les histoires dans lesquelles tout se passe mal ; lui demandant de témoigner face à telle ou telle situation en faisant appel à un souvenir,… Et surtout, Lemony Snicket fait preuve d’une ironie et d’un humour désarmants, malgré la gravité de ce qu’il peut raconter. Son humour noir est cette petite touche particulière qui permet à l’histoire de ne pas être trop indigeste (histoire simpliste, personnages manichéens et évènements déprimants, on pourrait vite se lasser !) et qui apporte une certaine maturité à l’ensemble.

En ce qui concerne l’adaptation de 2004 avec Jim Carrey notamment, je ne l’ai vue qu’une fois mais j’en garde un bon souvenir. C’est surtout ce côté gothique qui m’a marquée (élément peu visible dans l’oeuvre écrite) ainsi que l’humour apporté par le jeu de Jim Carrey qui fait un Olaf vraiment très convaincant ! Après cette lecture, je serais ravie de revoir ce film une seconde fois !

 

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