Quatre filles et un jean, Tome 4 : Le Dernier été de Ann BRASHARES

derniereteQuatre filles et un jean,
Tome 4 : Le Dernier été

de Ann BRASHARES

Gallimard Jeunesse,
2008, p. 403

Première Publication : 2007

Pour l’acheter : Quatre filles et un jean, Tome 4

Ann Brashares, née en 1967, est une écrivaine américaine d’ouvrages pour la jeunesse. Elle est particulièrement connue pour sa série Quatre filles et un jean.

Tome 1
Tome 2
Tome 3

Après leur première année loin de chez elles, à l’université, Carma, Tibou, Bee et Lena ont chacune des projets différents pour l’été : Carmen participe à un festival de théâtre. Persuadée de n’être bonne qu’à s’occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu’elle se fait repérer pour ses talents d’actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante…. Tibby reste au campus à New York pour suivre un séminaire d’écriture de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu’à ce que… tout se complique ; Bridget part en Turquie sur un chantier de fouilles archéologiques. Elle tombe sous le charme de Peter, trente ans, marié ; père de famille… Lena suit un atelier de dessin en compagnie d’un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos…
Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d’adulte. C’est l’heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.

J’ai profité de quelques jours de vacances chez mes parents pour piocher dans la bibliothèque de ma sœur et sortir ce quatrième tome que je lui ai offert il y a quelques semaines à peine. C’était l’occasion de traîner moins de livres dans ma valise et surtout, d’avancer dans une série commencée depuis des années.
Quatre filles et un jean, c’est donc une saga que j’ai découvert voilà au moins… 5 ans ! Et déjà à cette époque, alors que j’étais encore jeune et naïve (du moins, plus proche du mental des héroïnes que maintenant), j’aimais bien, mais sans plus. Vraiment sans plus. Ce tome confirme la règle : c’est divertissant, parfois émouvant mais ça n’est définitivement pas une série que je conseillerais chaudement. Peut-être suis-je trop vieille pour suivre les aventures des demoiselles ou peut-être ne suis-je pas du tout en phase avec ce qui leur arrive car ne me retrouve pas du tout dans leurs doutes, leurs peines ou leurs joies ? Je ne sais pas et c’est dommage. Mais tant pis, il y a plein d’autres séries qui me font davantage rêver.

Quatrième tome, quatrième été en compagnie des quatre héroïnes. Carmen, Tibby, Bridget et Lena viennent de terminer leur premier année à la fac, leur première année loin les unes des autres, et peinent à trouver un moment pour se réunir à nouveau toutes ensembles. Le jean semble être le dernier lien pour les unir, il les accompagnera chacune leur tour pendant ces deux mois de vacances.
Je ne vous résume pas ce que chacune vit de son côté, la quatrième de couverture le fait bien mieux que moi. Par contre, je ne vais pas me gêner pour vous dire ce que je pense sincèrement des aventures des quatre filles. Commençons par celle qui m’a carrément énervée, alors qu’elle était une de mes préférées dans les tomes précédents, Tibby. Toujours passionnée par le cinéma, c’est sa relation avec Brian qui prend le dessus sur tout le reste. A 19 ans, elle se pose beaucoup de questions et alors que tout est parfait, elle trouve le moyen de tout faire foirer. Tout ça parce qu’elle a accepté de faire l’amour pour la première fois avec son petit ami et se convainc qu’elle ne le voulait pas, que c’est lui qui a insisté et nianiania. Mais oui bien sûr. Elle met des plombes à reprendre la voie de la raison (alors qu’elle est parfaitement consciente de sa stupidité) ; elle m’a exaspérée. Bridget fait preuve d’une très grande maturité sur son chantier de fouilles archéologiques en Turquie et elle m’a agréablement surprise. Je pensais que la jolie blonde un peu superficielle ne serait jamais celle qui me surprendrait, mais il ne faut jamais dire jamais. Lena, ma préférée depuis le début de cette histoire, se remet très difficilement de sa grande histoire d’amour avec son grec Kostos. Artiste incomprise par ses parents, elle s’émancipe et fait le grand saut. J’ai apprécié son évolution pendant cet été, elle grandit énormément, mais c’est peut-être un peu trop brutal… 19 ans dans la peau d’une jeune fille très prude, pudique et réservée et il suffit de quelques cours de dessin particuliers pour qu’elle soit complètement détendue du slip (Sara Salando, sors de ce corps !!!) en harmonie avec son corps. Enfin, et alors là, c’est la plus grosse et la plus jolie surprise de ce tome : Carmen. Carmen c’est la demoiselle expansive au caractère et au physique latins, demoiselle pour qui je n’avais pas plus d’affinités que ça précédemment. Et bien là, tenez-vous bien, elle m’a touchée, elle m’a beaucoup émue. Elle est un peu naïve et j’avais envie de la secouer de temps en temps, mais dans l’ensemble, je crois bien que je l’ai adorée. S’il neige dans les prochains jours, vous saurez pourquoi.

Quatre héroïnes qui expérimentent quatre aventures différentes, qui se posent chacune des questions que se posent – apparemment – les jeunes filles de 19 ans. Je ne doute pas que chaque lectrice se retrouve dans l’une d’elles, ou un peu dans chacune d’entre elles. Pour ma part, j’ai passé l’âge des questions concernant la première fois, le premier amour, tout ça tout ça… et je ne suis pas sûre que ce tome m’aurait davantage touchée au moment où j’étais en pleine réflexion mais je conçois parfaitement qu’il puisse parler à beaucoup de demoiselles. En revanche, ce qu’il faut surtout retenir de cette série, c’est, à mon sens, le beau message d’amitié qu’il transmet. De ce point de vue là, c’est tendre, émouvant… assez beau, je le reconnais bien volontiers.

Ann Brashares a choisi, une nouvelle fois, de découper son histoire en petits chapitres (qui s’ouvrent à chaque fois sur une citation plus ou moins célèbre). Chacun d’entre eux offre quelques paragraphes à Carmen, Bridget, Tibby et Lena. Mais globalement, j’ai eu l’impression que Bridget et Tibby étaient moins mises en avant que les deux autres. Ou alors, notamment pour la seconde, leur histoire m’ayant moins passionnée que les deux autres, j’ai inconsciemment eu l’impression que l’auteure leur avait consacrée moins de lignes…
Quoi qu’il en soit, chaque aventure est contée d’un point de vue externe, permettant au lecteur de faire un tour dans la vie de chacune sans vraiment prendre partie plus pour l’une que pour l’autre (même si des préférences se révèlent, c’est inévitable). C’est agréable à lire et les pages se tournent vite. Ce n’est pas de la grande littérature mais l’auteure arrive à quelques réflexions – sur l’amitié notamment – assez justes et bien trouvées.

Ce quatrième tome était le dernier jusqu’à il y a peu mais un cinquième opus a vu le jour (en 2011). Je pense sincèrement qu’on peut s’arrêter ici, sans aucune frustration. Malgré tout, comme j’ai envie de boucler la boucle (et que je n’aime pas ne pas aller au bout des choses), j’essayerai de trouver et lire ce dernier né. Et je l’offrirai évidemment à ma petite sœur, comme les quatre précédents.

 

Les questions soulevées par les héroïnes dans ce quatrième opus, n’ont pas tellement su m’accrocher. Sans doute suis-je trop vieille. Cependant, je retiens une belle surprise : l’aventure de Carmen, sans doute l’héroïne que j’aimais le moins jusque là. Elle a su m’émouvoir et j’ai été très heureuse de découvrir le dénouement de son été au théâtre. Ce n’est pas une série inoubliable et indispensable à mon goût, mais un joli moment de divertissement et un beau message d’amitié.

« – Il me semble que j’ai compris… On n’habite plus à Bethesda, on n’est plus au lycée. On ne vit plus chez nos parents et on n’a pas encore de chez-nous. C’est là que nous avons grandi, que nous avons passé du temps ensemble, mais ce ne sont que des lieux, des époques, ce n’est pas nous. Si on s’imagine que nous quatre, c’est lié à un endroit ou à un moment précis, c’est fichu, car le temps passe et les lieux changent. Nous quatre, ce n’est ni un moment ni un lieu.
[…]
– Nous quatre, c’est partout. »

« Il y a des gens qui n’arrêtent pas de tomber amoureux. Et d’autres ont l’air de ne pouvoir le faire qu’une seule fois. »

Une pensée sur “Quatre filles et un jean, Tome 4 : Le Dernier été de Ann BRASHARES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

d30dce6636c0ae4995e886245552510eIIIIIIIIIIIII