Le Secret de Noël de Anne PERRY

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Le Secret de Noël

de Anne PERRY
10/18 (Grands détectives),
2008, p. 188

 

Première Publication : 2006

Pour l’acheter : Le Secret de Noël

 

Anne Perry (née Juliet Marion Hulme le 28 octobre 1938 à Blackheath près de Londres) est un auteur britannique de romans policiers victoriens. La jeunesse d’Anne Perry fut mouvementée, puisqu’elle fut poursuivie et condamnée, à l’âge de 15 ans, pour le meurtre de la mère d’une « amie très proche », accompli avec celle-ci. Cet épisode tourmenté de sa vie, ayant eu comme théâtre la Nouvelle-Zélande où elle vivait alors, est directement à l’origine du film Créatures célestes de Peter Jackson (1994). Son propre rôle est interprété avec brio par Kate Winslet, dont c’est alors la première apparition au cinéma.

 Charlotte & Thomas Pitt, Tome 1 

 

♣ ♣ ♣

 

Lorsque le jeune Dominic Corde et sa femme Clarice arrivent à Cottisham, un charmant village de la campagne anglaise, pour remplacer Mr. Wynter, le pasteur, pendant la période de Noël, ils ont immédiatement le sentiment d’avoir découvert le lieu de leurs rêves. La beauté du paysage, l’accueil chaleureux des habitants, le confort du presbytère, tout les incite à se réjouir de ce séjour… jusqu’à la découverte du cadavre de Mr. Wynter dans la cave de leur maison. Le médecin conclut à une mort accidentelle mais Clarice, alertée par d’étranges indices, n’y croit pas une seconde.
Qui a pu tuer un homme aimé de tous? Obstinée et courageuse, plus soucieuse d’écouter sa conscience que de se plier aux bonnes manières de la société victorienne, Clarice entreprend de percer les secrets les mieux cachés de ses adorables voisins…

 

Ce court roman me semblait parfait pour mon challenge Cold Winter. Une enquête sous la neige au milieu de l’Angleterre du XIXe siècle, c’était tentant. J’ai récemment lu Cinq heures vingt cinq de Agatha Christie qui prend place dans un contexte un peu similaire (un siècle plus tard) et qui propose donc lui aussi une sorte de huis clos.
Malheureusement, si la grande Dame du crime parvient à nous proposer une énigme passionnante autour de nombreux personnages hauts en couleur ; Anne Perry quant à elle, se limite à quelques figures un peu fades et à une enquête finalement assez médiocre. Quelques jours après ma lecture, je n’en ai plus aucun souvenir, la preuve qu’elle n’a été ni enthousiasmante ni marquante. Dommage !

L’intérêt de la série Charlotte & Thomas Pitt, de la même auteure, réside dans son contexte : l’Angleterre de la fin du XIXe siècle avec ses codes et convenances bien marqués. On y découvre alors une jeune femme plutôt indépendante et assez rebelle pour l’époque, qui lit les journaux et mène l’enquête.
Ici, on nous propose également une demoiselle débrouillarde en la personne de Clarice mais cela reste assez léger. Epouse de Dominic Corde, pasteur de son état, la jeune femme est persuadée que le pasteur Wynter que son mari remplace, n’est pas mort par accident mais qu’il a été assassiné. Et c’est grâce à elle que l’enquête va pouvoir se mettre en place et surtout qu’elle sera élucidée. Clarice reste malgré tout un personnage assez fade qui ne marque pas vraiment les esprits. Son existence est anecdotique.

Anne PERRY.
Anne PERRY.

Tout comme l’existence de toutes les autres figures de cette histoire : Dominic Corde son époux, Peter Connaught le riche héritier, les époux Boscombe ou encore Mrs Wellbeloved l’intendante. Chacun d’entre eux cache un secret mais, contrairement aux personnages richement croqués par Agatha Christie, ceux-là sont assez superficiels et les mystères ne sont pas vraiment extraordinaires.

J’ai été déçue par l’enquête de façon générale. Déjà, la découverte du cadavre et donc le début des recherches n’arrivent que très tardivement dans le récit (au moins après un gros tiers), l’introduction est donc un peu longuette et pas forcément très passionnante. Oui, Anne Perry présente son contexte et ses personnages mais comme l’ensemble paraît un peu fade et superficiel, tant de pages ne me paraissaient pas indispensables.
Ce n’est que lorsque les deux époux commencent à chercher des indices auprès de leur voisinage, que l’intrigue connaît un regain de rythme et d’intérêt. Malgré tout, les secrets petit à petit déterrés ne m’ont pas paru très complexes et, étant habituée aux mini-intrigues entremêlées à la Agatha Christie, j’ai été un peu déçue par la simplicité de l’ensemble. La résolution de l’énigme fonctionne mais reste assez moyenne… et encore une fois pas du tout inoubliable !

Le point le plus positif de ce récit réside dans la plume de l’auteure. Je me base sur la traduction française offerte par les éditions 10/18, mais je trouve ça assez agréable et fluide. Peut-être parfois un peu longuet, mais plus parce que le fond manquait d’intérêt plutôt qu’à cause de la forme.
Anne Perry sait assez bien plonger son lecteur dans ce contexte particulier de l’Angleterre de la fin du XIXe siècle et surtout la campagne enneigée. Je n’ai pas eu de mal à m’imaginer les paysages blancs, la fraicheur de l’air, les pieds et les mains gelés, la buée sortant de la bouche des personnages à chaque souffle, le feu dans les cheminées… bref, c’est assez immersif.
Je n’ai pas souvenir d’avoir trouvé des difficultés de compréhension liées à l’utilisation d’un vocabulaire un peu désuet ou au contraire une trop grande familiarité de style dans les dialogues… Je pense que c’est assez en accord avec le contexte de l’intrigue, bien que je ne sois pas une spécialiste.

Une lecture pas foncièrement mauvaise car Anne Perry possède une plume agréable, mais étant habituée aux enquêtes rondement menées par la célèbre Agathe Christie, j’ai trouvé ce Secret de Noël bien fade et sans réel intérêt… Vite lu et très vite oublié !

 

challenge cold winter 2015

 

2 pensées sur “Le Secret de Noël de Anne PERRY

  • 17 février 2016 à 1 h 22 min
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    Je ne suis pas très tentée par le petit sur la période hivernale. Par contre, j’ai l’intégrale un des aventures du couple Pitt dans ma Pal. J’ai lu le tome 8 avant par mégarde.

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  • 15 février 2016 à 18 h 00 min
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    J’aime beaucoup Anne Perry . Même si je ne m’y plonge pas assez souvent à mon goût. *Marie*

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