Lady Susan de Jane AUSTEN

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Lady Susan

de Jane AUSTEN

Folio 2€,
2009, p. 116

Première Publication : 1871

Pour l’acheter : Lady Susan

 

Jane Austen, née le 16 Décembre 1775 et morte le 18 Juillet 1817, est une femme de lettres anglaise. Son réalisme, sa critique sociale mordante et sa maîtrise du discours indirect libre,
son humour décalé et son ironie ont fait d’elle l’un des écrivains anglais les plus largement lus et appréciés.

Emma Northanger Abbey Orgueil et préjugés Persuasion Raison et sentiments

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…

L’autre jour, j’étais devant ma bibliothèque, cherchant quelque chose à lire (c’est sur, quand on a plus de 200 bouquins dans sa PAL, on ne sait jamais quoi choisir ! O_o). J’avais envie de lire un « classique » mais un « classique » court, ce qui, il faut l’avouer, est rarement le cas ! Et mes yeux sont tombés sur Lady Susan : un « classique » de 116 pages ; parfait !

JaneAustenIl faut bien noter que ce petit roman est un roman épistolaire, car je sais que le système des lettres peut en rebuter plus d’un(e). Au début, cette forme est assez difficile à appréhender et il faut bien lire six ou sept lettres avant de comprendre qui est qui dans l’histoire. Un système qui a des inconvénients (le narrateur de chaque lettre n’est pas omniscient, donc on ne sait pas tout) mais également de nombreux avantages. En effet, le premier qui me vient en tête et non des moindres : le lecteur peut, grâce à l’épistolaire, connaître le point de vue successif d’un grand nombre de personnages et donc parcourir différents styles. C’est là qu’on ressent la jeunesse de Jane Austen et son « peu » d’expérience dans l’écriture (Lady Susan est une oeuvre de jeunesse, écrite entre 1793 et 1795 – et donc publiée après sa mort -, elle n’avait qu’une vingtaine d’années), car tous les narrateurs semblent avoir la même « intonation », la même plume. On sent également « l’immaturité » de Mademoiselle Austen par le thème même, sans doute très largement inspirée des Liaisons dangereuses de Choderlos Laclos.
Cependant, on découvre avec joie les prémisses de l’ironie propre à l’auteure et les premiers pas de ses thèmes de prédilection, qu’elle développera plus longuement les années suivantes dans Orgueil et préjugés et Raison et sentiments, par exemple : le mariage, le caractère étriqué de la haute société anglaise de la fin du XVIIIème siècle,… L’autre point intéressant de ce petit roman réside dans le choix de son héroïne. En effet, alors que plus tard, Jane Austen choisira des héroïnes certes indisciplinées mais « bien sous tout rapport », ici, Lady Susan est une réincarnation de la Marquise de Merteuil, en plus « soft ». Une héroïne pour laquelle le lecteur n’éprouve donc pas de réelle empathie, mais qui intrigue fortement…
Enfin, je pense que Jane Austen aurait pu développer un peu plus longuement son intrigue. Il y avait en effet, vraiment matière à développer et une cinquantaine de lettres de plus n’auraient pas été de trop et auraient permis au lecteur de plonger plus facilement et plus profondément dans la psyché des différents personnages de l’histoire.
En bref. On découvre avec joie les premiers pas de Jane Austen avec une plume entre les doigts et donc, les débuts de son style. L’histoire n’est pas très originale et aurait mérité d’être plus développée, mais se lit tout de même très bien, très facilement et très rapidement. A découvrir donc !

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