C’est lundi, que lisez-vous ? (9)


Voilà un tour d’horizon de mes deux dernières semaines de lectures…

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ?  by One Person’s Journey Through a World of Books. C’est Galleane qui répertorie désormais les liens chaque lundi.


J’ai fini de lire et j’ai lu…

  

Chroniques d’Oakwood, dans l’ombre de la demoiselle. Au XVIIe siècle, la vie d’une petite bourgade dans laquelle de nombreuses personnes sont exécutées. Suspicions, dénonciations, bûchers, meurtres, fantômes et malédictions. Un récit non linéaire qui permet aux pièces du puzzle (et donc aux différents protagonistes) de reprendre leur place petit à petit. Poignant et bien écrit.
Les Sœurs Carmines, T. 1. Difficile de passer à côté de cette trilogie qui a beaucoup de succès sur la toile depuis plus d’un an maintenant. Grand gagnant du PLIB 2018, je me suis enfin décidée à m’y plonger moi aussi… aucun regret ! Beaucoup d’aventures (on ne s’ennuie pas), des personnages charismatiques (la petite Dolorine c’est un peu comme Césarine des Autodafeurs, même façon de raconter mais plus de chauve-souris et de fantômes chez la première) et un style qui claque. J’achète la suite dès que possible !
Dire, ne pas dire, T. 4. Une sorte de dictionnaire des expressions erronées plus ou moins utilisées au quotidien et donc à tort. Je (ré)apprends certaines règles et ça m’amuse assez. Bon après, il vaut mieux aimer la grammaire et l’histoire de la langue, ça reste souvent technique. Mon seul reproche vient de l’approche vraiment « fermée » au sujet de certains points, les anglicismes notamment. Je pense qu’au bout de la dixième référence, le lecteur aura compris que l’Académie française est CONTRE l’introduction de mots anglais dans notre quotidien. Je peux l’entendre et l’emploi de certains termes anglophones frise parfois le ridicule (c’est vraiment trop exagéré) mais il faut aussi vivre avec son temps, tous ne peuvent pas être repoussés en bloc. Un peu de souplesse donc, ce serait plus chouette.


  

Trois bande-dessinées/romans graphiques vraiment très différent.e.s mais qui m’ont surprise. Le troisième et dernier volume de Amorostasia est peut-être un tout petit peu moins bon que les deux précédents (forcément, la chute est attendue et peut-être pas aussi surprenante que je l’aurais souhaitée). Prendre refuge m’intriguait dans le fond mais faisait peur sur la forme… finalement je me suis surprise à beaucoup apprécier les deux ! Ceux qui restent est à la fois choquant, éprouvant et émouvant. L’envers du décor de Peter Pan qui m’a aussi fait penser au roman Comme un conte, que j’ai beaucoup aimé !


Je lis…

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Aimez-vous le vert ? À cette question les réponses sont partagées. En Europe, une personne sur six environ a le vert pour couleur préférée ; mais il s’en trouve presque autant pour détester le vert, tant chez les hommes que chez les femmes. Le vert est une couleur ambivalente, sinon ambiguë : symbole de vie, de sève, de chance et d’espérance d’un côté, il est de l’autre associé au poison, au malheur, au Diable et à ses créatures. Le livre de Michel Pastoureau retrace la longue histoire sociale, artistique et symbolique du vert dans les sociétés européennes, de la Grèce antique jusqu’à nos jours. Il souligne combien cette couleur qui a longtemps été difficile à fabriquer, et plus encore à fixer, n’est pas seulement celle de la végétation, mais aussi et surtout celle du Destin. Chimiquement instable, le vert a symboliquement été associé à tout ce qui était instable : l’enfance, l’amour, la chance, le jeu, le hasard, l’argent. Ce n’est qu’à l’époque romantique qu’il est définitivement devenu la couleur de la nature, puis celle de la santé, de l’hygiène et enfin de l’écologie. Aujourd’hui, l’Occident lui confie l’impossible mission de sauver la planète.


Je vais lire…

  


Belle semaine, belles lectures et à bientôt !


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5 pensées sur “C’est lundi, que lisez-vous ? (9)

  • 22 octobre 2018 à 21 h 12 min
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    Les soeurs Carmines font partie de mes envies livresques de ces derniers mois et chaque chronique le confirme un peu plus ^^
    Belle semaine !

    Répondre
  • 22 octobre 2018 à 19 h 33 min
    Permalink

    Haha toi aussi tu t’es laissée prendre au piège de Grisaille et des trois sœurs Carmines (Dolorine ♥). Je suis content que tu aies aimé et tu peux foncer les yeux fermés sur ses suites.
    Le pitch de Ceux qui restent est absolument génial, ça me parle beaucoup, mais quand j’avais lu les premières pages j’avais trouvé ça très bavard au niveau de la « voix off » au ton un peu bateau et ça m’avait un peu refroidi. Mais tout le monde semble touché par cette BD, alors je vais bien finir par me laisser convaincre de la lire.
    Bonne semaine de lecture !

    Répondre

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