Iridescence estivale de Cécile GUILLOT et Mathieu GUIBE

Iridescence estivale
de Cécile GUILLOT
et Mathieu GUIBE

Auto-édition,
2014, 100 p.

Première Publication : 2014

 

Pour l’acheter : peut-être d’occasion ?

 

Quelques autres titres de Cécile Guillot & Mathieu Guibé :

Quintessence hiémale ♣

A un sanglot de moi, tu reposes ♣
Elvira Time, Tome 1 
♣ Even dead things feel your love ♣
♣ Germ~iN~es[SENS]ce ♣

Belladonna ♣
♣ Fille d’Hécate, Tome 1 , Tome 2, Tome 3
Les Tribulations d’une gothique amoureuse ♣

 

♣ ♣ ♣

 

A l’aube de la saison d’or, la vie foisonne sous la douce lumière stellaire. Embrasés, les uns et les autres profitent d’une nature embellie, savoureuse, pour parcourir le monde qui nous entoure. A l’apogée de son éclat, la lune, bienveillante, scintille de son voile lacté, dans les nuits poètes où chantent les insectes, pour que jamais la célébration de l’été ne s’arrête.


Petit frère de Quintessence hiémale, Iridescence estivale est basé sur le même concept. Il s’agit également d’un très court recueil de nouvelles, écrites par le duo Cécile Guillot et Mathieu Guibé. L’aîné tournait autour de l’hiver, celui-ci traite, comme son nom l’indique, de l’été.

Cent pages tout pile dans lesquelles le lecteur retrouve quatre petits textes. Alors que le duo d’auteurs avait rédigé le premier recueil de nouvelles à quatre mains, leurs emplois du temps respectifs n’ont pas permis à l’aventure de se renouveler ici. Deux histoires sont donc écrites par Cécile, les deux autres par Mathieu. Aucune n’est signée, à nous de le supposer.
Peut-être ai-je surinterprété mais en plus d’une thématique estivale, chaque nouvelle s’attache, à mon avis, à un des quatre éléments. C’est plus flagrant pour les deux centrales, respectivement associées au feu et à l’eau mais il me semble que la première est liée à la terre et la dernière à l’air. Mes préférences vont clairement à la première et à la troisième histoires car toutes les deux ont une structure qui se rapprochent du conte avec un caractère atemporel. Les deux autres m’ont paru un peu moins abouties, un peu plus maladroites dans le style.

  • La jeune Fille aux pétales de cerisier. Au pied d’un cerisier, trois êtres que tout oppose vont se retrouver rassembler : une petite fille, un renard et une hermine. Tous les trois vont voir leur amitié grandir au gré des beaux jours mais alors que l’automne et l’hiver s’approchent, alors que la petit fille du printemps doit s’éclipser, la faim et le froid se font sentir… et les années passent, toujours plus ou moins semblables. Que de poésie dans cette petite histoire. Très certainement ma grande favorite. C’est très imagée et la répétition permet, un peu comme dans les contes de randonnée pour les plus jeunes lecteurs, de s’attacher véritablement aux personnages. Une réussite !
  • Au cœur des brasiers. Cette nouvelle revient par un jeu de flash-back, sur les origines de la salamandre, créature magique entre toutes. Ce n’est pas inintéressant, loin de là, mais j’ai trouvé la forme un peu plus froide, un peu plus scolaire. En revanche, l’histoire en elle-même vaut le détour.
  • Les Larmes de silice. Le royaume se meurt, l’eau n’est quasiment plus qu’un lointain souvenir, tout et tous s’assèchent petit à petit. Le roi parti cherché du secours auprès des régents voisins, la reine – enceinte jusqu’au cou – ne peut rester sans rien faire et se met en tête de trouver la source de ce malheur. Une malédiction est en place et elle seule pourra en venir à bout… mais à quel prix ? Encore une fois de belles images se forment à la lecture de cette petite mais forte histoire. Et de belles émotions également.
  • Le Pêcheur d’astéroïde. Bizarrement, l’histoire qui m’aura laissé le moins de souvenirs ; je suis même incapable de vous la résumer. Je dis bizarrement car elle est associée – c’est un petit clin d’œil – à une des nouvelles de Quintessence hiémale, l’autre recueil ; celle que j’avais préférée alors ! Et pourtant, je n’ai pas retrouvé la magie et tout l’intérêt que j’avais ressenti précédemment. Dommage.

Voilà une excursion poétique dans l’imaginaire fertile de Cécile Guillot et Mathieu Guibé. Les deux auteurs apportent toujours beaucoup de sensibilité et d’émotions à leurs textes.

 

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2 pensées sur “Iridescence estivale de Cécile GUILLOT et Mathieu GUIBE

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