Mère-Fée de Cécile Ama COURTOIS

Mère-Fée
de Cécile Ama COURTOIS

Auto-édition,
2016, p. 79

Première Publication : 2016


Pour l’acheter : Mère-Fée


Née en 1974 en Franche-Comté (l’autre pays des Hobbits), Cécile Ama Courtois a grandi sans vraiment quitter l’enfance, bercée par des heures de lectures hétéroclites. Le désir d’écrire, d’abord de la poésie (sous le pseudonyme Amapoesia), puis des fictions lui est venu très tôt, comme un exutoire. Aujourd’hui, mariée et mère de deux garçons adolescents, c’est toujours dans l’écriture qu’elle s’épanouit en donnant naissance, à travers ses mots, aux mondes qui peuplent ses rêves. Ses autres passions, le chant et les chevaux, la tiennent en équilibre entre ses deux mondes, celui de Cécile (épouse et mère) et celui d’Ama (auteure et poétesse… fée aussi, peut-être). (L’Ivre-Book)


♣ ♣ ♣


Hélène, jeune fille aussi complexée qu’introvertie, est plongée comme d’habitude dans la lecture d’un de ses contes de fées favori, parfaitement indifférente à tout ce qui l’entoure. Sa mère, excédée par son attitude, émet à voix haute le souhait qu’elle s’en aille pour de bon vivre dans le « monde enchanté » de ses livres !
À compter de cet instant, l’existence grise et routinière d’Hélène va brusquement prendre un tour insensé. Fées en voie d’extinction, chats qui parlent et elfes sexy, c’est de la fiction tout ça… non ?


C’est lors d’un petit goûter aux Imaginales en mai dernier – sous prétexte de rassembler quelques participants au challenge “A la recherche de Faërie” – que j’ai fait la connaissance de l’adorable Cécile Ama Courtois. Elle était alors venue avec quelques exemplaires de Mère-Fée, un très court texte – une novella – se déroulant dans l’univers féerique. Je suis toujours curieuse de découvrir de nouvelles plumes francophones, d’autant plus quand il s’agit d’ouvrages au sujet du Petit Peuple.
Si j’ai apprécié la plongée dans le monde parallèle des fées, je suis en revanche moins convaincue par l’histoire d’amour, mais n’étant pas une lectrice friande de romances, je m’en doutais.

Cécile Ama COURTOIS.

Hélène a la vingtaine et passe sa vie le nez dans les bouquins. Très réservée et assez asociale, elle ne sort pas de chez elle, préférant vivre des aventures virtuelles – dans des mondes fantastiques et merveilleux – plutôt que sortir explorer le monde qui l’entoure véritablement, ce qui a le don d’énerver sa mère au plus haut point. Ainsi, lorsque celle-ci souhaite à voix haute que sa fille soit envoyée dans ses mondes imaginaires, si elle les aime tellement, c’est exactement ce qu’il se produit. Le chat de la maison qui est en fait un passeur, exauce ce vœu et Hélène atterrit directement chez les fées.
A priori, sa venue n’est pas un hasard puisque malédiction et prophétie sont de la partie (une intrigue somme toute assez classique pour le genre). Hélène n’est pas là pour se la couler douce, elle va devoir sauver ce monde… bon, la façon d’y parvenir n’est pas tellement désagréable (il y est question de procréation), encore faut-il qu’elle parvienne à tomber amoureuse de son promis Enor, un prince des elfes un peu trop hautain à son goût.

Dès qu’il est question de romance et de relations amoureuses dans une histoire, je suis assez sceptique et rarement convaincue. Alors ici, lier ce point sensible à une prophétie-malédiction, le tout traité sur moins de 100 pages (79 exactement) et il était quasiment certain que j’aurais du mal à y croire. Tout est évidemment trop rapide et trop facile.
Malgré tout, je pense que les amateurs du genre seront facilement séduits puisque la plume de Cécile Ama Courtois est douce et agréable à parcourir.

Je ne reviens pas sur les personnages qui – brièveté du texte oblige – auraient mérité d’être plus développés et donc plus en nuances mais voudrais plutôt souligner l’univers féerique mis en place par l’auteure.
A la fois traditionnel – avec quelques références classiques – et un peu humoristique, je me suis sentie bien au milieu de ces fées et j’étais heureuse d’y passer un petit moment. C’est même dommage de devoir si vite le laisser, une aventure plus approfondie y aurait tout à fait sa place… en tout cas il y a matière, à mon avis !

Une courte novella comme une parenthèse légère dans le monde féerique. Classique et sans grande surprise mais doux et agréable.



3 pensées sur “Mère-Fée de Cécile Ama COURTOIS

  • 6 octobre 2017 à 18 h 41 min
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    J’admire beaucoup les personnes qui choisissent de se lancer dans l’auto-édition, ça mérite le respect je trouve.
    Ça a l’air d’être le genre de lecture reposante entre deux gros morceaux!^^

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  • 1 octobre 2017 à 12 h 39 min
    Permalink

    Merci Maureen, d’avoir pris le temps de découvrir ce petit texte. Je suis ravie que tu aies apprécié l’univers (même s’il n’est qu’effleuré) et la plume.

    Répondre

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