Louis le Galoup, Tome 1 : Le Village au bout du monde de Jean-Luc MARCASTEL

Louis le Galoup, Tome 1 :
Le Village au bout du monde
de Jean-Luc MARCASTEL

Le Livre de Poche (Jeunesse),
2012, p. 238

Première publication : 2008


Pour l’acheter : Louis le Galoup, Tome 1


Jean-Luc Marcastel, né le  à Aurillac, est un écrivain français de romans fantastiques et de fantasy, auteur de Louis le Galoup et de Frankia. Dans certains de ses romans, et notamment dans Louis le Galoup, il s’inspire du folklore et des légendes du Sud-Ouest de la France ainsi que de celui de la Haute-Auvergne. (Merci Wikipédia !)

 Le dernier Hiver 


  


La nuit, le feu, une grande forteresse assaillie, une créature monstrueuse, un loup terrible, un loup debout… un galoup. Tel est le cauchemar qui hante Louis, dans son visage au bout du monde, près de la Grande Brèche et de sa lueur mite qui marque la fin du royaume et de toutes les routes… Ce royaume que l’ombre du Vicomte de Marsac, l’Usurpateur, et de ses terribles barons, Malemort et le Siblaire, ce siffleur infernal, recouvre peu à peu… Mais derrière le simple garçon des montagnes, un autre se cache, plus griffu, plus sauvage, qui attend son heure… Mais cet autre sera-t-il assez fort, assez terrible, pour s’opposer aux ténèbres et à ses émissaires ? Louis, accompagné par son frère, Séverin, et la Roussotte, ce joli brin de sorcière au caractère impossible, devra partir en quête de ses origines, après qu’une malebeste, une créature venue de la Grande Brèche, ait attaqué le village. Mais les nouvelles vont vite, quand on a des yeux partout, et la chasse infernale de Malemort, le Grand Veneur, le maître des galoups noirs, est déjà en route…


Habitué des salons de l’Imaginaire, Jean-Luc Marcastel est un auteur que je ne connais que trop peu. N’ayant lu de lui que son Dernier hiver – qui m’avait laissée un peu mitigée – j’avais envie de le découvrir dans une saga plus jeunesse et très largement appréciée par les lecteurs, petits et grands.
Si ce premier tome – Le Village au bout du monde – se révèle assez introductif et classique dans l’intrigue, il est en revanche particulièrement original dans sa forme. Assez en tout cas pour me donner envie de tenter la lecture du deuxième opus dès que l’occasion se présentera.

Dans ce premier volume, le lecteur fait la connaissance du héros qui donne son nom à la saga : Louis. Jeune adolescent très proche de son frère Séverin avec qui il passe ses journées, Louis n’a pourtant pas la vie facile, entouré de parents tyranniques et de deux autres frères aînés aussi bêtes que cruels. Les travaux aux champs occupent le quotidien des deux plus jeunes frères mais l’atmosphère du village de Mandailles est à l’orage.
Une bête – très certainement une malebeste – décime des troupeaux et les nouvelles apportées par Thierry, le marchand itinérant, ne sont pas bonnes. Pire, Louis sent que quelque chose est en train de changer en lui. Comme si une bête qui sommeillait à l’intérieur depuis toujours ne demandait plus qu’à sortir dorénavant. Réussira-t-il à maîtriser l’animal ?

Je me suis amusée à me demander dans quel univers Jean-Luc Marcastel nous faisait plonger. S’agit-il d’un bon dans le passé, d’une époque médiévale légèrement transformée puisque galoups et malebestes y évoluent ? Ou alors un futur hypothétique dans lequel une brèche serait un beau jour apparue, séparant la France en deux, faisant naître des créatures maléfiques et entraînant ainsi, quelques siècles plus tard, un retour aux temps anciens avec us et coutumes du Moyen Age et emploi d’un français beaucoup plus désuet ? Peu importe la réponse finalement, mais la question m’est apparue naturellement et ce, dès les premières pages.

Jean-Luc MARCASTEL, portrait trouvé sur Wikipédia.

Parce que oui, l’ambiance qui se dégage de cette histoire est assurément médiévale : petit bourg dirigé par un seigneur, travaux des champs par les villageois, marchand itinérant venant vendre babioles et transmettre les nouvelles du monde, femmes isolées connaissant les simples et donc fatalement accusées de sorcellerie, figure ecclésiastique en poste (ici un curé)… bref, tout sent le Moyen Age !
Et Jean-Luc Marcastel accentue cette atmosphère en utilisant un vocabulaire et des tournures de phrases spécifiques, entre un « ancien » français (bien que le véritable ancien français de Chrétien de Troyes ne soit pas du tout aussi lisible et compréhensible par des lecteurs du XXIe siècle) et un patois auvergnat. Et c’est très clairement cet aspect que j’ai préféré. Dès le premier chapitre le lecteur est prévenu : l’auteur va lui conter une histoire au coin du feu, à la manière d’un troubadour ou d’un ménestrel. C’est désuet, immersif, plein de charme…

Les autres éléments de ce premier tome sont quant à eux beaucoup plus classiques. Les personnages sont sans grande surprise pour le moment et ont tendance à être un peu manichéens ; mais il reste quatre volumes pour apprendre à les connaître mieux et je suis persuadée que Jean-Luc Marcastel leur offre de beaux enrichissements et de belles évolutions.
Le fil rouge emprunté par l’intrigue est lui aussi assez basique. Pour le moment. En fuyant Mandailles et en sentant le conflit intérieur qui menace en lui, je suis sûre que les aventures de Louis vont prendre une tournure un peu plus approfondie et surprenante !

J’ai lu la réédition poche de ce Village au bout du monde. Je n’ai appris qu’ensuite qu’elle était beaucoup moins riche que la première version en grand format qui elle contient de nombreuses annexes permettant de plonger encore plus dans le quotidien de Louis. Je vous invite donc peut-être davantage à vous pencher vers la version d’origine si vous êtes curieux de découvrir l’histoire de Louis le Galoup !

Un jeune garçon qui voit son destin révélé du jour au lendemain et qui, accompagné de figures bien identifiées (le frère, le mentor, la jeune fille…), doit partir sur les routes pour accomplir sa mission. Classique me direz-vous, mais toute l’originalité réside dans le style de Jean-Luc Marcastel, assez inimitable !


9 pensées sur “Louis le Galoup, Tome 1 : Le Village au bout du monde de Jean-Luc MARCASTEL

  • 13 septembre 2017 à 20 h 50 min
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    La couverture m’attire beaucoup (nous sommes d’accord ce n’est pas une bonne excuse :p), et le fait que cela se passe dans une époque médiévale avec en plus une écriture qui mêle l’ancien français et l’auvergnat ça me tente énormément ! J’avais lu un roman il y a des année qui avait également une écriture très soutenu et des dialogues en vieux français, le tout sur le thème de la sorcellerie (« Magicienne » de Didier Quesne, très bon roman) et j’avais particulièrement aimé cet aspect.
    Je vais peut-être me laisser tenter, tout ce qui touche au mythe du loup-garou, surtout abordé d’un point de vue médiéval, m’intéresse énormément (d’où mon intérêt pour l’histoire de la bête du Gévaudan).
    Je te tiendrai au courant si je lis ce roman 😉
    Des bisous !
    Rouge~

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    • 13 septembre 2017 à 21 h 21 min
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      Je ne connais pas du tout Didier Quesne, je note ! Merci beaucoup pour la référence.
      Les légende comme celles de la Bête du Gévaudan me passionnent beaucoup moi aussi. Là encore, aurais-tu des références intéressantes ?
      Des bisous et encore merci pour ta gentillesse !

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      • 13 septembre 2017 à 21 h 32 min
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        Je n’ai malheureusement pas de référence pour la Bête du Gévaudan hormis le roman éponyme de José Féron Romano et le film français qui date de quelques année avec Vincent Cassel (le seul, l’unique !). Mais si je tombe sur une référence, je t’en ferait part avec plaisir 🙂
        Bisous :*

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