Le Songe d’une nuit d’automne, Tome 1 : La Neuvième nuit de Lesley LIVINGSTON

le-songe-dune-nuit-dautomne-tome-1-la-neuvieme-nuit-lesley-livingston-panini-books-scarlett
Le Songe d’une nuit d’automne,

Tome 1 : La Neuvième nuit
de Lesley LIVINGSTON

Panini Books (Scarlett),
2013, p. 354

Première Publication : 2009

 

Pour l’acheter : Le Songe d’une nuit d’automne, Tome 1

 

Lesley Livingston est écrivaine et actrice. Elle est titulaire d’une maîtrise en anglais de l’Université de Toronto, spécialisée en littérature arthurienne. Lesley est l’actrice principale et membre fondateur de la troupe de théâtre Tempest. Elle vit à Toronto.

 

♣ ♣ ♣

 

Kelley Winslow est une jeune actrice qui vit à New York et ne croit pas aux contes de fées. Lorsque le rôle principal de la pièce pour laquelle elle avait auditionné renonce à jouer, Kelley passe du stade de remplaçante à celui de star. Elle est à Central Park pour répéter son texte, quand elle rencontre Sonny Flannery, un des gardiens du portail entre notre univers et celui des faeries. Kelley plonge alors dans un monde fantastique et découvre ses origines, qui se révèlent bien plus féériques que ce qu’elle imaginait.


En sélectionnant ce titre pour ma PAL d’automne, je n’avais pas de grandes attentes littéraires. Je souhaitais juste me distraire avec un livre léger se déroulant au moment d’Halloween et mettant en scène quelques éléments surnaturels.
Si le côté romance Young Adult n’a pas fonctionné avec moi (comme d’habitude de toute façon), j’ai été très agréablement surprise par l’environnement mis en place par Lesley Livingston. Les références au folklore féerique et à l’œuvre de William Shakespeare sont nombreuses et plutôt bien maîtrisées : quel plaisir !

Le lecteur fait la connaissance de Kelley Winslow, une jeune fille sans réelle attache qui vit à New York dans un appartement qu’elle partage avec une colocataire un peu farfelue. Actrice, elle rêve de briller sur scène mais pour l’heure, elle joue surtout les doublures et les couturières en coulisses. Coup de chance pour elle, le rôle de la reine Titania se retrouve vacant suite à une blessure de la comédienne principale, la voilà propulser dans le rôle phare du Songe d’une nuit d’été, célèbre pièce de William Shakespeare.
C’est alors qu’elle révise son texte, un soir, à Central Park, qu’elle fait la connaissance du mystérieux Sonny et fait surtout la rencontre particulièrement loufoque d’un étrange cheval qu’elle sauve de la noyade. A partir de là, son existence prend une tournure différente, moins monotone mais surtout beaucoup plus dangereuse puisqu’elle entre de plein fouet dans le monde de Féerie, monde qui n’est pas si rose qu’on pourrait l’imaginer.

J’ai aimé le fait que Lesley Livingston respecte le caractère ambigu des créatures féeriques qui n’ont pas conscience du Bien et du Mal, de la morale humaine et qui font des choix en fonction de leurs seuls projets sans se soucier du reste. Créatures à la fois fascinantes et repoussantes, les « fées » (j’utilise le terme générique) sont surtout égoïstes et manipulent leur monde.
L’auteure utilise ces créatures à bon escient à mon avis et le lecteur croise donc la route de changelings, de kelpies, de Puck en personne… Je suis toujours amusée et fascinée par l’insertion de la Féerie dans notre monde, les histoires et situations qui en découlent sont toujours passionnantes à mon goût !
Le seul bémol que j’apporterais ici à ce sujet concerne la mise en scène du cheval étrange sauvé par l’héroïne. Ce n’est pas tellement l’utilisation qui en est faite qui me chagrine (et qui frise le ridicule) mais surtout son inutilité pour l’intrigue principale. Si tous les autres éléments surnaturels peuvent être vraisemblables et s’insèrent bien dans le récit, celui-là absolument pas ! J’imagine que Lesley Livingston a voulu faire preuve d’humour… mais ce n’est pas assez bien dosé pour le coup !

Lesley LIVINGSTON, portrait trouvé sur Wikipedia.
Lesley LIVINGSTON, portrait trouvé sur Wikipedia.

Qui dit quête d’identité d’une adolescente dit quasi fatalement romance avec un jeune homme mystérieux. Comme je vous le disais en introduction, cet aspect ne m’a pas vraiment enthousiasmée… Comme d’habitude avec les histoires du genre, c’est un peu trop rapide et pas assez développé pour que j’y crois. Cela dit, cette fois, le héros – Sonny – n’est pas un bad boy au cœur tendre, c’est même plutôt un personnage masculin clairement solaire (contrairement à l’héroïne)… et ça fait du bien !
Toutes les figures sont un peu stéréotypées et manquent donc un peu de complexité et de nuances mais leurs histoires personnelles ne sont pas inintéressantes. On ne peut pas dire que j’ai adoré suivre Kelley qui est un peu immature à mon goût mais le voyage n’a finalement pas été désagréable, loin de là.

L’intrigue est assez dynamique et rythmée pour tenir le lecteur en haleine et les révélations sur l’identité et le rôle de chaque personnage sont assez bien trouvées. On ne s’ennuie pas, les pages défilent facilement.
La fluidité de la lecture est aussi le fait d’une plume certes assez simple mais tout de même pas mal imagée. Je n’ai pas senti de trop grand déséquilibre entre les descriptions et les dialogues, ceux-ci étant parfois trop nombreux en littérature Young Adult et prenant un peu trop le pas sur le reste. Ici, aucun excès signalé, ce que je trouve très appréciable. Les scènes apparaissent ainsi sous nos yeux sans difficulté et on est assez facilement transporté au cœur de Central Park, auprès de toutes ces créatures venues d’un autre monde.

Je possède d’ores et déjà le second (et dernier a priori ?) tome. Je suis curieuse de le découvrir mais pas non plus très pressée, ce premier opus se suffisant presque à lui tout seul (même si le dénouement ouvert – notamment sur l’avenir de la relation entre les deux adolescents – laisse déjà deviner quel chemin prendra la suite).

Je m’attendais à une énième série Yound Adult un peu trop simpliste, un peu niaise… j’ai découvert un premier tome qui met certes en scène une romance qui ne m’intéresse pas mais qui insère surtout – et le fait bien – l’univers de Féerie dans notre monde contemporain. J’ai été ravie de croiser les créatures féeriques qui me fascinent, le tout mêlé au célèbre Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare… finalement, une heureuse surprise donc !

 

Challenge A la recherche de Faerie  ma-pal-de-lautomne-miniature

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

99dc6857b70891ff669df66a372d21adZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ