Harry Potter and the cursed child de J. K. ROWLING, Jack THORNE et John TIFFANY

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Harry Potter and the cursed child,

Parts One and Two
basé sur une idée de J. K. ROWLING,
de Jack THORNE et John TIFFANY
Editions Little, Brown and Company
2016, p. 343


Première publication (vo) : 2016

Pour l’acheter : Harry Potter and the Cursed Child


Joanne Rowling, née le 31 juillet 1965 dans l’agglomération de Yate, dans le Gloucestershire, en Angleterre, est une romancière anglaise, connue sous le pseudonyme J. K. Rowling. Elle doit sa notoriété mondiale à la série Harry Potter, dont les tomes traduits en au moins 67 langues ont été vendus à plus de 450 millions d’exemplaires. Elle a également utilisé le pseudonyme Robert Galbraith. (Wikipédia)

 Harry Potter (vo) : Book 1  Book 2  Book 3 
 Les Animaux fantastiques 
 Le Quidditch à travers les âges 
 Les Contes de Beedle le Barde 


♣ ♣ ♣


It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband, and father of three school-age children.
While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places.


Harry Potter. La seule mention de la célèbre franchise met les fans en émoi. Je fais partie de ces lecteurs qui ont découvert le premier tome à l’âge de 11 ans et qui ont attendu – en vain – leur lettre d’admission à Poudlard. 18 ans plus tard, la magie est toujours là, la magie opère toujours et vous savez quoi ? Cette magie fonctionnera ad vitam aeternam avec moi.
Alors bien sûr, quand ce script a été annoncé, je savais que je serais au rendez-vous. Même s’il s’agit d’une pièce de théâtre (ce qui n’est pas mon format de prédilection), même si J. K. Rowling n’en est pas l’auteure (elle a approuvé le texte). Ne pouvant attendre la sortie française (prévue dans quelques semaines), j’ai pré-commandé mon exemplaire en vo, ce qui m’a permis, par la même occasion, de lire un peu en anglais (ce que je devrais faire beaucoup plus souvent).
Question fatidique : ai-je aimé ce nouvel « opus » du canon Harry Potter ? OUI, évidemment ! Mais ce n’est pas un coup de coeur. Pourquoi ? Je m’explique.

En fan convaincue, j’ai adoré me replonger dans l’univers créé par J. K. Rowling il y a bientôt 20 ans (ça ne nous rajeunit pas !). J’ai adoré retrouver Poudlard, les objets magiques, les sortilèges et évidemment les personnages qui ont accompagné tant d’années de mon adolescence et de ma vie d’adulte. J’ai adoré découvrir de nouvelles têtes, notamment les enfants des héros que l’on connaît si bien et malgré sa relative brièveté, j’ai adoré l’intrigue. Mais, parce qu’il y a un mais, tout ça a un goût de trop peu. C’est carrément trop court, trop rapide… carrément pas assez à se mettre sous la dent.

Première petite déception en commençant ma lecture : le schéma narratif. Naïvement, et je ne sais pas trop d’où m’est venue cette idée, je pensais que ce nouveau livre suivrait le schéma des 7 précédents, à savoir : un livre = une année à Poudlard. Alors non, si vous aussi vous avez cette idée en tête, vous pouvez oublier tout de suite.
En quelques pages à peine, on nous résume les premières années d’Albus (le deuxième enfant de Ginny et Harry) à l’école. Sa cérémonie de répartition par le Choixpeau magique est expédiée en quelques paragraphes et jamais, ô grand jamais, nous n’assistons à l’un des cours qu’il peut suivre. Et bon sang ce que ça m’a manqué !!! Moi je voulais, comme pour Harry, suivre ses aventures de sa montée dans le train sur la voie 9 3/4 à ses examens de fin de première année (vu que j’imaginais qu’on allait voir que sa première année). Je voulais découvrir la salle commune de Serpentard à travers ses yeux, je voulais retrouver le quidditch grâce à un match auquel il aurait assisté, je voulais croiser Neville devenu professeur à Poudlard… bref, je voulais TOUT savoir. Mais non, non, non.

Très vite, on retrouve Albus et son meilleur ami Scorpius (le fils de Malfoy), lors de leur quatrième année (si je ne me trompe pas). Le fils du fameux Harry Potter connaît une relation très difficile avec son père. Il ne supporte pas le poids de la célébrité et refuse par dessus tout de rester dans l’ombre de l’Elu. Pire que tout, alors que TOUS les membres de sa famille (même son frère aîné et sa soeur cadette) ont été envoyés à Gryffondor, il est le seul à avoir atterri à Serpentard, dans la maison des ennemis. Il n’est pas un élève particulièrement brillant et il déteste le quidditch. Albus est un adolescent « lambda » qui souffre de la pression infligée par sa famille et qui engrange beaucoup de colère et de rancune au fil des années. C’est d’ailleurs parce qu’il souhaite défier son père que l’élément déclencheur de l’histoire fait son apparition et que tout s’enchaîne… surtout les problèmes !
J’ai bien aimé ce jeune héros dans la rébellion qui m’a beaucoup fait penser à Harry dans le tome 5, quand il était en colère contre tout le monde et faisait forcément tous les mauvais choix possibles. Cela dit, Albus possède un petit côté agaçant que je n’avais pas forcément perçu chez son père. Peut-être tout simplement parce que le format « roman » permettait à J. K. Rowling d’expliciter plus en détail et en profondeur les états d’âme du héros alors qu’ici, sous forme de pièce de théâtre, il est difficile de développer tous les aspects et notamment la psychologie des personnages.
En revanche, et malgré son caractère secondaire, Scorpius m’a conquise dès sa première apparition. J’ai trouvé ce personnage hyper bien croqué et terriblement attachant. Tout en contraste (mais pas de façon trop manichéenne non plus) avec son terrible père, c’est un adolescent calme, discret et possédant une touche d’humour et de fraîcheur carrément bienvenue. C’est un peu un « Ron » bis et ce n’est pas du tout péjoratif parce que Ron est pour moi le vrai héros de Harry Potter ou en tout cas, mon préféré du trio (et largement !).

LONDON, ENGLAND - JUNE 05: Writers JK Rowling, Jack Thorne and John Tiffany are photographed for the Observer on June 5, 2016 in London, England. (Photo by Pal Hansen/Contour by Getty Images)
LONDON, ENGLAND – JUNE 05: Writers JK Rowling, Jack Thorne and John Tiffany are photographed for the Observer on June 5, 2016 in London, England. (Photo by Pal Hansen/Contour by Getty Images)

Ron, parlons-en tiens. J’étais tellement heureuse de le retrouver dans ce « tome 8 », tellement pressée de découvrir son évolution, notamment dans sa relation avec Hermione… et quelle déception ! Je n’ai pas retrouvé le jeune homme drôle, amical et enjoué que j’aimais tant. Ici, j’ai eu l’impression que toutes ses interventions étaient tournées en ridicule et qu’il devenait ainsi le boulet de service dans toutes les scènes dans lesquelles il apparaissait. Peut-être que la lecture en vo ne m’a pas fait ressentir les choses comme elles le sont réellement, mais Ron, dans Harry Potter and the cursed child, m’a fait de la peine. Et non, définitivement non, Ron n’est pas celui qui doit faire pitié… c’est un scandale !
En revanche, et c’est très positif, tous les autres personnages secondaires que l’on connaissait déjà m’ont paru avoir évolué d’une façon qui me convient. Harry en premier, en père un peu dépassé par la situation, Hermione en working girl accomplie… et même d’autres personnages disparus que j’ai eu vraiment énormément de plaisir – et d’émotions ! – à revoir, certes pour quelques paragraphes seulement, mais c’était tellement émouvant… (Je pense à Snape, pour ne pas le citer !)

Si vous doutez de votre capacité à découvrir ce titre en anglais, n’hésitez pas trop. Si vous connaissez bien l’univers Harry Potter, vous avez déjà acquis pas mal de mots de vocabulaire, sans même vous en être rendus compte.
Et n’oubliez pas qu’il s’agit du script d’une pièce de théâtre, donc essentiellement (à 98%) des dialogues dans un langage parfaitement abordable. Pas de longues descriptions plein d’adverbes (seulement quelques didascalies bien trop peu nombreuses à mon goût) et pas de longues introspections de nos personnages sur plusieurs paragraphes. Non, essentiellement des échanges et des scènes assez mouvementées.

J’ai été émue d’avoir ce « nouveau Harry Potter » entre les mains et soyez en sûrs, j’achèterai la version française que je lirai également (en fait, pour tout avouer, elle est déjà pré-commandée…). Mais, insatisfaite que je suis, ce script, c’était trop peu.
Alors oui, c’est déjà beau d’avoir pu lire cette histoire parce que je ne fais malheureusement pas partie des chanceux qui pourront se rendre à Londres pour voir la pièce jouée en live, donc pouvoir découvrir l’intrigue sous format papier c’est déjà bien. Je remercie donc Jack Thorne, John Tiffany et évidemment J. K. Rowling d’avoir prolongé un peu la magie Harry Potter…

Harry Potter and the cursed child a été une étincelle de joie qui m’a permis des retrouvailles rapides avec un univers que j’aime plus que tout… mais moi je voulais un brasier consistant et inépuisable, un feu de joie haut et puissant…
Alors, à quand un roman bien dense, rempli de belles descriptions, qui prendra son temps pour nous raconter une nouvelle aventure de ces héros qu’on aime tant ou de leur entourage ?


3 thoughts on “Harry Potter and the cursed child de J. K. ROWLING, Jack THORNE et John TIFFANY”

  1. Je l’ai fini tout récemment, et effectivement ça se lit très vite, mais malheureusement la magie n’a pas opéré de nouveau.

    Déjà parce que j’ai trouvé que le style se faisait plat et sans saveur. La plupart des dialogues ne m’ont paru pas très bien écrits, sonnant la plupart du temps comme le fruit d’une fan-fiction amateur.
    J’ai eu quelques problèmes aussi avec les personnages. Albus souffle le chaud et le froid, se posant en tête à claque avec un flagrant manque de maturité mais porteur d’une thématique intéressante ; Scorpius se fait plus nuancé et touchant avec les préjugés qu’il subit, sans jamais se départir d’une petite touche d’humour. Assurément le seul élément à sauver de cette pièce. Parce que pour le reste des personnages…
    A aucun moment je n’ai eu l’impression d’avoir retrouvé ceux que je connaissais, comme si Jack Thorne n’avait pas réussi à capturer et retranscrire leur essence, le pompon allant à Ron, transformé en boulet lourdaud de service inspirant un sentiment de pitié gênant…
    J’ai trouvé à la pièce quelques facilités scénaristiques, et certains retournements, certaines révélations m’ont paru peu crédibles voire ridicules. On assiste même à quelques scènes proprement gênantes (« le face-à-face » d’Albus transformé en Ron grâce à la potion et Hermione au Ministère de la Magie ; ou encore la rencontre Ron/Hermione dans l’escalier de Poudlard après le premier changement du Retourneur).
    Et Thorne ressort tous les éléments du parfait manuel Harry Potter, trop souvent de manière forcée ou artificielle.
    Et puis il me manquait aussi de la matière : peu de didascalies et donc peu de descriptions pour un univers pourtant très visuel et inventif, propice à l’imaginaire. Mais c’est le problème avec cette pièce : elle est clairement faite pour être vue plutôt que lue (quand d’autres s’accommodent parfaitement). D’ailleurs je serais curieux de voir ce que ça rendrait sur scène car il y a des décors et des effets qui semblent difficilement transposables. Au moins la magie opérerait peut-être visuellement, à défaut du reste.

    Bon après ça se dévore à une vitesse folle, Scorpius est plutôt réussi et j’ai beaucoup aimé l’univers alternatif dominé par Voldemort, mais ça fait bien peu au final.

    Un grand merci quand même à toi pour me l’avoir fait gagner, il se devait que je le lise. Me reste maintenant à voir Les Animaux Fantastiques.

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