Contes des Royaumes, Tome 1 : Poison de Sarah PINBOROUGH

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Contes des Royaumes,
Tome 1 : Poison
de Sarah PINBOROUGH
Milady,
2014, p. 222

Première Publication : 2013

Pour l’acheter : Contes des Royaumes, T. 1

Sarah Pinborough est la nouvelle étoile du fantastique et de la terreur en Grande-Bretagne. Elle a également écrit de la fantasy pour la jeunesse, sous le nom de Sarah Silverwood, et travaille actuellement à plusieurs projets de séries télévisées.

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Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère…
… et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

Sur Livraddict, ce premier tome obtient la note assez moyenne de 14 et plusieurs avis sont carrément négatifs, je m’attendais donc à quelque chose de plutôt médiocre et n’avais que peu d’espoir.
Or, et j’en suis la première surprise, j’ai franchement aimé ce roman que j’ai trouvé, sinon exceptionnel au moins divertissant et original. Je lirai la suite avec plaisir et vous invite à vous pencher vous aussi sur cette trilogie si vous appréciez la série Once upon a time.

Je cite cette série à succès car, à mon avis, Sarah Pinborough surfe sur le même concept de réécriture/modernisation des contes de fées. Ce premier tome n’est qu’une mise en bouche, il y a moins de parallèles et recoupements entre les contes que dans la série télé, mais je ne doute pas que l’auteure approfondit les choses par la suite. Ici, on croise notamment le personnage d’Aladdin (très jeune) et la lampe magique, tous les deux traités de façon assez surprenante mais je vous laisse la surprise.

Poison revient sur le célèbre conte de Blanche Neige, mettant en scène cette dernière mais surtout les personnages secondaires qui passent au premier plan, à commencer par Lilith la méchante reine. Avec un prénom pareil, il ne pouvait de toute façon pas en être autrement. Et à l’instar de la Regina de la série télé, on apprend à connaître petit à petit cette méchante belle-mère, on gratte progressivement sous la surface et on comprend un peu le pourquoi du comment. Encore une fois, c’est beaucoup moins riche et développé qu’à l’écran, mais sur moins de 250 pages, c’est déjà pas si mal ! Alors on ne s’attache pas vraiment à Lilith comme on peut le faire avec Regina qui, pour le coup, est vraiment très émouvante, mais la figure en sort plus humaine et, je me répète, sur si peu de pages, c’est déjà pas si mal !

Sarah Pinborough nous présente également les 7 nains – et notamment Rêveur qui est le plus développé -, le Chasseur mais aussi le Prince Charmant.
La majorité des caractéristiques des personnages que l’on connait si bien sont préservées mais elles sont aussi exacerbées. De ce fait, Rêveur est un nain qui aime beaucoup lire et qui se veut romantique ; et le Prince Charmant est pile poil comme on l’attend, à savoir un prince élevé dans le luxe, habitué à être servi et à obtenir ce qu’il veut et surtout, ayant grandi avec l’idée qu’il devrait épouser une vraie princesse, douce et fragile, qu’il pourrait sauver et protéger du danger. Finalement, les princes c’est pas si génial vu comme ça. Et en plus, lorsqu’il découvre que Blanche Neige n’a rien d’une frêle jeune fille en détresse soumise à son sauveur, le lecteur se rend compte que le Prince n’a finalement plus rien de “charmant”.

Quant à celle qui est censée être l’héroïne principale, celle autour de qui tous les autres personnages gravitent mais qu’on découvre finalement assez peu, j’ai cru voir des chroniques se plaignant de sa niaiserie et de sa mollesse. Et là, vraiment, je suis assez abasourdie, je me demande si j’ai lu le même livre. Justement Sarah Pinborough nous présente cette princesse à l’opposé de la princesse que l’on connaît. Elle porte des pantalons pour monter à cheval et elle refuse la soumission dans tous les aspects de sa vie, alors c’est certes un peu manichéen mais je suis assez contente que, justement, l’auteure nous présente Blanche Neige comme une femme forte et non comme une demoiselle en détresse en pâmoison devant le beau prince charmant. Je ne l’ai trouvée ni niaise, ni fade, ni molle… au contraire.

sarah pinboroughLe seul aspect qui m’aura peut-être dérangée dans ce premier tome, ce sont les scènes à consonance érotique. Il y en a peu, donc ça va, et même si je comprends leur utilité (prouver une nouvelle fois que Blanche Neige n’a rien d’une oie blanche soumise), je ne suis pas forcément très fan. Mais je ne suis pas fan de façon générale, ça ne tient pas vraiment à la façon dont elles sont traitées – pas trop mal si mes souvenirs sont bons – ni même à ma pudeur, juste que voilà… sans plus.
En revanche, le dénouement, carrément culotté, m’a bluffée. Je ne m’y attendais pas, il fallait oser et c’est franchement bien trouvé. Alors on adhère ou pas, mais moi je trouve que la chute arrive à point nommé et est tout à fait pertinente avec ce qui précède. Et appelle la lecture de la suite, même si, si j’ai bien compris, le deuxième tome s’attarde sur le conte de Cendrillon.

Ce n’est pas de la grande littérature (et j’ai franchement cru que j’allais détesté à la lecture des premières pages) mais j’ai finalement passé un excellent moment grâce à ce petit roman. Sarah Pinborough reprend les éléments clefs du conte de Blanche Neige et les transforme juste assez pour ne pas tout dénaturer mais, au contraire, faire revivre l’histoire d’une autre façon. Ce n’est pas aussi développé que la série télé Once upon a time mais si vous aimez le principe de cette dernière, vous devriez apprécier de retourner dans l’univers des contes de fées grâce à cette trilogie traduite par Milady !

Illustration : Portrait de Sarah Pinborough trouvé sur Babelio.

10 commentaires sur “Contes des Royaumes, Tome 1 : Poison de Sarah PINBOROUGH”

  1. En ayant parlé de cette série de contes il y a peu, tu m’as donné envie de lire le premier tome et heureusement finalement car j’ai vraiment passé un bon moment 🙂

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