Sérum, l’Intégrale, Tome 1 de Henri LOEVENBRUCK et Fabrice MAZZA

serum intégrale 1 loevenbruck mazzaSérum, l’Intégrale,
Tome 1
de Henri LOEVENBRUCK
et Fabrice MAZZA

J’ai lu,
2014, p. 793

Première Publication (Tomes séparés) : 2012

Pour l’acheter : Serum, l’intégrale, T. 1

Henri Lœvenbruck, né le 21 mars 1972 à Paris, est un écrivain, chanteur et compositeur français. Auteur de thrillers, de romans d’aventure et de fantasy, il est traduit dans plus de quinze langues. Auteur-compositeur-interprète, il écrit des chansons pour lui-même et pour d’autres artistes français.

Enfant déjà, Fabrice Mazza adorait les énigmes. Le petit garçon a grandi. Devenu papa, il a cherché comment transmettre toutes ces énigmes à ses enfants. Tout d’abord répertoriées sur un site internet, elles ont vite été repérées par les éditions Marabout qui lui ont proposé d’en faire un livre.

 La Moïra, Tome 3

♣ ♣ ♣

1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM
Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

Après la fantasy jeunesse (la trilogie de La Moïra, notamment), j’étais curieuse de découvrir Henri Loevenbruck du côté du thriller. A chaque fois c’est pareil, je me dis que je devrais lire beaucoup plus de livres du genre car à chaque fois, j’adhère.
Sérum ne fait pas exception à la règle : l’intrigue entraine le lecteur dans une machination géante, la narration rythmée et plutôt bien maîtrisée apporte comme un soupçon de dépendance… Cependant, quelques passages répétitifs et donc quelques longueurs m’empêchent d’élever cette intégrale au rang de lecture indispensable.

Poursuivie, une jeune femme tente de se réfugier dans un musée puis dans un parc New-Yorkais. Retrouvée par les forces de l’ordre alors qu’elle vient de recevoir une balle dans la tête, l’inconnue multiplie les mystères. Finalement réveillée mais amnésique et sans empruntes digitales (effacées sciemment ?), la trentenaire baptisée Emily à cause de l’alliance qu’elle porte, est le point de départ d’une enquête qui ne cesse alors de prendre de l’ampleur et d’impliquer davantage de personnes. C’est à l’aide de l’hypnose profonde (grâce à un sérum illégal), que la jeune femme permet aux enquêteurs d’avancer mais… celles qu’ils nomment Emily fait plus que les guider, elle semble capable de prévenir l’avenir très précisément ! Qui est-elle vraiment ? Comment-elle pu avoir connaissance de telles informations ? Quel est vraiment son rôle dans cette machination qui semble prendre des proportions hors du commun ?

Les pièces du puzzle apparaissent et se rassemblent au fil des pages, les deux co-auteurs ayant bien saisi l’importance des révélations bien placées. Chaque chapitre – ou presque – amène son rebondissement et ses nouvelles questions, les liens se tissent petit à petit. En outre, à l’image des épisodes de séries policières américaines, chacun des six tomes se termine sur une révélation surprenante qui appelle la suite… notamment le sixième et dernier volet qui « clôt » cette première saison sur un cliffhanger frustrant !
Malgré tout, certains passages quelque peu répétitifs apportent quelles longueurs qui passent peut-être inaperçues si la lecture des six tomes se fait de façon plus hachée mais qui deviennent plus pesantes avec le format en intégrale. Je le reconnais cependant bien volontiers, le mystère est assez grand et intriguant pour pousser le lecteur à tourner les pages sans souci majeur à déplorer.

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L’intrigue fonctionne donc bien et est menée tambour battant par des personnages charismatiques. Les deux principaux, Lola et Draken, forment un duo qui ne manque pas de transgresser quelques règles. Mystères et squelettes dans les placards ! Entre l’enquêtrice mère célibataire au caractère irlandais affirmé et le psychiatre coureur de jupons qui n’hésite pas à utiliser un sérum illégal, le lecteur n’est pas au bout de ses surprises !
D’autres figures – nombreuses – viennent se greffer au duo, toutes facilement identifiables, toutes apportant sa pierre à l’édifice. Citons notamment Detroit, le collègue (trop) curieux de Lola ou encore l’agent Loomis du FBI, bien loin de l’image qu’on se fait habituellement des fédéraux.
Malgré tout, malgré l’intérêt que chacun d’entre eux ne manque pas de susciter, l’empathie n’est pas vraiment là. Les deux héros sont agréables à suivre mais ça s’arrête là, on n’est jamais vraiment touché, même lorsqu’ils connaissent des coups durs. C’est un ressenti très personnel je pense car, objectivement, on ne peut nier que tous les éléments sont là pour nous les rendre attachants.

Séances d’hypnose, fusillade dans un parc, découvertes macabres dans un entrepôt… le lecteur voyage autant que les enquêteurs. Les auteurs français de thrillers font généralement le choix de placer leurs histoires aux Etats-Unis, on peut parfois le regretter mais il faut avouer qu’il n’y a vraiment qu’aux States qu’on peut se permettre du « grand spectacle » et des sous-intrigues intra-bureaux (entre tous les différents services de police, FBI…). En France, c’est beaucoup moins vendeur (comme pour les séries télévisées, d’ailleurs !).
A ce sujet, Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza voulaient se baser sur la construction d’une série, ils ne s’en cachent pas. Ils n’oublient pas, en outre, d’offrir des scènes très rythmées mais aussi très visuelles pour que le lecteur ait l’impression d’avoir un petit écran sous les yeux. Les points de vue externes changent à chaque chapitre un peu comme lorsque la caméra passe d’une scène à l’autre. Les descriptions sont donc de la partie mais sont composées du stricte minimum : juste ce qu’il faut pour avoir une image qui se dessine sous nos yeux, pas trop pour casser le rythme de l’action. Comme tout bon thriller, la lecture est fluide et agréable, rien à signaler de ce côté-là !

Si l’aspect « intégrale » comporte de nombreux avantages (aucune attente entre les tomes et un prix très intéressant !), il met également en avant un petit côté lassant : quasiment 800 pages d’un coup, difficile de ne pas trouver quelques passages répétitifs et donc un peu longuets. Le lecteur parvient cependant à bout sans gros problème… à part peut-être la frustration ! Il va falloir attendre la saison 2 pour obtenir toutes les réponses aux nombreuses questions posées ici. Nul doute que je serai de la partie !

Image : capture d’écran du site officiel !

Merci aux éditions J’ai lu pour cette découverte !

11 pensées sur “Sérum, l’Intégrale, Tome 1 de Henri LOEVENBRUCK et Fabrice MAZZA

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