Felicity Atcock, Tome 1 : Les Anges mordent aussi de Sophie JOMAIN

felicity atcock 1 sophie jomain j'ai lu
Felicity Atcock, Tome 1 :
Les Anges mordent aussi
de Sophie JOMAIN
J’ai lu (Darklight),
2014, p. 318

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : Felicity Atcock, Tome 1

Sophie Jomain est un écrivain français (née en 1975 à Villefranche-sur-Saône), auteur de romans fantastiques pour jeunes adultes et adultes.
Wikipédia.

Les Etoiles de Noss Head, Tome 1

« J’ai vraiment pas de bol, il aura suffit d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et… ennuyeuse à mourir. » Sauf qu’en voulant éloigner les ennuis, il arrive qu’on en attire d’autres… à plumes.

Posons tout de suite les choses ce qui évitera aux fans absolus d’aller plus loin : je n’ai pas vraiment apprécié ce premier tome alors que j’avais vraiment adoré le premier tome des Etoiles de Noss Head ; la déception n’en est que plus intense.
Attention, je n’ai pas tout détesté en bloc, mais certains éléments m’ont trop gênée pour que j’envisage de poursuivre la lecture de cette série. Je pense que je ne suis définitivement pas (plus) faite pour ce genre de lectures. Je n’ai jamais aimé la “chick-lit” et si j’ai parfois apprécié mes incursions du côté de la “bit-lit”, force est de constater que ce n’est plus le cas aujourd’hui. N’étant pas coeur de cible, je ne sais pas si mes impressions seront pertinentes pour les futurs lecteurs, mais je donne tout de même mon avis, sincère et sans détour.

Pour mettre un mot, et un seul, sur le plus gros bémol de ma lecture : l’héroïne. Felicity a 24 ans, elle vit dans la banlieue de Bath et se fait un devoir de vivre une vie indépendante. Bien dans sa tête et dans son époque, la jeune femme semblait avoir tout pour me plaire… mais bien vite, les choses se gâtent et Felicity devient la représentante parfaite de tout ce que je déteste : gourde, bonne poire et complètement obnubilée par ce qu’elle peut trouver dans le pantalon de ces deux prétendants. Elle finit par devenir une poupée de chiffon que les autres protagonistes (surtout les hommes) s’envoient dès qu’ils le souhaitent. De toute façon, c’est bien simple, dans la vie de Felicity il n’y a qu’une chose qui semble compter : le sexe. J’ai vraiment eu l’impression que la seule façon qu’elle connaissait pour interagir avec les autres, c’était d’accepter de baisser sa culotte. Et sincèrement, ça me gêne. Beaucoup même.
Je conçois parfaitement qu’on se lance dans ce genres de lectures pour y trouver pléthore de (mauvaises) scènes de cul, le tout servi par des héroïnes “faciles” qui se soumettent aux moindres désirs de leurs multiples amants (parce que oui, la fille lambda gourdasse attire toujours au moins deux apollons d’1m90 qui se battent pour elle !)… mais non, personnellement, ça ne me va pas du tout du tout du tout. Je suis peut-être prude, vieille France ou carrément féministe, allons-y, mais l’image renvoyée par ces héroïnes ne me convient pas. J’essaye de ne pas tout prendre au premier degré, j’essaye d’y trouver du divertissement… mais non, impossible. Je me prends sans doute trop la tête alors qu’il n’y a aucune raison mais c’est plus fort que moi. Felicity Atcock n’est pas du tout une héroïne forte et indépendante pour moi, mais une fille qui se fait sauter dessus dès qu’un type entre dans la même pièce qu’elle. Et ce n’est pas du tout un élément de la personnalité que j’apprécie chez un personnage.
Les autres personnages ne m’ont pas convaincue non plus. Entre l’amie écervelée qui ne sert à rien et les deux beaux gosses qui sont sous viagra H-24, je trouve qu’il n’y a pas grand chose à sauver.

N’allez pas croire que je suis foncièrement contre les scènes de sexe ou que je sois trop prude pour en lire… ce n’est pas le cas. Mais j’apprécie que les scènes du genre servent l’intrigue. Je suis également consciente que c’est un aspect plutôt développé chez les vampires et autres créatures surnaturelles (n’allons pas plus loin que le Dracula de Stoker ou le Carmilla de Le Fanu) mais j’associe plus de séduction et de sensualité à ces deux œuvres classiques. Pour la séduction et la sensualité chez Felicity Atcock, on repassera. Ce n’est pas subtil pour un sou, c’est lourd et redondant.

felicity atcock 1 rebelle 2011 sophie jomainMalgré tout, parce que je dois bien avouer que cette lecture n’a pas non plus été une horrible torture, il y a tout de même de bonnes choses à retenir. Même si les scènes érotiques sont trop nombreuses et parfois redondantes, ce roman ne manque pas de rythme et l’intrigue annexe n’est pas sans intérêt. Ce n’est pas extraordinaire mais c’est, ma foi, plus qu’honorable et tient bien la route.
Les créatures surnaturelles semblent se rassembler aux alentours de Bath et plus précisément dans le jardin de l’héroïne. Celle-ci doit ainsi composer entre des vampires nouveau-nés difficilement gérables, des anges qui n’ont absolument rien d’angéliques ou encore des démons suceurs de sang bien flippants. La faune est riche et variée, il y a de quoi faire. Sophie Jomain reprend quelques éléments déjà connus pour ses vampires mais invente quelque chose d’assez nouveau du côté de ses anges. J’ai aimé attraper quelques bribes d’information au fil des pages et j’ai aimé assembler les pièces du puzzle en même temps que l’héroïne pour résoudre les mystères. On est loin de tout savoir mais ce qui est ici proposé est prometteur et intriguant. Si l’on pouvait me promettre que Felicity range ses fesses dans le tome suivant, je pourrais envisager de poursuivre ma lecture pour en apprendre plus sur l’univers…

Niveau plume, là aussi je regrette un peu l’exagération. L’humour c’est bien mais à petite dose. Trop d’humour poussif me donne une impression de ridicule plus que de divertissement et me fait plus grimacer que sourire. Je pense notamment à quelques considérations de l’héroïne (évidemment narratrice principale, au passé composé !) qui nous offre parfois certains détails dont je me serais bien passée (sa propension à mouiller sa culotte lorsqu’elle rigole trop ou lorsque le beau gosse de service lui fait les yeux doux…) ; ça manque globalement de finesse et de subtilité à mon goût.
Cela dit, quelques passages m’ont tout de même amusée et j’ai réussi à tourner les pages rapidement. L’auteure a un style dynamique et entrainant. Les descriptions sont suffisantes pour permettre aux lecteurs de créer quelques images pendant sa lecture et les dialogues sont plutôt percutants et proposent des situations assez cocasses.

Vous l’aurez compris, ce premier tome est un rendez-vous manqué. J’ai tenté de prendre cette lecture pour ce qu’elle est : un divertissement sans prise de tête. J’ai vraiment essayé mais non, rien à faire. Je ne suis définitivement pas dans la bonne optique pour pouvoir savourer cette saga mais je ne doute pas que, pour le genre, elle possède quelques qualités recherchées.
Sophie Jomain est une personnalité que j’ai déjà eu l’occasion de croiser plusieurs fois en salons et que j’apprécie beaucoup et je me répète mais j’ai vraiment adoré le premier tome des Etoiles de Noss Head. Je ne m’arrête donc pas à Felicity Atcock qui, je m’en rends bien compte, n’était pas du tout fait pour moi. Je poursuivrai très prochainement ma découverte de Noss Head et je ne manquerai pas de suivre les prochaines publications de la jeune femme. Pari manqué pour cette fois mais je n’abandonne pas là !

Image : Couverture de la première édition chez Rebelle (en 2011).

 

Merci à J’ai lu pour cette nouvelle découverte…

9 thoughts on “Felicity Atcock, Tome 1 : Les Anges mordent aussi de Sophie JOMAIN”

  1. J’ai bien fait de ne pas lire ta chronique avant de publier la mienne car nos avis sont assez similaires 🙂 Comme toi, j’ai trouvé qu’il y avait de bons éléments dans ce livre, comme toi, j’ai regretté tout ce sexe et la propension de Felicity à coucher avec les beaux mâles qui passent ! Mais je pense que je lirai le tome 2 pour voir si côté intrigue ça devient un peu plus consistant.

  2. Personnellement, j’ai beaucoup aimé cette lecture mais comme toi, ce qui m’a le plus gêné c’est le manque de finesse et surtout le trop plein de sexe (qui finalement, il faut bien le dire, ne sert pas à grand chose dans l’histoire).

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