Cinquante nuances de Grey, Tome 1 de EL JAMES

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Cinquante nuances de Grey,
Tome 1
de EL JAMES
JC Lattès,
2012, p. 551

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : Cinquante nuances de Grey

Erika Leonard (née en 1963 à Londres), mieux connue sous le pseudonyme E. L. James, est l’auteure britannique de la romance érotique Cinquante nuances de Grey. Son roman était au départ une fanfiction de la série Twilight qui a évolué en un roman publié par Vintage Books. Premier tome de la trilogie Fifty Shades, cette romance érotique contient des scènes explicitement érotiques mettant en vedette des éléments de pratiques sexuelles impliquant la servitude, la discipline, le sadisme et le masochisme.

♣ ♣ ♣

Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.
Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Je suis curieuse de nature et les phénomènes de mode, bien que généralement assez pauvres qualitativement parlant, ne me rebutent pas. Je ne vais pas me braquer parce que tout le monde lit/écoute/regarde telle œuvre. Au contraire, moi aussi j’ai envie de me faire mon propre avis. La trilogie Fifty Shades a fait du bruit. Beaucoup de bruit. J’ai eu vent du thème principal, comme tout le monde et j’ai eu l’occasion de lire quelques extraits sur internet ; force est de constater qu’avec ces deux informations en tête, je n’étais pas vraiment disposée à me lancer… mais, voyant toutes les chroniques positives sortir, certaines lectrices allant même jusqu’au 20/20, je me suis dit que je loupais peut-être un truc géant… En fait non, pour tout avouer je savais pertinemment que ce n’était pas mon truc et qu’objectivement c’était mauvais ; mais comme j’aime pouvoir donner mon avis, argumenter sur un sujet de façon pertinente, il faut pour cela le connaître sur le bout des doigts… Et voilà comment et pourquoi j’ai fait la connaissance d’Ana et Christian.
Et je peux maintenant le dire en toute connaissance de cause, à mon avis, c’est une daube puissance mille, il n’y a rien à sauver. Il m’arrive souvent de ne pas aimer un livre (parce que, subjectivement je n’ai rien ressenti, je n’ai pas été sensible à l’histoire, aux personnages…), mais je n’hésite jamais à reconnaître objectivement la qualité d’un ouvrage (une plume magnifique et maîtrisée, un univers riche, des personnages complexes…). Ici, vraiment, sincèrement, je ne trouve rien de bon. Rien de rien !

Il s’agit à la base d’une fanfiction publiée sur la toile. Et à mon sens, cela aurait du en rester là. Ce premier tome a tous les ingrédients pour faire une « bonne » fanfiction : une intrigue plus que simple, un style qui se veut tellement fluide qu’il en oublie d’être travaillé et surtout, une romance cousue de fil blanc qui semble écrite pour combler les fantasmes de l’auteure. Cela dit, je n’oublie pas que certains auteurs de fanfictions sont carrément brillants (et mériteraient bien davantage d’être publié). Alors je ne dis pas, on a parfois envie de lire des choses qu’on aurait pu coucher sur papier quand on avait 15 ans, parce que ça rassure, parce que ça nous fait croire qu’on peut vivre des trucs « intenses » dans la vie réelle… oui. Mais est-ce que ça « mérite » d’être publié et d’être élevé au rang de livre, franchement… je ne crois pas. Même les Harlequin sont plus « riches » (notamment pour ceux qui se classent dans les romans historiques qui, même s’ils n’offrent pas des reconstitutions exactes et parfaitement documentées, proposent au moins un semblant de décor pour enrichir la romance). Pour faire court, j’ai trouvé cette histoire vide, creuse et sans intérêt et je vous explique pourquoi plus en détails dès maintenant !

A priori, si on lit cette trilogie, ou au moins ce premier tome, c’est pour la romance qu’elle offre. J’étais consciente que tout le reste serait médiocre (environnement et plume) et je savais d’avance que le BDSM (le sadomasochisme, en gros) était de mise et que donc, j’allais avoir du mal : parce que ce n’est pas du tout une forme de relation que je peux envisager, parce que je vois la relation de couple basée sur le respect, l’équilibre et l’équité et que soumettre ou être soumise ne fait pas du tout partie de ma vision des choses (surtout être soumise, d’ailleurs !). Alors je le conçois, ce système de dominant/dominé entre dans un cadre particulier, mais cadre ou pas, chez moi, ça ne passe pas. Je peux comprendre qu’une jeune femme naïve et inexpérimentée fasse d’énormes sacrifices pour plaire au jeune homme qu’elle aime parce qu’elle a peur de le perdre et ne se sent pas à la hauteur… mais le coup du « je ferai ce que tu veux mais aime-moi s’il te plaît », ça m’énerve. Cela dit, cette réaction un peu épidermique vient de mon histoire personnelle et c’est aussi le fait d’avoir vécu une telle relation déséquilibrée qui forge et fait grandir. Donc je peux comprendre les réactions d’Ana et je la trouve même assez crédible dans son rôle d’ingénue qui s’oublierait presque pour être aimée par Christian Grey… mais n’étant plus une adolescente innocente, la femme en moi est absolument outrée !
Alors oui, ça partait mal pour ma lecture… mais vu le succès rencontré par l’histoire et la facilité de celle-ci, je me disais que derrière tout ça, on allait retrouver une romance simpliste où le « bad boy » traumatisé par son enfance malheureuse se révèlerait finalement cœur d’artichaut et qu’ils vivraient heureux avec beaucoup d’enfants. Oui, c’est un peu (beaucoup) ça et même si j’aime assez le coup du mauvais garçon au cœur d’or, je n’ai pas du tout été séduite par la romance ici présentée. Peut-être parce que le héros m’a plus gonflée que séduite. Que je l’ai trouvé très caricatural et absolument pas surprenant pour un sou. Et surtout parce que la nana en moi ne supporte pas que la réunion des deux personnages n’amène qu’une seule et même scène récurrente : le sexe. N’importe où, n’importe quand, n’importe comment. Ils ne sont pas dans la même pièce pendant deux secondes qu’ils se sautent déjà dessus. Lui, il est chaud comme la braise ; il a TOUT LE TEMPS envie. Et je ne sais pas s’il a des gênes de robot, mais trois ou quatre fois de suite en quelques dizaines de minutes ; même pas peur ! Mais genre, ça existe vraiment ? Et chais pas, j’chuis p’t-être pas normalement constituée, mais moi, une relation uniquement basée sur le sexe, sans aucun échange (de paroles, voyons !), sans tendresse, sans complicité… ben ça me fait pas rêver DU TOUT ! Forcément, avec comme modèle ultime, des lectures à la Jane Austen où toute l’intensité est dans un regard ou dans une réplique et où la psychologie des personnages porte l’histoire, un truc comme Fifty Shades, y avait peu de chance que ça me fasse rêver.

EL-JamesVous l’aurez compris, les personnages et l’histoire entre ces deux-là ne m’ont pas enthousiasmée outre mesure… alors il reste quoi ? Ben rien, c’est bien ça le problème.
L’intrigue s’étend sur plus de 500 pages, alors qu’elle tient en deux lignes (attention, je vais révéler la chute de ce premier tome !!!) : ils se rencontrent, il la séduit, elle cède, ils s’envoient en l’air, il lui parle de son côté obscur, ils s’envoient en l’air, elle doute, ils s’envoient en l’air, elle aimerait plus de sa part, ils s’envoient en l’air, elle ne sait pas quoi faire parce qu’elle l’aime mais il est quand même taré, ils s’envoient en l’air, ils lui donnent un vrai aperçu de « son monde », elle prend peur… et elle se casse. Fin du premier tome. 500 pages pour se rendre compte qu’elle ne veut/peut pas se sacrifier pour lui faire plaisir même si elle l’aime. 500 pages pour qu’elle comprenne qu’ils ne sont pas faits pour être ensemble. 500 pages pour en arriver à la bonne conclusion (selon moi) : chacun chez soi et chacun vivra heureux de son côté. Non parce que, à mon avis (mais ça n’engage que moi), faire des sacrifices et devenir quelqu’un d’autre pour plaire à l’autre, ce n’est pas sain et ça ne peut pas fonctionner sur le long terme. Elle ne peut/doit pas changer pour le satisfaire, il ne peut/doit pas changer pour devenir le prince charmant dont elle rêve. Et l’histoire aurait dû s’arrêter là. En tout cas, moi je m’arrête là.
L’auteure ne peut pas se rattraper sur l’univers (comme ça peut être le cas en littérature de l’imaginaire : on peut avoir un peu de mal avec les héros et l’intrigue principale mais être complètement admirative de la richesse du décor) puisqu’il n’y en a pas. A part le fait que ça se passe aux Etats-Unis, je ne peux rien préciser. Les descriptions sont pratiquement inexistantes, on ne s’imagine rien, ou presque. Un peu comme dans la scène de Matrix ou Neo et Morpheus sont dans un cadre blanc. Ici c’est pareil, les deux héros (que je suis incapable de décrire, à part les yeux gris de Grey) sont dans un espace blanc… et ils « baisent » (parce que non, l’auteure insiste un bon nombre de fois, ils ne « font pas l’amour »). Passionnant.

Alors peut-être que le style de EL James apporte un petit plus à cette histoire ? Non. Définitivement non. Ou alors un plus dans le ridicule. Je crois qu’elle gagne la palme des dialogues les plus affligeants écrits à ce jour. Les répliques des personnages sont… nulles. Rien à sauver ! Et ce n’est pas tant la possible vulgarité de certaines, c’est juste que non, quelqu’un ne peut pas dire ça sans que l’autre en face n’éclate de rire ou sans qu’on s’imagine dans une mauvaise scène de série B !
Descriptions inexistantes ou presque, dialogues ridicules… et répétitions inutiles au possible. Sans parler de la « déesse intérieure » de l’héroïne (qui est différente de sa conscience… je me demande si elle n’est pas un peu schizo la Ana, non ?) et des échanges de mails entre les deux amants qui m’ont fait me demander si EL James ne venait pas d’une autre planète… J’avais presqu’envie de me mettre à la vulgarité moi aussi et de crier à ma liseuse : « mais WTF !!!??? ».

Finalement, le seul point vraiment positif de cette lecture c’est qu’elle m’a permis de tester ma nouvelle liseuse (baptisée Minerve, alias Mimi pour les intimes) sur une durée assez longue… et que je l’ai complètement adoptée (la liseuse, pas la saga, mais je pense que vous aurez compris !). D’ailleurs, je suis tellement accro maintenant que j’ai téléchargé certains livres de ma PAL papier pour pouvoir les découvrir en numérique. Je vous ferai peut-être un article sur mon expérience de la liseuse, dans quelques semaines.

PS : je suis particulièrement déprimée que ce soit l’irlandais Jamie Dornan (Graham dans OUAT) qui ait accepté de jouer le rôle de Christian… dans ce film qui sera un véritable porno. D’ailleurs, je me demande comment ils vont faire pour adapter ce truc, ils vont censurer ? Et dans ce cas-là, où est l’intérêt ? Et sérieusement les gens, vous irez voir un porno au cinéma, la tête haute ? lol Je ne juge pas, je me questionne pour de vrai !

35 pensées sur “Cinquante nuances de Grey, Tome 1 de EL JAMES

  • Ping : Cinquante nuances de Grey, Tome 2 : Cinquante nuances plus sombres de EL JAMES - Bazar de la Littérature

  • 17 août 2014 à 6 h 15 min
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    Je retrouve mon propre avis dans ton article… Et c’est quoi cette manie de toujours vouloir la faire manger?!

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  • 24 novembre 2013 à 23 h 55 min
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    Ravie de lire ton avis et de voir que tu es du même avis que moi sur ce bouquin, j’avoue que le contraire m’aurait étonné ^^ comme tu l’as si bien dit je pense vraiment qu’il n’y a rien à conserver, c’est un page turner certes, mais si c’est si facile à lire c’est parce que le poids des pages n’est pas très conséquent ^^ & ca me consterne en tant que liseuse de fanfic de voir ce que les maisons d’éditions acceptent de publier en passant à côté de vrai merveilles parfois… c’est pas ça qui va redorer l’image déjà mal doré des fanfictions….
    En tout cas je suis contente de voir que ca t’as au moins ça permis d’adopter ta liseuse 🙂 hehe moi je suis folle de la mienne, je ne lis presque plus de roman papiers…. XD

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  • Ping : 2014 EL JAMES BOOKS

  • 24 novembre 2013 à 14 h 08 min
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    Je n’irai pas le voir du tout, je sais c’est un peu catégorique, mais déjà que le livre ne me tentait pas du tout, le film encore moins ^^

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  • Ping : Mes Acquisitions – 128 (du 18/11 au 24/11/13) | Bazar de la Littérature

  • 24 novembre 2013 à 9 h 10 min
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    Je te lis de temps en temps (surtout les billets sur tes acquisitions). Sans jamais commenter, oui, j’ai honte. Mais, aujourd’hui, je suis o-blig-gée de donner mon avis. Parce que sans avoir lu le livre, c’est exactement l’idée que je m’en faisais en faisant le tri dans les différents billets que j’ai lu. Plus d’une fois, je me suis dis « Allez, qu’est-ce que tu as à perdre ? Tout le monde le lis, pourquoi pas toi ? Après tout, si tu veux donner ton avis en toute connaissance de cause, faudra bien le lire. » Oui, je me parle souvent à moi même. Et puis, au final, je ne l’ai jamais lu. Et quand je lis ton avis (et ta vision de la femme ou de la relation homme/femme), je ne regrette pas. Et, en plus, tu m’apprends quelque chose. Je m’étais arrêtée aux rumeurs pour l’adaptation ciné. Je n’irai pas la voir (Vichy est une petite ville, je ne veux pas être surnommée « la fille qui regarde du porno », je veux bien « montrer » les couvertures de mes romans (même les plus kitsch) mais faut pas pousser, hein). Mais, WTF, je l’aimais bien Graham. Et même si je ne connais pas Grey, ça me fait « bizarre » de l’imaginer dans un film du genre. Enfin, si ça se trouve, il surprendra tout le monde…

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  • Ping : E.L. JAMES 4TH BOOK 2014

  • Ping : 2014 E.L. JAMES

  • 22 novembre 2013 à 19 h 29 min
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    Téméraire mais pas folle j’ai abandonné rapidement. J’ai des collègues qui ont aimé. Je ne comprends pas…

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  • 22 novembre 2013 à 19 h 16 min
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    je l’ai lu aussi , mais j’avoue je ne l’ai pas acheté ; j’ai détesté ! Je n’arrive même pas à imaginer que ce livre et ses suites aient eu autant de succès ! Alors un film ??? j’vois pas « ça » sortir au ciné ! Navrant !

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  • 22 novembre 2013 à 18 h 58 min
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    My God! Tu as eu le courage de lire ce truc! Je t’admire….. Pour ma part, je n’ai jamais eu envie de lire cette ignominie. Cela reste pour moi un mauvais roman dont le seul but est de faire du fric. J’ai adoré ta chronique au passage qui m’a bien fait rire et qui, au passage, m’a rendu ma bonne humeur hier soir! 🙂

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  • 22 novembre 2013 à 10 h 40 min
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    J’ai bien ri. Je n’avais pas envie de lire ça, pas mon style en aucune façon, et ta critique continue de me convaincre de garder mon temps de lecture pour d’autres choses ! 🙂

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  • 22 novembre 2013 à 10 h 29 min
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    Coucou Méli,
    Je partage largement ton avis ce livre est une vraie daube, je ne comprend pas du tout son succès! En tout cas ta chronique me rassure ^^
    Bisous

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  • 22 novembre 2013 à 9 h 46 min
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    Pas lu (et pourtant j’ai la trilogie en ebook aussi ^^) et ton billet ne me donne pas envie ! En tout cas il m’a fait rire ! Et contente que ta liseuse te plaise. J’ai la mienne et je l’adore aussi !

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  • 22 novembre 2013 à 9 h 18 min
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    Bravo pour ton article, j’aime bien quand les gens disent vraiment ce qu’ils pensent surtout quand ça va à l’encontre du plus grand nombre. Je n’ai pas lu ce roman parce que je sais que c’est typiquement ce que je n’aime pas et comme je n’aime pas souffrir….
    Moi ce qui me navre c’est que ce qui a fonctionné ici, c’est le marketing + l’effet mouton. Je range ça dans la catégorie télé réalité et autres stupidités !!!!!!!!!!!!!! C’est affligeant

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  • 22 novembre 2013 à 8 h 01 min
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    ça me fait penser à Histoire d’O (sauf qu’histoire d’O est bien écrit), que je n’ai pas pu finir tant la perversion de la relation entre les personnage m’a mise mal à l’aise ! Et j’avoue que même si je ne suis pas « féministe » (mot galvaudé, mais autre débat), je suis très gênée que des femmes puisse écrire ça…
    tout à fait d’accord avec toi, on ne doit (et on ne peut pas selon moi), changer pour une autre personne, c’est malsain… comme ces bouquins !

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  • 22 novembre 2013 à 7 h 13 min
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    coucou, comme toi, j’ai lu ce « truc » que je qualifierais de torchon, une vraie daube, comme toi, j’ai pas aimé
    J’apprécie beaucoup ton article, parce que je vois que je suis pas la seule à avoir détesté ce roman
    Et point de vue du film, j’espère juste que ça va être interdit au moins de 16 ans minimum, car c’est que du cul, donc je vois pas comment « empêcher » ses scènes à la limite du porno qui sont présente dans le livre
    A bientôt

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  • 21 novembre 2013 à 23 h 24 min
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    N’étant plus adolescente mais femme aussi, le coup de « mais le coup du « je ferai ce que tu veux mais aime-moi s’il te plaît », ça m’énerve. » ça m’énerve aussi ! Je l’ai vécu et je ne le souhaite à personne. Et ce qui me fait pitié avec cette romance, c’est que certaines filles un peu fragiles vont peut-être trop s’y retrouver et penser que leur histoire va prendre la tournure qui relève du roman justement, et pas de la réalité. Elles vont imaginer dans leur copain désintéressé et complètement sal*ud un Christian Grey et donc ne pas prendre la mesure que tout ça n’est pas sain. « je vis une histoire comme 50shades ! trop de la chance ! » (ne pas surestimer les filles un peu perdues…)

    Ensuite pareil, j’ai rien trouvé à ce livre.
    95% de sexe, du sexe mal écrit en plus qui ne donne: ni envie ni rougeur ni rien. En fait, je me suis demandée si l’auteur connaissant vraiment le domaine en fait. Et y a pas photo, à côté de ça, les harlequins sont mille fois meilleurs ! Ou même certains J’ai lu pour elle.
    Et pour le film: j’aime beaucoup les deux acteurs, je dois avouer. Ils sont beaux. Tellement mieux que ce que j’imaginais avec les fades descriptions… Mais comment vont-ils faire ? Y’a rien. Pas d’histoire. Juste du sexe 🙁

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  • 21 novembre 2013 à 22 h 26 min
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    Pour le film, il va y avoir deux versions en fait. Une « soft » et une interdite aux moins de 17 ans aux US 😉
    Pour le livre, j’ai beaucoup aimé lire ta chronique. Sur le fond je suis complètement d’accord avec ce que tu dis mais j’ai quand même bien aimé parce que je n’attendais littéralement rien de ce roman si ce n’est passé un bon moment. Donc j’ai lu toute la trilogie. Et heureusement que j’ai lu des romans érotique vraiment meilleurs par la suite… ^^

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  • 21 novembre 2013 à 22 h 21 min
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    Alors bizarrement, moi, j’ai trouvé cette relation sacrément saine et équilibrée pour une fois! Je désespérais de lire enfin une histoire de gens qui font l’amour parce qu’ils s’aiment, ça n’arrive quasi jamais dans les romans erotique. Mais il faut dire que j’ai lu tellement pire dans le genre que ce roman a été un soulagement quelque part. Mais je conçois qu’on est loin du prix Nobel.

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  • 21 novembre 2013 à 21 h 26 min
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    J’ai adoré lire ta chronique. ^^
    C’est clair que le film, ça va encore moins le faire. Car si il n’y a pas de scènes de sexe, le livre perd tout intérêt, car il n’y a pas d’intrigue. Et un film -18 ans au cinéma, ça me paraît improbable …

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  • 21 novembre 2013 à 21 h 19 min
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    Pareil, dégoûtée pour l’acteur du film… je l’aimais bien, dans OUAT. Là il a perdu toute crédibilité à mes yeux.
    Ou alors, son rêve secret, c’est d’être acteur de porno mais il assumait pas. Alors il passe par des voies détournées hinhinhin ^^

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  • 21 novembre 2013 à 21 h 06 min
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    Lors de la sortie du film, les sièges seront recouverts de papier jetable et le sol aussi et dans les seaux de pop-corn il y aura des godes et autres objets érotiques.

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  • 21 novembre 2013 à 21 h 04 min
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    Ah que je suis contente de lire ton article ! une de plus qui n’a pas aimé et n’y a rien trouvé ça fait du bien !
    ne cherche pas je ne l’ai pas chroniqué puisque je l’ai lu quand il était encore « fan-fiction » (enfin lu … parcouru serait plus juste) et si ça m’a amusée sur le moment l’édition et le succès qui a suivi m’ont sciée littéralement.

    Et j’ai la même question que toi pour le film : mais comment vont-ils faire ?

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  • 21 novembre 2013 à 21 h 01 min
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    Je ne suis pas trop l’actu concernant le film mais ça serait bizarre que ce film sorte en moins de 18 ans ou 16 ans en France. Ce genre de limites d’âge réduit le nombre de spectateurs et je pense que les producteurs du film veulent faire le plus d’entrée possible. Alors peut-être une version « soft » interdit aux moins de 12 ans et une autre non censurée. En tout cas, ton avis ne m’a pas donné envie de lire ce roman. ^^

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