Hantée, Tome 2 : Un Mal souterrain de Maureen JOHNSON

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Hantée, Tome 2 :

Un Mal souterrain
de Maureen JOHNSON
Michel Lafon,
2013, p. 335

Première Publication : 2012

Pour l’acheter : Hantée, Tome 2

Maureen Johnson est née en 1973 à Philadelphie. Elle est auteur de livres pour la jeunesse. Enfant, elle lisait sans arrêt, comme beaucoup de lecteurs qui finissent par écrire. Elle a étudié la dramaturgie et l’écriture romanesque à l’université Columbia. Avant de pouvoir vivre de sa plume, Maureen a pratiqué bon nombre de petits boulots de New York à Londres en passant par Las Vegas. Aujourd’hui, elle vit à New York avec son mari.

Tome 1 : Les Ombres de la ville

Londres est hantée par les fantômes. Une brigade spéciale, les Ombres, constituée de membres ayant frôlé la mort, est chargée de les empêcher de nuire.
Réchappée des griffes de l’Éventreur, Aurora en garde une terrible cicatrice. À peine remise de cet affrontement, la jeune fille est de nouveau appelée par les Ombres. Elle seule est capable – d’un simple toucher – d’exorciser les esprits maléfiques. Face à la nouvelle vague de meurtres qui agite la ville, l’adolescente est leur unique espoir.
Aurora se lance alors à la poursuite de ceux qui sèment le chaos avec l’aide de son équipe et tout particulièrement de l’intrigant Stephen. Mais bientôt elle réalise qu’elle aussi est une cible. Car son don est une arme convoitée… Une arme pour laquelle on est prêt à tuer.

Attention, spoilers sur le premier tome !

Lorsque j’ai lu le premier tome l’année dernière, j’étais ressortie sinon mitigée, au moins déçue. J’avais commencé cette lecture avec des grandes attentes au sujet de l’Eventreur qu’on nous vendait comme THE élément du livre… mais je me suis rendue compte que ce n’était qu’un prétexte purement commercial.
Je n’attendais pas grand-chose de ce deuxième opus, je l’ai ouvert avec la seule envie de me détendre et ça a plutôt bien fonctionné, sur le moment. J’ai apprécié ma lecture mais malheureusement, il ne m’en reste pas grand-chose, trois semaines plus tard (non non, je ne suis absolument pas en retard dans mes chroniques !)… et c’était déjà le cas trois jours après avoir tourné la dernière page. Distrayant donc, mais très loin d’être inoubliable.

Le lecteur retrouve Rory après son affrontement avec l’Eventreur alors qu’elle est en thérapie chez une psychologue. Bien sûr, elle ne peut rien lui avouer de la nature de son agresseur et de la façon dont elle s’en est tirée, pas plus qu’elle ne peut en parler à ses parents ou à ses camarades de classe. Elle aimerait reprendre contact avec les membres de la Brigade de l’Ombre mais on l’en empêche. Seule, l’adolescente doit se remettre de l’épreuve et surtout, accepter que dorénavant, elle détient un don très convoité : elle peut définitivement supprimer les fantômes d’un simple toucher. Alors qu’elle tente de reprendre une vie normale au lycée, Rory comprend que les meurtres étranges se déroulant aux alentours sont lités à son affrontement avec l’Eventreur. Et si elle avait libéré d’autres entités fantomatiques dans l’explosion ?

Toute cette première intrigue liée aux évènements surnaturels que la police peine à résoudre est assez intéressante. L’héroïne fait des recherches pour découvrir ce qu’elle a bien pu libérer et parvient à reprendre contact avec les membres de la Brigade de l’Ombre. Avec du recul, je m’aperçois que le fond n’est pas hyper riche en rebondissements ou au moins en évènements marquants. C’est agréable à lire mais à résumer plusieurs semaines plus tard… dur dur !
Et puis, sans réel lien, l’intrigue prend un chemin complètement différent. Rory ressent le besoin de se confier et se tourne vers la psychologue, a priori extraordinaire, qu’une de ses camarades de classe lui conseille. Et l’intrigue se tourne alors presque totalement du côté de cette ancienne « hippie » et de ses étranges protégés, délaissant quasi totalement les histoires de fantômes de la première partie… Ce n’est pas inintéressant en soi, mais j’ai eu l’impression de lire deux tomes complètement différents reliés en un seul… Alors est-ce que c’était le cas au début et le nombre de pages de chaque partie étant trop peu élevé l’auteure a décidé de rassembler le tout ou est-ce fait exprès ? En tout cas, même si ce n’est pas particulièrement gênant, ça m’a assez frappée pour que je le signale et pour que ce soit un des rares éléments que je retienne de ma lecture !

stephen maureen johnson hantéeMême si cette lecture n’a pas été désagréable, ce qui m’a manqué le plus, c’est une « intensité », un véritable attachement au texte. Et je pense que ce manque est surtout dû aux personnages, notamment à l’héroïne qui, loin d’être tête à claques, me semble assez « banale ». Mais pas dans le sens où je pourrais m’attacher à elle car elle serait une jeune fille comme n’importe qui… non, banal dans le sens où elle me laisse complètement indifférente. Je ne ressens pas grand-chose en lisant cette saga. Je suis les aventures de Rory sans déplaisir mais je reste extérieure à celles-ci… de là à dire que je me fiche complètement de ce qui pourrait lui arriver, il n’y a qu’un pas ! Et pourtant, c’est une adolescente plutôt sympathique, pas trop cruche et qui ne nous assomme pas avec des niaiseries amoureuses… mais il me manque un truc pour qu’elle me plaise et je ne sais pas quoi.
C’est la même chose pour les personnages secondaires. Ils sont là, ils jouent leur rôle, c’est bien. Mais sans plus. Entre les amis, les prétendants, les « collègues », les ennemis… Rory est bien entouré et chacun trouve sa place dans l’histoire… je n’ai rien à redire sur les personnalités créées par Maureen Johnson. Encore une fois, ce n’est pas mal, c’est juste que je n’ai pas été touchée et que je suis restée extérieure.

Et il en va de même pour la forme. J’ai apprécié le style de Maureen Johnson (ou la traduction française signée Maud Desurvire), je n’ai pas été gênée par les passages descriptifs (qui semblent avoir ennuyés certains lecteurs) ou par les dialogues assez bien équilibrés… mais, je n’en retiens pas grand-chose, une nouvelle fois. C’est pas mal mais ça me laisse assez indifférente au final.
Je n’ai pas eu de mal à tourner ces 335 pages, les chapitres sont courts, la lecture est plutôt dynamique ; et je me plongerai sans doute dans le troisième et dernier tome de la trilogie… mais voilà, la passion et l’intensité ne sont définitivement pas au rendez-vous.

Vous l’aurez compris, je n’ai rien de véritablement concret à reprocher à ma lecture puisqu’elle a été distrayante et que rien ne m’a particulièrement déplu. Ce n’était pas mauvais, ce n’était pas génial ; c’était « pas mal ». Je constate seulement qu’après plusieurs semaines, je ne garde quasiment aucun souvenir de ces 335 pages… pour me marquer, il me faut de l’intensité, de la passion ; ce qui manque cruellement à cette histoire, à mon avis.

Merci à Michel Lafon pour cette découverte !

Illustration (Stephen) trouvée ici.

7 commentaires sur “Hantée, Tome 2 : Un Mal souterrain de Maureen JOHNSON”

  1. J’ai le premier tome que je suis en train de lire (je n’en suis qu’au début). Il a l’air plutôt pas mal, après peut-être que ce tome 2 est moins bien.

  2. Le premier tome m’avait déçue pour la même raison que toi : Jack l’Eventreur n’était qu’un prétexte de vente. De plus, Rory m’avait exaspérée, je lui avais préféré tous les autres personnages (même Charlotte, la pimbêche de service, c’est dire !). Bref, je n’étais pas du tout sûre de poursuivre la série mais depuis que je vois les avis sur ce second tome, je sais que je ne vais pas la continuer 🙂

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