La Fille aux licornes, Tome 2 : La Poursuite de Lenia MAJOR

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La Fille aux licornes,
Tome 2 : La Poursuite

de Lenia MAJOR

Talents Hauts,
2012, p. 205

Première Publication : 2012

Pour l’acheter : La fille aux licornes, Tome 2

Lenia Major est une écrivaine française, auteur de littérature pour la jeunesse. Née au pays des pommes, le Calvados, Lenia Major habite désormais en Alsace, au milieu des cigognes. Sa passion des grimoires, des chaudrons bouillonnants et des formules magiques l’ont conduite à exercer le métier de pharmacien. Mais durant les nuits (surtout de pleine lune), Lenia Major aime écrire des histoires qui se terminent bien. Ses personnages préférés ne rentrent pas dans un moule, ne sont pas des héros costauds, mais essaient de tirer parti de leurs faiblesses pour en faire des forces.
Wikipédia.

Tome 1 : La Rencontre
Tome 3 :L’Affrontement

Météor, la licorne unie à Ascane, revient chercher son aide. Sa tribu a été enlevée par des ennemis du royaume d’Ampleterre. Les licorniers du roi, emmenés par maître Séber et son mage, partent à leur recherche et vont devoir affronter le peuple de l’Enclave interdite, un briseur d’âmes et vaincre le souverain félon du royaume du Kaltesland.

J’ai lu le premier tome – La Rencontre – il y a quelques mois déjà, et j’avais beaucoup apprécié cette découverte. J’avais aimé l’originalité du sujet : les licornes sont en effet assez peu abordées dans la littérature imaginaire (contrairement aux vampires, loups-garous et même fées…) alors qu’elles sont sans doute les créatures merveilleuses les plus anciennes de notre folklore.
Le premier tome était plutôt introductif, mettant en place l’univers fantasy créé par Lenia Major et les personnages y évoluant. L’action manquait peut-être un peu mais elle est bel et bien au rendez-vous de ce deuxième tome narrant la quête de nos héros et donc baptisé très justement La Poursuite. La Fille aux licornes est, à mon sens, une saga idéale pour de jeunes lecteurs ou des débutants en fantasy. Un très bon cru français !

Les licornes sont donc les seules et uniques créatures merveilleuses mises en scène dans cette saga et la mythologie créée pour l’occasion est originale. Elle est certes assez simple mais très cohérente et suffisante. J’aime particulièrement tout ce qui tourne autour des liens des « Unis » et les capacités que cela engendre (ça me fait penser au « Vif » dans l’Assassin Royal de Robin Hobb).
De même, la géographie et l’histoire de ce monde sont assez simples : deux royaumes – Ampleterre et Kaltesland – sont plus ou moins en conflit depuis toujours (une carte située dans les premiers chapitres, est bienvenue pour situer les choses). Ici aussi, point d’éléments très complexes, mais des faits cohérents.
Au cours de ce tome, grâce à la quête entreprise pour retrouver les licornes sauvages enlevées, le lecteur fait la connaissance, en même temps que les personnages, de nouveaux paysages et surtout d’un peuple caché dans les montagnes. J’ai vraiment adoré l’insertion de ces nouvelles figures dans l’histoire et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir leurs us et coutumes et leurs caractéristiques.

Côté rythme, le voyage des personnages permet d’intégrer plus d’actions, de nouvelles rencontres et des affrontements ; ça bouge un peu plus et ce n’est vraiment pas désagréable ! Ce deuxième tome, qui se déroule quelques mois après le premier, est aussi l’occasion de développer les personnalités des personnages et les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres.
Même si Ascane n’est pas une héroïne extraordinaire et inoubliable, j’apprécie son courage et sa détermination dans ce monde très masculin. Elle incarne, à mon avis, une figure exemplaire pour les jeunes lecteurs. J’aime beaucoup les personnages du maître licornier (bougon, stricte mais pas que…) et du mage (je ne sais pas pourquoi, mais je trouve qu’il amène un peu d’humour et de bonne humeur dans les aventures… mais c’est peut-être l’idée que je me fais du personnage). Les deux autres apprentis licorniers, les deux garçons de l’âge d’Ascane – Erdnaël et Fergall – sont un peu moins passionnants mais c’est tout de même agréable de les savoir à proximité de l’héroïne.
La Poursuite, c’est également le moment des premiers sentiments amoureux entre nos jeunes apprentis licorniers préadolescents. A nouveau, c’est parfait pour les plus jeunes lecteurs qui pourront s’y retrouver.

Je trouve le style de Lenia Major assez imagé. Les descriptions sont précises sans être trop longues et donc trop lourdes. Cela permet d’entrer facilement dans l’univers mis en place par l’auteure et de suivre les aventures d’Ascane et de ses compagnons de voyage, comme si nous étions près d’eux, à la poursuite des kidnappeurs de licornes sauvages. Le point de vue est externe (utilisation de la troisième personne du singulier) et si cela peut parfois empêcher de s’attacher au héros car met une trop grande distance entre le lecteur et lui, ce n’est pas le cas ici.
La seule chose que j’aurais à redire au niveau de la forme mais qui n’a rien à voir avec la plume de Lenia Major mais plutôt avec la mise en page faite par la maison d’édition, c’est l’absence d’alinéas dans les chapitres. Je l’avais déjà remarqué pour le premier tome, il me semble, et je le note à nouveau ici. Je suis tellement habituée à une mise en page précise et « carrée » que lorsque celle-ci s’en détache un peu (quand le texte n’est pas justifié par exemple), ça me saute aux yeux. Ce n’est qu’un détail, mais je souhaitais le signaler.

Un deuxième tome dans la lignée du premier, ajoutant de l’action au monde original et cohérent mis en place par Lenia Major. Qu’il s’agisse des personnages, de leurs relations, du style ou de l’intrigue, je trouve ces deux premiers tomes idéaux pour les jeunes lecteurs ou ceux débutant dans le monde de la fantasy. J’espère que le troisième et dernier tome de cette trilogie, prévu fin novembre, sera dans la même veine et conclura cette saga de la meilleure façon qu’il soit !

« Marchez, licornes, marchez.
Marchez, sans penser.
A quoi vous servirait-il de penser ?
Je suis le seul ici à penser.
N’est-il pas plus simple de se laisser guider ?
Marchez. Obéissez. »

« L’union confère aux unis force et dons particuliers, résultant du mélange de leurs deux natures. L’un des unis ne peut s’imposer à l’autre. Ils doivent atteindre un point d’équilibre qui les satisfasse tous les deux. C’est pourquoi chaque union est unique et différente d’une autre en bien des points. »

Merci à Talents Hauts pour cette découverte…

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