La Moïra, Tome 3 : La Nuit de la Louve de Henri LOEVENBRUCK

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La Moïra, Tome 3 :
La Nuit de la Louve

de Henri LOEVENBRUCK
(Challenge YA/Jeunesse – 43/24)
France Loisirs (Fantasy),

2004, p. 406

Première Publication : 2002

Pour l’acheter : La Moïra, Tome 3

 

Henri Lœvenbruck, né le 21 mars 1972 à Paris, est un écrivain, chanteur et compositeur français. Auteur de thrillers, de romans d’aventure et de fantasy, il est traduit dans plus de quinze langues. Auteur-compositeur-interprète, il écrit des chansons pour lui-même et pour d’autres artistes français.
Wikipédia.

Tome 1 : La Louve et l’enfant
Tome 2 : La Guerre des loups

 

 

Le dernier enfant du Saîman. Celle qui devra faire entrer Gaelia dans un âge nouveau. Car Gaelia se meurt. Sur l’île, partout, la guerre fait rage. On chasse même les loups ! Le feu de la haine déferle, nourri par les fanatismes religieux et la soif de pouvoir, pendant que la magie, lentement, disparaît. Oui, Gaelia se meurt, et le temps presse. Il faut sauver les silves, retrouver la louve blanche chassée par les hommes, comprendre le sens de la Moïra et des trois prophéties et surtout, surtout : préparer le monde de demain. Car dans l’ombre, Aléa sait qu’il l’attend. Maolmòrdha. Le Porteur de la Flamme des Ténèbres. Cette fois-ci, elle devra l’affronter. Seule. Une guerre, deux êtres, trois prophéties. Peut-on tout sacrifier au nom de la liberté ?

J’ai commencé la lecture de cette trilogie l’été 2009, c’est-à-dire il y a trois ans de cela. J’avais lus les deux premiers tomes d’affilée mais je n’avais sans doute pas assez accroché pour lire le troisième et dernier opus en même temps. Voulant à tout pris avancer dans mes sagas, j’ai donc amené cet ultime tome dans ma valise de romancière. Trois ans après le début de ma découverte, je n’avais plus aucun souvenir ; les premières pages ont donc été difficiles à absorber. Impossible de me concentrer et de replonger dans cette quête, j’ai mis un temps fou à passer les soixante premières pages. Une fois lancée, j’ai dévoré l’ensemble du texte assez facilement mais force est de constater qu’il ne m’a pas fait grand effet puisqu’à peine une semaine après ma lecture, je ne me souviens plus de rien, ou presque…
Je possède le premier tome de la trilogie Gallica, saga qui fait directement suite à La Moïra. Je ne pense pas me lancer dans l’immédiat mais j’espère que la sauce prendra davantage à ce moment-là.

Comme il s’agit d’un troisième tome, je risque de spoiler… Attention à vous !
Alors que se passe-t-il dans La Nuit de la Louve ? Aléa a perdu plusieurs de ses compagnons dernièrement mais, déterminée à mener les trois prophéties à bien, elle décide de monter une armée pacifique pour offrir une nouvelle ère à l’île de Gaelia. A l’aide de sa petite communauté de fidèles, elle rejoint sa région d’origine et met en place une stratégie. Les autres royaumes, tous prêts à tout pour s’étendre et se mettre à la tête de Gaelia, multiplient les complots, les assassinats et les invasions. Ajoutez à cette envie d’extension géographique et de pouvoir, un affrontement entre les deux religions présentes sur l’île : l’ancienne qu’est le druidisme versus la nouvelle qu’est le christianisme. N’oublions pas qu’au milieu de ces humains stupides, les meutes de loups tentent tant bien que mal de survivre…

Quand je me demande ce que, concrètement il se passe niveau intrigue, et bien je ne trouve pas grand-chose, à vrai dire. Les seigneurs se tapent sur la gueule pour tenter de récupérer le lopin de terre du voisin, Aléa découvre l’Amour et la signification des prophéties et les loups se sont tuer par centaine… Oui, dit comme ça, ça peut sembler énorme, mais sur 400 pages, je vous assure qu’en réfléchissant, je suis incapable de me souvenir de la chronologie des évènements, de vous citer des passages particuliers tant je n’ai pas été marquée par cette histoire. Je sais en gros ce qui s’y passe, mais ça reste très flou !
En fait, les idées sont bonnes : l’affrontement des religions, Aléa et les prophéties et même les loups, mais je trouve l’ensemble trop décousu, trop peu développé, trop peu abordé. Finalement, on se demande vraiment à quoi a servi, par exemple, l’insertion des loups dans les trois tomes si ce n’est pour rendre hommage à cet animal (ok, ils font une ou deux choses importantes mais était-ce vraiment pertinent de parler d’eux tout au long des trois tomes quand on voit leur réelle « importance », finalement ?).

Dans le même ordre d’idées, je trouve les personnages sympathiques mais absolument pas marquants ou attachants. Ils sont là, ils évoluent, ils avancent, c’est bien ; mais si l’un d’eux meurt, ça ne me fait absolument rien. Outre Aléa, toutes les autres figures sont trop secondaires et trop peu traitées et je suis restée très distante. Comme pour les loups, on se demande à quoi servent certains personnages : la reine Amine par exemple. On s’attend à ce qu’elle possède un rôle clef, quelque chose de très important (en tout cas, c’est l’impression que nous donne l’auteur lorsqu’il lui dédie certains chapitres), mais en fait… non. Elle ne sert strictement à rien. Incompréhension totale. Elle est là, présente dans le décor parce que – attention spoiler ! – ça faisait bien que l’ancienne amie d’Aléa devienne reine d’un autre comté et par conséquent une « ennemie » – fin du spoiler – mais concrètement, ça ne débouche sur rien.

J’ai souvent vu des personnes comparer La Moïra à Harry Potter et la mettre au même « niveau ». Peut-être suis-je trop vieille pour apprécier correctement cette trilogie, mais je ne suis pas d’accord. La trilogie de Henri Loevenbruck me semble beaucoup plus « jeunesse » voire « simpliste » (les situations et personnages ont une légère tendance au manichéisme) que la saga de J.K. Rowling, plus complexe et approfondie.

En revanche, la plume de Henri Loevenbruck est plaisante et percutante. Et même si, comme moi, vous ne vous souvenez plus qui est qui, l’auteur sait parfaitement replacer les personnages et leurs rôles sans lourdeurs. Mention spéciale aux passages dédiés aux loups car, même si je les trouve assez peu utiles pour l’intrigue générale, ils m’ont paru très beaux et particulièrement « intelligents ».

Pour des débutants dans le monde de la fantasy ou de jeunes lecteurs, La Moïra est une trilogie qui saura vous satisfaire. Pour les autres, des éléments intéressants mais trop peu développés, des personnages trop manichéens et distants et un ensemble un peu décousu, vous décevront peut-être. En revanche, le style est travaillé et l’auteur français mérite d’être suivi (peut-être davantage du côté du thriller ?)…

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