Enfants de la paranoïa, Tome 1 de Trevor SHANE

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Enfants de la paranoïa,
Tome 1

de Trevor SHANE
(Challenge S.T.A.R.)

Michel Lafon,
2012, p. 363

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : Enfants de la paranoia

 

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Trevor Shane est né et a grandi dans le New Jersey. Diplômé de l’université de Columbia, il vit actuellement à Brooklyn avec sa femme et son fils. Enfants de la paranoïa est le premier volet d’une trilogie fascinante qui pousse à l’extrême les dérives possibles de notre société ultra-violente.

♣ ♣ ♣

Règle un : on ne tue pas les innocents
Règle deux : on ne tue pas les ennemis de moins de 18 ans
Depuis des siècles une guerre clandestine, ignorée du commun des mortels, oppose deux clans qui se déchirent au nom du Bien et du Mal. Des deux côtés, des assassins endoctrinés et entraînés dès leur enfance à haïr et détruire le camp adverse. Artistes de la dissimulation, ils maquillent leurs meurtres en actes de violences aléatoires : des affaires qui curieusement ne sont jamais résolues.
Joseph, vingt-trois ans, est l’un de ces tueurs d’élite. Il ne connaît qu’une réalité : tuer ou être tué. Mais alors qu’il retrouve ses deux plus proches amis pour quelques jours de vacances dans le New Jersey, il tombe dans une embuscade. Échappant de peu à ce piège mortel, il est envoyé en mission à Montréal où il rencontre Maria, une jeune innocente de dix-sept ans. Pour la première fois, Joseph découvre l’amour… et le doute. S’il veut protéger la femme qu’il aime et l’enfant qu’elle porte, il doit abandonner la vie qu’il a toujours connue et trahir ses frères d’armes. Osera-t-il transgresser les règles ?
Une seule vérité demeure : le premier à tuer est le dernier à survivre.

 

C’est la quatrième de couverture qui a attiré mon attention sur ce titre – et non sa couverture comme c’est le cas régulièrement – lorsque Camille de chez Michel Lafon l’a proposé. Je ne l’ai pas ouvert tout de suite après réception, j’ai donc eu l’occasion de lire de très bons échos avant même de me lancer. J’étais donc très curieuse et j’attendais beaucoup de ma lecture. Je ne sais toujours pas où classer cette fiction (en Imaginaire ? En thriller ?) mais ce qui est sûr, c’est que j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé ma découverte et n’ai absolument pas été déçue !
Le rythme haletant m’a baladée du début à la fin, j’ai été emportée et ai eu du mal à lâcher ce livre. Le dernier chapitre, que je n’attendais pas du tout, m’a complètement retournée. Beaucoup d’émotions ! Vivement le prochain tome (apparemment, il s’agira d’une trilogie) et les autres titres de ce Trevor Shane qui me semble bien prometteur !

J’ai très rapidement accroché à l’intrigue et n’ai pas eu de mal à m’y plonger. On peut grossièrement coupé le livre en deux. La première partie est plutôt dédiée à la découverte du héros – Joseph dit Jo – de son travail (c’est un tueur, un soldat), de ses missions et à sa rencontre avec Maria dont il tombe éperdument amoureux, évidemment. Dans la seconde partie, tout s’accélère. Les ennuis tombent sur les deux jeunes gens car ils n’ont pas respecté les règles. Ils doivent fuir coûte que coûte et ne cessent de regarder par-dessus leur épaule pour vérifier qu’ils ne sont pas suivis…
J’ai aimé ces deux parties pour des raisons différentes, la première permettant de faire connaissance avec le héros qui m’a beaucoup plu, la seconde m’ayant tenue en haleine. Lorsque la fuite commence, le livre prend une autre dimension et je ne pouvais plus le lâcher, il fallait absolument que je connaisse le fin mot de l’histoire ! Le rythme est très bon, on ressent vraiment l’angoisse, le stress qui tenaillent les deux héros et je peux vous dire que je me suis surprise, moi aussi, à sursauter au moindre craquement et à me retourner précipitamment pour voir si personne n’était entré dans ma chambre pour me surprendre… Quant au dernier chapitre, je vous laisse la surprise mais je trouve que l’auteur a fait un choix particulièrement bon… Surprenant, dramatique… un coup au ventre, on tourne la dernière page le souffle coupé.

trevorshaneDès la première ligne, on commence à faire la connaissance du héros-narrateur, Joseph. Ce jeune homme de 23 ans nous explique en quoi consiste son travail, revenant sur certains épisodes de son passé. Dès ses 16 ans il a appris qu’il faisait partie de la Guerre et qu’il avait deux ans pour se former et choisir son futur corps de métier. Aucun doute là-dessus, Jo veut être en première ligne et venger les membres de sa famille assassinés… c’est décidé, il sera un soldat, un tueur entraîné pour éliminer les ennemis. Cinq ans plus tard, après des dizaines de meurtres commandités, le jeune homme commence à se poser des questions, sa haine s’essouffle… A quoi bon tuer ? Pour quelles raisons ? Et comment cette guerre a-t-elle commencé déjà ? Les doutes se multiplient et ne font que s’accentuer alors qu’il fait la connaissance de Maria… Si seulement il pouvait raccrocher pour vivre une vie normale avec la demoiselle… Malgré son côté « sur-homme », j’ai trouvé ce héros très humain et très touchant. J’ai compris ses questionnements, ses motivations, ses doutes, ses peurs, ses faiblesses… J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à suivre ses aventures.
Quant à Maria, je dois avouer qu’au début, elle ne me plaisait pas plus que ça. Par la suite, j’ai appris à la découvrir et à l’apprécier même si, certaines fois, je n’ai pas su la comprendre et adhérer complètement à sa personnalité. Cependant, dans les toutes dernières pages, elle a su me surprendre et je serais heureuse de la retrouver dans le tome suivant.
Un héros, une héroïne… vous sentez l’histoire d’amour (clairement indiquée dans la quatrième de couverture en plus) là-dessous. Moi qui râle très souvent au sujet de l’aspect romance des livres que je lis, j’ai été très satisfaite de celle que nous propose ici Trevor Shane. Il n’y a pas de triangle amoureux (ouf !) et, même si elle est très précipitée, j’ai trouvé cette histoire d’amour crédible et bien menée. J’y ai cru, du début à la fin et j’ai été très touchée par son devenir.

Je disais, en introduction, que je ne savais pas où ranger ce livre dans ma bibliothèque (et sur ce blog par la même occasion). Et en effet, l’univers est assez particulier. Une Guerre fait rage entre deux groupes, dans notre monde contemporain. Les membres ennemis s’entretuent pour venger les membres de leur famille assassinée par le clan adverse. Chacun d’entre eux pense être du côté du Bien, des gentils ; ils doivent juste tuer pour éviter d’être tué. On ne sait pas comment la Guerre a commencé ni même pourquoi elle continue, dans quel but… Mais elle semble impossible à stopper malgré plusieurs tentatives. Aucun ne peut baisser sa garde et vivre normalement car l’ennemi est à l’affût et pourrait vous éliminer sans que vous puissiez le voir, dans ce cas-là, il vaut mieux prévenir que guérir et donc tuer le maximum d’adversaires, juste au cas où. Vous ne pouvez pas enfreindre les règles qui maintiennent le système, vous ne pouvez pas tout arrêter pour décider de vivre une vie normale car votre propre clan vous traquera et vous punira en conséquence… Les deux communautés sont très organisées avec leurs règles, leurs administrations, leurs dirigeants… J’ai trouvé l’ensemble, crédible et vraisemblable. Assez, du moins, pour en venir à l’idée que peut-être, il se pourrait que… enfin vous voyez.
J’ai apprécié les réflexions amenées par cet univers et la mise en place de cette intrigue. Extérieurement, comme le fait remarquer Maria lorsque Jo lui explique en quoi consiste son travail, on se dit que cette guerre est absurde et qu’il serait facile de l’arrêter : il suffirait que chacun reste chez soi et que plus personne ne tue personne… mais voilà, la paranoïa et l’attisement de la haine chez les familles de victimes ont fait leur œuvre, difficile de tout oublier et de recommencer à zéro.

Ma lecture s’est faite sans heurts. Je n’ai eu aucun mal à entrer dans l’intrigue, à m’immerger dans les scènes et à ressentir l’angoisse, la paranoïa des personnages principaux.
J’ai beaucoup aimé le choix de la narration sous forme de journal intime rédigé par le héros. Jo devient alors le seul narrateur (il utilise donc le « je »). C’est, par conséquent, très fort, intense et une sorte d’intimité se créée entre lui et le lecteur qui (re)vit l’aventure du jeune homme.
Le dernier chapitre, se déroulant quelques mois plus tard, apporte un changement de point de vue (mais je n’en dis pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise)… c’est vraiment très bien pensé et c’est un très bon choix de l’auteur. L’effet dramatique ainsi mis en place m’a mis une claque. Je ne m’y attendais pas du tout. Après la lecture des pages précédentes je songeais à un dénouement et en fait… pas du tout ! Waouh ! J’ai refermé Enfants de la paranoïa un peu déboussolée et j’attends la suite avec grande impatience. Il s’agit effectivement d’un premier tome mais il se suffit à lui-même. Vous pouvez vous arrêter là… ou bien continuer l’aventure !

Cette lecture m’a plu du début à la fin. Que ce soit l’intrigue, le rythme, les personnages, la plume… tout a su me convaincre et j’en redemande ! Voilà une lecture qui sort de l’ordinaire et qui saura convaincre un large public. Laissez-vous tenter, ça se boit comme du petit lait !

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour cette jolie découverte…

 

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