Tara Duncan, Tome 1 : Les Sortceliers de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN

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Tara Duncan,
Tome 1 : Les Sortceliers
de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN
(Challenge YA/Jeunesse – 19/20,
Lecture Commune)

Pocket Jeunesse,
2007, p. 560

Première Publication : 2003

Pour l’acheter : Tara Duncan, Tome 1

L’Avis de Lynnae !

Sophie Audouin-Mamikonian est née en France le 24 août 1961, dans une famille d’origine arménienne et a grandi au Pays basque où elle a puisé les contes et légendes qui alimentent son imaginaire.

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La Couleur de l’âme des anges : Tome 1

La mère de Tara Duncan a été enlevée ! Tara et Manitou, son grand-père transformé en labrador, partent sur Autremonde affronter dragons, Vampyrs et Sangraves. Mais bientôt le trop puissant pouvoir de Tara fait des envieux, et elle devient la cible de complots dont seul son sens de l’humour et son courage pourront la sauver. Elle devra parvenir à sauver sa mère, découvrir qui veut l’assassiner et pourquoi.

Tara est une petite héroïne française dont j’entends parler depuis des années. J’ai du tomber une ou deux fois sur le dessin animé adapté et j’ai déjà eu vent de l’enthousiasme des Taraddicts lors des dédicaces de Sophie Audouin-Mamikonian ; mais je n’avais jamais osé me lancer dans cette saga, souvent comparée à l’anglais Harry Potter. Et puis ces derniers mois, j’ai eu par deux fois l’occasion de découvrir la plume de l’auteure grâce au premier tome de ses deux autres séries : Indiana Teller et La Couleur de l’âme des anges. Les ayant appréciés tous les deux, il fallait tout de même que je me lance dans le plus célèbre des titres de Sophie Audouin-Mamikonian : Tara Duncan.
Reçu grâce à un troc il y a plusieurs mois, je l’ai sorti de ma PAL il y a seulement quelques jours, à l’occasion d’une lecture commune organisée en duo avec Lynnae. La demoiselle a apparemment eu beaucoup de mal avec ce premier tome. De mon côté, même si certaines choses m’ont dérangée, je sors de cette lecture avec une impression plus positive que négative et serais même tentée de lire la suite si j’en ai l’occasion !

J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette histoire, mais après une cinquantaine de pages, je me suis laissée porter par l’histoire, les personnages et l’univers dans lequel ils évoluent. L’intrigue n’est pas mauvaise en soi, mais disons qu’il se passe énormément de choses dans ce premier opus. Trop peut-être.
En prenant un peu de recul sur ma lecture, je me suis rendue compte que j’avais découvert Tara sur Terre chez sa grand-mère, je l’ai suivie dans le Royaume de Lancovit où elle découvre tout un tas de choses, puis elle atterrit dans une nouvelle forteresse, s’enfuit, visite des marais, se bat,… Waouh ! Ça fait beaucoup et ça part un peu dans tous les sens ! Et même si l’intrigue générale est la même pour toutes, j’ai eu l’impression de vivre une suite d’aventures sans grand rapport les unes avec les autres (ou presque).
Si certains tomes de fantasy sont de trop car il n’y s’y passe rien, ce n’est définitivement pas le cas dans ce premier tome de Tara Duncan ; on aurait peut-être même pu le couper en deux (ou plus) ! D’ailleurs, cette multitude de mini-aventures doit être bien pratique pour l’adaptation en dessin-animé (une aventure = un épisode)… je comprends donc mieux le pourquoi de cette adaptation !

Ce sentiment de « trop d’un coup », je l’ai également ressenti au sujet de l’univers mis en place par Sophie Audouin-Mamikonian. Alors oui, le monde dans lequel vit Tara Duncan est riche… mais peut-être un peu trop riche pour un premier tome ? Encore une fois, on se plaint parfois d’avoir trop peu d’informations dans certaines introductions de saga, mais là, on est un peu trop gâtés. Entre les différents personnages, les différents statuts dans cette « société » (les sourciliers, les nonsos, les dragons…), les différentes créatures (et là, il y a de quoi faire !), les différents lieux, les différentes coutumes… Fiou ! Ah c’est intéressant, il n’y a pas de doutes, mais on s’y perd un peu. Si le livre avait été coupé en deux, l’impression aurait été évidemment différente et on se serait peut-être sentis moins noyés sous le flot d’informations…
J’ai bien vu qu’il y avait un lexique à la fin de mon livre de poche (et des cartes au début), mais j’avoue que moi, ça me gonfle de toujours aller voir dans les dernières pages pour avoir une définition ; ça casse le rythme de ma lecture. Pour comparer avec Harry Potter (car beaucoup le font alors je mets mon grain de sel), je trouve que Rowling s’en sort plus subtilement pour introduire les éléments et créatures magiques de son monde. Sans lexique, sans définition bête et méchante, on comprend, simplement en lisant les tomes qui se suffisent à eux-mêmes. Je ne dis pas que Sophie Audouin-Mamikonian n’y parvient pas, mais qu’elle n’y parvient pas souvent donc ça manque un peu de fluidité de ce côté-là.

Pour en revenir à la comparaison avec Harry Potter, je trouve qu’elle est parfois exagérée et que certains trouveraient n’importe quel mini-élément pour « descendre » Tara Duncan. Oui, c’est une histoire de sorciers, oui, un des professeurs est bizarrement proche du comportement de Severus Snape… mais il ne faut pas non plus vouloir à tout prix voir du plagiat où il n’y en a sans doute pas. Je pense par exemple au serment inviolable fait par deux des personnages de SAM, étrangement similaire à celui fait par Severus Snape dans Harry Potter… Oui, sauf que le premier tome de Tara Duncan date de 2003 alors que ce passage est découvert dans le sixième tome des aventures du petit anglais, publié en 2005. Si « plagiat » il y a, ce n’est peut-être pas dans le sens cité précédemment… De toute façon, dans le domaine de l’Imaginaire souvent inspiré des mythologies (pour les créatures comme les nains, les elfes…), les sources sont les mêmes pour tout le monde… alors difficile de faire preuve d’une originalité sans faille.

Quant au style de Sophie Audouin-Mamikonian, je le trouve assez reconnaissable. Il y a en effet beaucoup d’humour et de références à notre monde contemporain (ce que j’avais déjà noté dans Indiana Teller et La Couleur de l’âme des anges). C’est fluide, parfois très amusant… en bref, c’est une lecture détente.
A noter (j’en parle car je l’ai vu relevé plusieurs fois sur la toile) que la formulation des sortilèges est particulière : une sorte de latin vulgarisé (en gros, des « -us » sont ajoutés comme terminaison des mots ; par exemple : « Par le Decorus orne-toi, de mes symboles illumine-moi ! »). Alors oui, ça fait un peu grincer des dents au départ (bien que je ne sois pas du tout latiniste) mais je pense qu’il faut prendre ça au second degré.
D’ailleurs, je pense qu’il faut prendre l’ensemble de ce premier tome et de la saga à la légère. SAM n’a pas la prétention de nous offrir une étude anthropologique des tribus Papous, juste de nous détendre et de nous amuser. Comme les adultes cherchent la petite bête et sont souvent « prise de tête », je comprends que cette saga plaise davantage à la jeunesse.

Pour résumer ce qui a été dit précédemment : des points positifs et intéressants se transforment en points négatifs car utilisés avec excès. Mais j’ai tout de même passé un moment assez agréable et je pense que les plus jeunes adoreront car savent davantage se laisser porter sans se poser trop de questions…

6 pensées sur “Tara Duncan, Tome 1 : Les Sortceliers de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN

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