Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines de Pierre THIRY

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Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines

de Pierre THIRY
Books on Demand,
2011, p. 68

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines

Pierre Thiry a été administrateur de théâtre, vendeur de disques, programmateur de concerts. Il aime flâner chez les bouquinistes, jouer du violoncelle, écrire le soir à la lueur d’une chandelle. Il se consacre à présent à l’écriture et à l’animation d’ateliers d’écriture, il est l’un des membres des Editions du Paquebot.

Son Site
Le Mystère du Pont Gustave Flaubert Ramsès au pays des points-virgules

♣ ♣ ♣

A cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d’aujourd’hui.
— Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous.
C’était la campagne, il n’y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout…
Ce n’est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore… Isidore, il y avait enfin…
Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire maintenant, il faut aussi ouvrir le livre et lire Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines alors vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être. A cette époque, Montceau-les-Mines scintillait de poésie.

Ayant lu et ayant beaucoup apprécié Ramsès au pays des points-virgules il y a quelques mois (il voyage actuellement aux quatre coins de la France), Pierre Thiry m’a proposé son deuxième ouvrage édité, Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines, et je l’en remercie.

J’ai choisi ce petit titre pour démarrer le Read-A-Thon de samedi dernier et je ne regrette pas, c’était une très bonne façon de se mettre en jambes… 66 petites pages qui ont égayé ma journée !

Derrière ce titre à rallonge – format qui semble séduire l’auteur et qui ne manque pas d’attirer l’attention des lecteurs – se cache un petit conte illustré pour enfants. Un crocodile, des hermines, des lapins parlants ; voilà les héros de l’histoire.
Le public visé est effectivement plus jeune que celui de Ramsès (de 10 à 110 ans, rappelez-vous), les références à d’autres œuvres littéraires un peu moins présentes dans celui-ci, mais j’ai trouvé l’ensemble plus « abouti », moins « brouillon ». C’est un point qui avait été soulevé par plusieurs lecteurs de Ramsès et, bien que cet aspect ne m’avait pas personnellement gênée lors de ma lecture, je reconnais qu’il est présent ; ce qui n’est pas le cas dans Isidore Tiperanole. Les éléments fantasques ne sont pas pour autant absents de ce conte, bien au contraire, mais sont plus « cadrés ».
Pierre Thiry nous prouve une nouvelle fois son amour des mots et des jeux avec ceux-ci, notamment avec le personnage de Justin, le lapin poète qui nous offre quelques-unes de ses compositions – et place même une petite référence à Marcel Proust au passage :

« Mon ami l’écrivain Marcel Pétarademps
A retrouvé ce temps perdu, ce fameux temps… »
(p. 49)
On découvre également l’explication amusante du toponyme « Montceau-les-Mines » ainsi que les coutumières phrases moralisantes habituellement annoncées dans les contes et les fables (ici sur le Temps, par exemple).

Je regrettais le trop petit nombre d’illustrations dans Ramsès, je félicite l’auteur d’avoir fait appel à une jeune illustratrice – lyonnaise, qui plus est ! – pour Isidore Tiperanole. J’ai cru comprendre que certains lecteurs auraient aimé un livre encore plus illustré – pour les jeunes enfants – et je rejoins cette idée. Cela dit, les quelques dessins déjà présents sont en nombre tout à fait convenable.
Je félicite Myriam Saci pour ceux-ci. J’ai particulièrement apprécié les illustrations des lapins (Arthur par exemple), en revanche, un peu moins celles des personnages « en contexte » (avec un décor, paysage, derrière eux).
A noter quelques petites coquilles au niveau de la typographie (et parfois au niveau de l’orthographe, mais c’est très rare), mais on pardonne facilement à un livre auto-édité !

Cette petite histoire possède juste ce qu’il faut de farfelu pour parler aux enfants et aux grands rêveurs, quelques références littéraires qui amuseront les plus grands et cet amour de la langue dont Pierre Thiry avait déjà fait preuve dans Ramsès au pays des points-virgules. Un nouveau pari réussi !

 

J’en profite pour remercier une nouvelle fois l’auteur pour sa gentillesse et sa prévenance.

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