Un Parfum d'histoire, Tome 1 : L'Eau des anges de Béatrice EGEMAR

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Un Parfum d’histoire, Tome 1 :
L’Eau des anges

de Béatrice EGEMAR
Editions de l’Archipel (Galapagos),
2011, p. 187

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : Un parfum d’Histoire, Tome 1

Béatrice Egémar est née en 1961 et habite aujourd’hui en Touraine. Elle est titulaire d’une maîtrise de droit et elle a travaillé comme juriste plusieurs années. A l’entrée à l’école de son quatrième enfant, elle décide de se mettre à écrire sérieusement, « c’est à dire mener à bien une histoire, la corriger et l’envoyer, et pas seulement écrire quand une idée vous passe par la tête en abandonnant le manuscrit à moitié fini dans un tiroir. »

Douceline est née en Provence, au XIVème siècle, dans la ville de Grasse décimée par la peste. Auprès de son père apothicaire, elle apprend à reconnaître les vertus des plantes et à les distiller pour confectionner des eaux de fleurs. Elle se prend de passion pour les senteurs et les parfums. Bientôt, son talent ne fait plus de doute.
Alors que sa famille envisage de la marier au fils d’un riche marchand, Douceline est bien décidée à choisir son propre destin. Emportant quelques flacons de son premier parfum, elle quitte sa ville natale pour la foire de Beaucaire, où elle souhaite faire connaître ses créations.
Mais l’aventure n’est pas sans risques, la guerre de Cent Ans rend les roues incertaines. Echappera-t-elle aux périls du voyage pour vivre enfin de son art ? Et retrouvera-t-elle le bel Angelo, ce jeune Génois qui a su gagner son coeur ?

Le 12 octobre dernier, les éditions de l’Archipel ont lancé une nouvelle collection destinée à la jeunesse – Galapagos -, ce premier tome d’Un Parfum d’histoire est un des trois premiers titres sortis pour l’occasion. Je remercie Julie de me l’avoir fait parvenir.
Grâce à ce roman historique jeunesse, j’ai pu renouer avec mes premières amours d’adolescente : les histoires se déroulant au Moyen Age. Alors, cette Eau des anges est certes un peu enfantine, mais j’ai passé un excellent moment en sa compagnie et je ne peux que conseiller ce titre aux jeunes adolescent(e)s.

Dans ce premier tome d’une saga historique jeunesse donc, Béatrice Egémar met en scène la jeune Douceline. Le lecteur découvre les aventures de l’héroïne de sa naissance à l’âge adulte (dans l’épilogue) ; l’auteure passant un peu plus de temps sur l’adolescence de la jeune fille. Autre temps, autre quotidien mais finalement les mêmes interrogations dans la vie d’une jeune adolescente : l’Amour. Les jeunes lectrices pourront ainsi s’attacher à Douceline par ce côté plus « sentimental ».
Les jeunes lecteurs peuvent également se lancer et trouveront sans aucun doute de l’intérêt dans le monde et l’époque dépeints par Béatrice Egémar. Ils pourront, qui plus est, se retrouver dans le personnage de Colin, frère aîné de l’héroïne qui a bien du mal à faire entendre à son père les choix qu’il veut faire pour son avenir.
Alors oui, les différentes figures de ce petit livre sont certes un peu manichéennes (l’héroïne gentille et intelligente, le grand frère protecteur qui ne veut pas suivre la voie tracée par son père, l’amoureux parfait, le prétendant bête et lâche,…), mais elles sauront parler aux lecteurs de tout âge et chacun pourra y trouver son compte.

beatriceegemarLe côté historique de l’histoire est le point qui m’a le plus intéressé. Pas non plus très poussé il offre tout de même un bon aperçu de la vie dans la deuxième moitié du XIVe siècle dans le sud de la France : les restes de la Peste noire, les conflits de la Guerre de Cent ans, la vie des bourgeois et des marchands, les marchés estivaux, les routes terrestres et maritimes peu sûres… et évidemment le travail d’apothicaire à cette époque. L’auteure offre des détails sur la confection de la cire, des bougies, des parfums,… c’est bien documenté sans être non plus trop compliqué et barbant. C’est très abordable et particulièrement passionnant ! J’ai vraiment beaucoup apprécié cet aspect du texte et je remercie Béatrice Egémar pour les quelques précisions ajoutées en annexes ; j’ai bien envie de faire quelques recherches complémentaires de mon côté pour en apprendre un peu plus sur les « parfums » à la fin du Moyen Age…

Côté formel, pas grand-chose à redire. Le texte est court (moins de 190 pages) et particulièrement agréable à lire. Béatrice Egémar ne se noie pas dans les descriptions – souvent mal aimées des jeunes lecteurs – mais parvient tout de même à installer l’intrigue dans son époque, son paysage (cités juste au dessus). Je n’ai pas eu grand mal à m’imaginer les rues de Grasse et le quotidien de Douceline (peut-être un poil édulcorés, mais ça reste un titre jeunesse), et je pense que les jeunes lecteurs ne peineront pas non plus.
L’auteure a choisi d’utiliser le « je » qui n’a jamais cessé de faire ses preuves. Un peu vieille maintenant pour m’identifier à la jeune héroïne, je ne doute pas que les lectrices adolescentes se sentent proches des aventures de Douceline et ainsi, encore plus embarquées dans cette histoire !
Il s’agit certes d’un premier tome mais la fin en est une véritable (ce que j’apprécie car devoir attendre des mois – ou même des années parfois – pour avoir la suite n’est pas toujours agréable pour le lecteur !). Alors pourquoi plusieurs tomes ? Je pense qu’il s’agira d’une saga « familiale » et qu’on aura l’occasion de retrouver les aventures des descendants de Douceliine quelques années plus tard, dans les tomes suivants que je n’hésiterai pas à me procurer !

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