Barry Trotter, Tome 1 : Et la Parodie éhontée de Michael GERBER

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Barry Trotter, Tome 1 :

Et la Parodie éhontée
de Michael GERBER
Milady, 
2011, p. 281

Première Publication : 2001

Pour l’acheter : Barry Trotter, Tome 1

Michael Gerber (né le 14 juin 1969) est l’auteur de la trilogie Barry Trotter, parodie de la saga Harry Potter. Avant de devenir écrivain, Gerber a contribué aux chroniques humoristiques du magazine The New Yorker, de l’émission de divertissement hebdomadaire Saturday Night Live, ainsi que quelques autres médias.

  

Coudbar est la plus célèbre école de sorcellerie et Barry Trotter son plus célèbre élève. En tout cas, c’est comme ca depuis qu’un certain roman. Barry Trotter à l’alcool dans l’gosier, a explosé tous les records de vente. Barry est devenu si important pour le chiffre d’affaires de l’école qu’il a obtenu l’autorisation de rester à Coudbar aussi longtemps qu’il le voudrait. Résultat, maintenant Barry a 22 ans et il y traîne toujours… Harcelé par les groupies et dispensé de cours, l’élève perpétuel a la belle vie… sauf qu’un désastre approche. Le film « Barry Trotter et la Pompe à fric » est en production. Coudbar va être submergée par un raz-de-marée de fans glandus bardés de gadgets, le collège sera découpé en petits morceaux de pierre moussue qui seront vendus sur eBêêêê. Il faut absolument éviter ca ! A côté, le terrifiant Valdemarne, c’est du gâteau !

Lorsque je me prends de passion pour un sujet, j’ai envie de lire/voir tout ce qui s’y rapporte. C’est ainsi que, voyant ce titre en partenariat proposé par Milady surLivraddict, je me suis précipitée ; l’occasion de compléter ma collection potterienne. J’aime assez les parodies, quand elles sont travaillées. Je pense notamment à Shrek ou même à Il était une fois qui grossissent les traits propres aux Disneys de notre enfance… j’adore. Et puis, il y a d’autres genres de parodies, celles dans la veine de Scary Movie qui allient l’humour pipi/caca aux vannes sexuelles… typiquement le genre de blagues douteuses dont je ne suis pas fan. Avec Barry Trotter, c’était quitte ou double et malheureusement pour moi, ça ne l’a pas fait…

J’ai pris l’habitude, ces derniers temps, de vous proposer mes propres résumés au lieu des quatrièmes de couverture, mais cette fois, je reviens à mes anciennes habitudes. Pourquoi ? Et bien, figurez-vous que, quinze jours après ma lecture, je ne me souviens même plus de l’intrigue ! Pour être honnête, ce livre est tellement brouillon et sans queue ni tête que, à la minute où je l’ai refermé, je me suis rendue compte que j’étais incapable de le résumer. Barrydoit empêcher le film qui retrace ses aventures d’être filmé, sous peine de voir l’école de Céldèlbore ravagée par les fans hystériques. Voilà ce que j’ai retenu. S’en suit une accumulation de rencontres et aventures qui ne paraissent pas liées les unes aux autres et qui ne m’ont guère laissé de souvenirs. Qui plus est, on assiste à un retournement de situation dans la toute dernière partie, qui change la donne et qui m’a encore plus embrouillée (si c’est possible) ! 

michaelgerberSi l’histoire ne m’a pas convaincue, les personnages ne l’ont pas mieux fait. Arrêtez-moi si je me trompe, mais le but d’une parodie est d’amplifier les traits existants, non ? Ne tournons pas autour du pot : selon moi, avec Barry Trotter, c’est raté. Et pourtant, je pense qu’il y avait du potentiel ! Ne vous méprenez pas, j’adore l’univers et les personnages de J.K. Rowling et comme l’auteure nous offre une grande palette de personnalités hautes en couleurs, il y avait de quoi faire ! 
Chez Michael Gerber, Barry Trotter – 22 ans – ne fait rien de sa vie et est toujours élève (il en profite pour initier la gente féminine aux mystères de l’amour…) ; Lon Muesly est devenu un crétin fidèle (le QI et la fidélité d’un labrador) ; Ermine Cringer est une prof nymphomane, Céldèbore un vieux pervers et Valdemarne est surnommé « Celui-qui-pue » (si si, je vous jure… vous sentez directement la direction que prend l’ensemble du livre avec cette seule expression…). De ces cinq portraits, celui de Lon est peut-être le plus « fidèle » (justement !) parce qu’avouons-le, même si Ron est adorable (et que je l’adore), il n’en reste pas moins « Celui qui suit Harry Potter comme un chien fidèle ». Par contre, je suis plus mitigée pour l’exagération de son bas QI. Même si Ron n’est pas le premier de la classe, Rowling ne le présente pas non plus comme un abruti fini ; il a au contraire assez d’esprit pour détendre l’atmosphère ! Si je peux également concevoir les parodies de Voldemort, Harry et Dumbledore (souvent décrit comme espiègle voire limite « coquin » avec McGonagall, dans les fanfictions), où Gerber a-t-il été chercher la nymphomanie d’Hermione ? Impossible de la reconnaitre dans le personnage d’Ermine…

Qui dit parodie dit humour, n’est-ce pas ? Encore un élément qui n’a pas fonctionné avec la lectrice que je suis. Comme je l’annonçais en préambule, chez Michael Gerber, les blagues sont plus que douteuses et lorsqu’elles ne tournent pas autour du sexe, elles sont scabreuses. Autant de choses qui ne me font absolument pas rire. C’est bien simple, la seule fois où j’ai souri, c’est en lisant l’avertissement de la quatrième de couverture : « BLABLA LEGAL : Ce livre n’a pas été autorisé ou approuvé par J.K. Rowling ou les éditeurs des romans Harry Potter. Harry Potter est une marque déposée de Warner Brothers. Merci. Maintenant, achète. » Et puis, encore une fois, à partir de quels éléments de Rowling, l’auteur peut-il en arriver à un tel humour ? Heureusement pour ma lecture, j’ai eu l’impression que le nombre de blagues salaces allait décroissant au fil des pages (ou alors je me suis habituée ?) ; ce fut un soulagement même si ça reste insuffisant pour remonter le niveau général.
Notons tout de même un point positif (que je ne suis apparemment pas la seule à avoir relevé) : la traduction. Je ne sais pas ce que donne le texte en VO, mais je trouve que les noms propres français sont bien trouvés car, non seulement travaillés au niveau de la phonétique (proches des sons originaux en ajoutant une connotation ridicule) mais également au niveau du sens. Mais encore une fois, c’est insuffisant pour me faire changer d’avis sur ce premier tome des aventures de Barry Trotter. Je crois que si l’intrigue avait été plus cadrée (moins fourre-tout) et les blagues un peu moins douteuses, j’aurais pu tenter la suite. Mais avec des « si », on refait le monde…

Même si, vous l’avez compris, l’aventure Barry Trotter s’arrête définitivement pour moi (contrairement à celle Harry Potter), je remercie tout de même Livraddict et Milady pour la découverte de l’univers de Michael Gerber, je sais dorénavant à quoi m’en tenir !

 

3 pensées sur “Barry Trotter, Tome 1 : Et la Parodie éhontée de Michael GERBER

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